Le destin est imprévisible [PV Damien]

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MessageSujet: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Jeu 5 Déc - 11:25

Le Destin est une chose incertaine et imprévisible, personne ne sait comment sa vie se déroulera, ni comment elle finira. Ce soir, les étoiles brillent dans un ciel dégagé, leur éclat un peu atténué par les lumières artificielles de la cité Asaria. L’ambiance au Night Club est lourde de sens, comme toutes les nuits… Beaucoup d’alcool, des corps dominés par la jouissance de la soirée, de la sueur, du sexe. Il y avait dans le clignotement des lumières, dans la sourde vibration des basses à travers le sol et les poitrines de l'assistance Asarienne, une violence qui faisait du bien, un défoulement primitif et sauvage qui avait de quoi satisfaire l'enfant féroce en chacun. Les clients parlent, dansent, boivent jusqu'à l'ivresse dominante et se fondent dans la luxure la plus totale. Une humaine à la petite silhouette au corps frêle se noie dans cette masse grouillante endiablée. Elle se noie parmi eux, sachant réellement qu'elle est là parce qu'elle n'a pas le choix. Cette humaine qui ne fait que sourire aux clients par politesse mais surtout par obligation et qu'elle n'en ressentait pas l'envie. Ce genre de sourire faux affiché au visage, pendu aux lèvres. Comme des hypocrites. Sourire sans en penser un mot, et au fond de soi. Et même temps penser à partir. Penser à la journée pourrie qui venait de se passer. Et encore plein d’autre chose. Que les Asariens de la pire espèce l’apparaissent comme des êtres sortis tout droit de l'Enfer. La silhouette de l'humaine, portant un plateau de service, se faufilait dans la masse pour rejoindre le comptoir du bar. Elle portait une tenue, un uniforme de travail, une jupe et un débardeur. Une tenue qui lui moulait son corps frêle mais aux formes harmonieuses. Un Asarien venait lui couper son chemin. Méfiante, Evangéline toisa l'Asarien d'un regard sombre, sans ouvrir la bouche. Il semblait avoir bu un peu trop.

« Eh, ma jolie. Ça te dit de faire un tour et de chevaucher mon pot d’échappement ? »

C’était certainement pas un habitué ou enfin peut-être. Elle ne l'avait jamais vu. Et en plus, il lui mettait la main aux fesses ce misérable Asarien. Si Evangéline n'avait pas été une employée de ce Night Club, elle aurait décroché sans hésiter la mâchoire de cet espèce de débauché. Elle ne voulait pas perdre sa place, elle en avait besoin pour survivre dans ce monde infâme. Alors, au lieu de ça, elle était en train de la crisper avec un sourire de façade mais un sourire qui ne se voulait pas du tout chaleureux.

« Non merci, vous ne voyez pas que je travaille ? Et je n'ai pas le temps de m'amuser. Choisissez vous une autre victime consentante et intéressée ...»


Sur ces dernières paroles froides avec le masque hautain sur son visage, elle reprit sa marche, contournant l'Asarien. Ce dernier ne cherchait pas à la suivre. C'était un soulagement pour la jeune humaine. En deux ans de service dans cet établissement, elle avait été habituée à ce genre de situation. Elle n'avait pas cette plastique qu'ont les Asariennes mais elle se savait jolie dans son genre, et les Asariens lui faisaient souvent des avances. Quel plaisir pour eux de jouer à ses dépends avec une petite humaine. Elle détestait ces Asariens de ce genre, trop imbus de leur personne. L'arrogance même. S'il n'y avait pas sa paie tous les mois, elle prendrait ses clic et ses clac, et elle s'en irait sans un regard en arrière. Sans oublier évidemment d'envoyer ces Asariens sur les roses sans penser aux conséquences de son acte. Elle n'en pouvait plus. Heureusement que son service était bientôt terminé, nota t-elle en jetant un regard sur sa montre. Il était trois heures du matin et elle finissait dans une demi-heure. Elle soupira antérieurement. Elle était bien pressée de finir et de partir pour rentrer en sécurité dans son petit nid douillet. Un petit appartement classique qu'elle payait le loyer à la frontière des bidonvilles. Avec l'argent qu'elle gagnait, elle pouvait se le permettre. Bien qu'elle ne souhaitait pas vivre dans une résidence dans les quartiers luxueux de la cité. Elle venait se faufiler derrière le comptoir du bar, adressant un sourire amical à son collègue. Elle posa le plateau sur le plan de travail, s'emparant au passage d'un torchon d'un blanc immaculé, et commença à essuyer les verres. Soudain, Evangéline avait l'impression qu'on l'observait. Elle connaissait cette sensation. Elle avait comme un sixième sens. Elle la connaissait. Elle leva les yeux, et croisa le regard d'un homme, ou plutôt un Asarien charismatique. Il l'observait de son regard sombre. Elle resta un moment en suspens en l'observant, avant de baisser son regard et se détourna. Jamais, elle ne se serait doutée que cet Asarien allait lui changer sa vie, dans le pire et imaginable scénario possible. Quelques minutes plus tard, elle jeta des regards en sa direction, et elle le vit entouré de séduisantes jeunes femmes. Elles étaient attirée comme des abeilles excitées autour d'un pot de miel. Un sourire ironique se dessina sur les lèvres de l'humaine et elle croisa à nouveau le regard de l'Asarien avant de détourner le regard. Sa journée de travail venait de se terminer, et elle pouvait enfin partir. Quitter cet enfer et y revenir demain, comme tous les soirs de la semaine. Avant de quitter le comptoir, elle adressa un sourire à son collègue, le prévenant qu'elle partait. Dans une démarche souple, elle quitta les grandes salles pour joindre les vestiaires pour se changer. Quelques minutes plus tard, habillée d'un vieux jean, un tee-shirt sous un blouson, elle sortit du Night Club, ignorant les regards des Asariens par la sortie principale. Une fois dehors, elle s'arrêta, ferma les yeux en inspirant profondément l'air frais. Comme ça faisait du bien de changer d'environnement. Son intention première était de se refugier chez elle, mais un autre destin allait lui couper la route...
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Damien A. Stark
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Mer 11 Déc - 12:28

Le light of Diamond était mon fief, le lieu où j’aimais me prélasser pour oublier des longues journées de travail derrière mon bureau. Mes réunions, mes visios conférences, les divers coups de téléphones étaient mon lot quotidien. Je ne m’en plaignais pas car j’avais fait en sorte de redorer le nom de Stark que mon père avait largement souillé de ses magouilles. Aujourd’hui, le patriarche croupissait au fond d’une cellule et je ne comptais pas l’aider à sortir d’aussitôt. Logé ans une alcôve ouverte sur la salle principale du night-club, installé confortablement sur une banquette de velours, je savourais les gorgées de mon whisky, observant la société et ses oiseaux de nuits qui brillaient de mille feux. Des papillons attiraient par la lumière luxuriante et charnelle de chaque courbe qu’elle dévoilait à mes yeux d’homme. J’écrasai ma cigarette qui arrivait à sa fin, laissant les jeunes serveuses venir jusqu’à moi. Les corps étaient vêtus de tenues à la fois strictes et  sensuelles et qui ne pouvaient m’échapper tout comme le comportement de l’une d’entre elles. Elle était différente des autres, ne cherchait pas à séduire un client fortuné. Non, elle se fondait dans la masse, ne faisait que son travail pour obtenir ce qui devait être sacré pour elle : son salaire.

D’un revers de main, j’ordonnais à la serveuse qui s’était installée sur mes cuisses de se retirer, une tape sur ses fesses pour  rendre cette fin de jeu moins amère. Plus rien ne paraissait avoir de l’importance que cette fine créature aux longs cheveux châtains. J’avais pu assister au loin à son altercation avec un Asarien et elle l’avait toisée le remettant bien poliment à sa place. Un sourire carnassier et sombre s’ourla sur mes lèvres. Je n’arrivais plus à me concentrer sur autre chose que sur ses jambes qui se dévoilaient sous sa jupe et ce chemisier qui dessinaient des courbes appétissantes et intimes de la Demoiselles. Le chasseur que j’étais avait tout son temps pour admirer la jolie biche au milieu de ces loups.

L’heure passa et j’attendais. Trois heures du matin. Plus qu’une heure et s’en serait  la fermeture de l’établissement. Il ne restait que deux tables et moi toujours dans ce recoin tamisé de la salle. Mon regard se faisait lourd, et je désirai qu’elle me voie, qu’elle redresse son beau visage vers l’Enfer que je représenterai pour elle. Elle s’arrêta soudainement dans ces gestes comme sil elle avait senti ma présence et elle redressa ses prunelles pour croiser les miennes aussitôt. L’humaine venait de découvrir le prédateur tapi dans les ombres. Je ne cherchais pas à bouger, m’adossant à la banquette, mon bras allongé sur la bordure, la jambe croisée. Je jouais avec mon énième verre d’alcool qui grace à ma nature n’agirait aucunement sur mon organisme. Beaucoup de serveuses commencé à quitter les lieux  pour se changer après leur fin de service pour revenir s’agglutiner autour de ma table. Elles me connaissaient comme je les connaissais. Et il n’y en avait pas une que je n’avais pas sauté ni fait jouir dans mon lit. Mais ce n’était pas de leur compagnie que je voulais cette nuit. Les jeunes employées se volatilisèrent et je repris ma contemplation sur la dernière serveuse qui se retira vers les vestiaires. Je payais mes consommations, sortant du Club. Elle pouvait tout aussi bien sortir par l’arrière que par l’entrée principale. Et je ne pouvais pas me tromper ni la laisser me filer entre les mains. Il y avait encore du monde à l’extérieur. Les dernières embrassades où ceux qui attendaient leurs taxis. Je demeurai dans un coin sans lâcher du regard cette porte…

Et elle sortit enfin, vêtue d'un vieux jean et d’un tee-shirt sous son blouson. J’attendais qu’elle fasse quelques pas pour s’éloigner des clients. Ma chance était bien présente car elle passa juste devant moi.

«  Ainsi vous n’avez pas le temps de vous amuser ?  Ce travail de serveuse ne vous convient pas. Il y a d’autres activités pour une humaine qui vous iraient à ravir. »

Je me déplaçais pour qu’elle puisse me voir à la lumière du lampadaire. J’avais opté pour un costume noir, une cravate en soie grise et une chemise mauve.

« Je vous conseille de ne pas crier ou hurler … »

Je détournais un instant mes yeux vers les clients qui se tenaient encore devant le Diamond pour revenir sur le visage de la jeune humaine.

« Il me serait fâcheux de vous tuer …alors que j’ai tant d’idées pour vous. »

Je m’approchais d’elle, très près, tellement près qu’elle dû relever son menton pour me faire face.

«  Je n’ai pas non plus l’intention de m’attarder ici, ni de vous supplier pour quoi que ce soit… »

J’empoignais son bras entre douceur et puissance pour qu’elle me suive vers une limousine qui était garée non loin de nous, dans une ruelle voisine.
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Dim 22 Déc - 18:41

Le soleil s'était enfoncé depuis quelques heures maintenant sous la ligne d'horizon, laissant place à la nuit obscure, sous un ciel étoilé, à travers du verre qui englobe Asaria. Puis le brouillard avait repris ses droits, envahissant les rues, les allées de la cité. L'humaine inspira profondément l'air nocturne qui charriait plusieurs odeurs de la cité tandis que la nuit s’épanchait de ses teintes foncées sur un ciel sans nuage, les routes se faisaient moins fréquentées; quoi qu’il y eut encore quelques courageux à traîner par-ci par-là, inhibés par une ivresse chronique ou bien simplement éreintés par une grosse journée de dures labeurs. Oubliant ou passant outre qu’il était fort déconseillé pour une humaine de son gabarit de rester dehors durant la nuit, à cette heure tardive. Dehors, il faisait un temps froid et humide. L'air de la nuit effleura la peau du visage de l'humaine tandis qu'elle remonta la fermeture éclair jusqu'en dessous du menton et elle glissa ses mains dans les poches du blouson, toute frissonnante. Elle avait passé toute la soirée à l'intérieur du club, dans une chaleur suffocante et bien que la fraicheur de la nuit lui faisait du bien, elle avait terriblement froid. Toujours immobile à quelques mètres de l'entrée du Light of Diamond, Evangéline tourna la tête, balayant d'un regard rapide et vague vers le côté où se tenaient encore quelques clients, en pleines discussion entre eux, attendant surement un taxi. Elle pouvait souffler maintenant. Elle avait terminé sa soirée, enfin. Comme tous les soirs à la fin de son boulot, elle était soulagée d'avoir terminé. Ce travail de barmaid était éreintant mais elle ne pouvait pas se plaindre. Non, elle ne pouvait se plaindre de sa vie, car elle, au moins était libre. Elle avait son libre-arbitre. Elle était une humaine libre alors qu'il y avait pleins d'humains qui étaient sous un rang terrible. Des esclaves. Rien que ce mot lui donnait des frissons, et dressait les poils de ses bras. Il n'avait pas pire destin, mise à part la mort, que de finir entre les mains d'un Asarien et elle plaignait les humains qui étaient à la merci de ces derniers. Elle soupira, en disant qu'elle n'avait pas le droit de se plaindre. Elle avait un boulot, une paie en fin de mois et un appartement, sans oublier sa liberté. Alors, non, elle n'avait pas le droit de se plaindre.

Plongée dans ses réflexions, elle ne vit pas qu'un Asarien l'observait dans un coin sombre, tel un prédateur repérant sa proie. Il était temps de se mettre en route, car elle ne risquait pas d'arriver tout de suite chez elle. Elle avait une heure de marche devant elle. Son appartement était situé dans l'un des quartiers des bidonvilles, loin des beaux et luxueux quartiers de la cité. Elle était obligée de rentrer en marchant car les taxis se refusaient d'aller circuler dans les bidonvilles. Elle reprit sa route dans la direction opposée, passant tout près d'un lampadaire. C'est à ce moment là que retendit une voix masculine jusqu'à ses oreilles. Dans les premiers temps, Evangéline sursauta, et se figea tandis la propriétaire de la voix venait d'apparaître sous la lumière du lampadaire. Il était apparu comme un film, comme si il avait attendu son approche dans sa cachette. Son regard se posa sur l'homme qui venait d'interrompre sa marche, et elle recula d'un pas. L'individu qui était en face d'elle était l'Asarien dont elle avait surpris son regard sur elle, une heure plutôt durant son service. Elle fronça légèrement des sourcils, se demandant bien ce qu'il lui voulait. Il était très bel homme et elle l'avait déjà aperçu plusieurs fois au Diamond. C'était un client fortuné et un habitué des lieux mais elle ne l'avait jamais servi, encore. Elle l'observa d'un air méfiant avant de plonger son regard dans celui de l'Asarien. Il était très élégant dans son costume. Une chose qu'elle ne pouvait ignorer.


« Sans vouloir être grossière, je ne vous ai pas demandé votre avis. Je n'ai ni le temps de m'amuser et surtout pas l'envie. Je vous une...»


Elle allait lui souhaiter une bonne soirée, et de mettre un terme à cette rencontre quand elle s'interrompit en voyant s'approcher d'elle rapidement. Ses yeux s'écarquillent quand il lui donna l'ordre de ne pas crier, ou hurler. Elle était figée sur place, comme sondée par le regard de l'Asarien. Il lui faisait comprendre que si elle ne faisait pas ce qu'il lui demandait, il la tuerait. Les battements de son cœur s'accélèrent dans sa poitrine tandis qu'il s'approcha d'elle de très près au point qu'elle du lever la tête pour le regarder dans les yeux. Elle était tellement petite à côté de lui, et elle lui arrivait à peine à ses épaules. Elle voulu reculer, fuir de cet Asarien, prendre ses jambes à son cou mais avec rapidité, il s'empara de son bras dans une poigne puissante mais sans trop lui faire mal. Elle fut obligée de le suivre. Il était bien trop fort qu'elle.



« Lâchez moi ...!»


Elle essayait de se tordre pour se délivrer de sa poigne, alors que l'Asarien venait de s'arrêter devant une magnifique limousine. Quelques minutes plus tard après s'être défendue désespérément, elle se retrouva à l'intérieur de la limousine, sur la banquette arrière en cuir. Le cœur battant à tout rompre, elle se précipita sur la porte arrière de l'autre côté, elle posa la main sur la poignée. Elle tourna dans le vide, comprenant qu'elle était fermée. Elle était à la merci d'un Asarien. Tremblante de colère, elle se tourna vers lui, les prunelles sombres.


« Je vous en prie, laissez moi sortir ! Qu'est ce que vous voulez de moi?»


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Damien A. Stark
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Mar 24 Déc - 14:59

Comme la majorité de tous ces humains vivant en Asaria, sa réaction ne me surprit guère : rebelle,révoltée, se voulant forte face à la menace que j’étais pour elle. Un sourire ombra mes lèvres fines. Elle n’était guère différente de toutes ces humaines que j’ai pu avoir en ma possession comme esclaves. Toutes mortes, d’une façon ou d’une autre, parce qu’elles avaient osé me défier et se croire plus intelligentes que moi. Néanmoins, son caractère de petite sainte nitouche qui adorerait m'arracher les yeux me plaisait car elle ne semblait n’avoir jamais été souillée par le monde où nous vivions. Son ordre de la lâcher ne reçut bien évidemment aucune réponse, la poussant à l’intérieur de la limousine. Elle put se rendre compte rapidement qu’il lui serait impossible à fuir. J’avais déjà tout prévu. Rien ne m’échappe et j’aime maitriser tout ce qui m’entoure. Je lançais un regard à mon chauffeur par le biais du rétro viseur, et il enclencha le moteur de la voiture, redressant par la même occasion la vitre teintée qui nous séparait. Pourvue d’un mini bar, je me servis un verre de whisky sans daigner adresser un regard à la biche apeurée qui s’était calée à l’autre bout de la banquette en cuir, me dévisageant, tremblante.

« Ce que je veux de toi ? Absolument tout. »

J’étais ainsi direct et vif aussi bien dans mes affaires professionnelles que dans ma vie privée. Mes yeux finirent par la dévisager sans lui montrer ce que je pouvais ressentir. J’étais capable de masquer toutes les émotions connues et je ne me livrai pas aussi facilement. Je pris une gorgée de cet alcool ambré coulant dans ma gorge avant de poursuivre.

« Tu peux te mettre à taper sur la portière ou bien à crier, tu ne pourras pas fuir comme tu as pu le constater et l’habitacle est insonorisé même pour mon chauffeur. »

Je croisais ma jambe, laissant mon bras reposer sur mon genou, jouant avec mon verre. Je n’étais pas un adepte des grands et longs discours. Mais apparemment, je devais éclaircir certains points avec l’humaine.

« Je vais te faire un résumé très succinct de ce qui t’arrive : ce n’est pas la première fois que je t’observe dans ce bar. Tu n’es pas dans ma limousine par caprice ou par simple hasard. Je pourrai chercher une esclave sur les différents marchés mais je préfère fouiner moi-même. Tu peux oublier ton job de serveuse et tout ce qui avait attrait à ton ancienne vie. Dorénavant, tu es à mon service et de toutes les façons possibles et inimaginables. Ai-je besoin de te donner des détails supplémentaires ? »

Je m’amusais de la situation et de l’émotion que je venais de faire naitre dans ses yeux et sur son visage. La limousine continuait toujours à rouler. Il fallait environ une vingtaine de minutes pour rejoindre ma villa surtout en pleine nuit, là où il n’y avait pas toute la circulation de la journée.

« Pas besoin non plus de me poser les questions stupides du genre pourquoi toi et pas une autre. Je prends ce dont j’ai envie, à tout moment. Tu vas devoir t’y faire Evangéline. »

Je venais de lui avouer que je connaissais son prénom, tout comme je savais beaucoup de choses sur elle en l’ayant observé tant de soirs. Le véhicule freina lentement avant de s’arrêter complètement. Je posais mon verre sur la tablette, ouvrant la portière. Je sortis le premier, présentant ma main à la jeune femme. Dehors, deux  Asariens qui travaillaient pour moi comme agent de sécurité se présentèrent devant la grille de ma demeure.

« Vous pouvez retourner à vos occupations. Je m’occuperai seul de Mademoiselle. »

Mes doigts se refermèrent de nouveau sur son bras, la guidant à travers le jardin jusque devant l’entrée de ma maison. J’ouvris la porte, et je la fis entrer. Je me débarrassais de mon pardessus que j’accrochais au porte-manteau, déboutonnant ma veste de costume et le premier bouton de ma chemise. Je l’invitais d’un mouvement de tête à me suivre dans l’immense salon. J’étais resté assez sobre : un grand canapé d’angle blanc prenait une partie de la pièce,  une table basse devant et deux autres fauteuils de part et d’autre de celle-ci. Un grand écran plat couvrait  le mur. Une bibliothèque près de la baie vitrée, un meuble pour la chaine hi-fi. Du côté opposé à tout cela, une table ronde, quatre chaises car j’aimais prendre mon petit déjeuner ici même. Une moquette crème ornait le sol, douce et très confortable.

« J’ai l’habitude d’avoir des esclaves. Celles avant toi sont mortes. Je peux me montrer très magnanime comme je peux être très cruel, Evangéline. Pose-moi tes questions, j’y répondrai.»
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Ven 17 Jan - 15:17

La liberté...Si seulement cela avait été vrai...Aucun humain n'est vraiment libre sur cette terre de glace. Même libre, ils sont prisonniers de cette dominance, de ce pouvoir qu'ont les Asariens. L'existence sordide qu'elle avait mené enfant, l'avait fait mûrir trop vite. Elle avait toujours fait en sorte de se débrouiller, de mettre de la distance le plus possible entre les Asariens et elle. Tant d'effort toutes ces années pour arriver là où elle avait tant prié où elle ne voulait pas l'être. Etre sous la dominance d'un Asarien. Une esclave. Son esclave. Une vie où elle ne sera plus libre de ses choix. Soudain au bord de la nausée, elle s'adossa brusquement sur le siège de la limousine. Elle se savait pâle et tremblante. Ses frissons redoublèrent, des gouttelettes de transpiration se formèrent sur son front, entre ses seins. Son cœur battait à tout rompre. Elle ne pouvait s'échapper. Que lui voulait-il? Il voulait tout d'elle, affirmait-il. Cela faisait froid dans le dos. Elle le dévisageait, sans le quitter du regard un instant, tandis que les yeux de l'Asarien revenaient se poser sur elle, la dévisageant à son tour. Son visage était impassible, tellement qu'elle ne pouvait pas lire ce qu'il pensait et ni de ses agissements envers elle. Elle se crispa sous sa menace. Il lui faisait comprendre qu'elle devait lui obéir, sinon les conséquences pourraient ne pas lui plaire. Ses esclaves sont toutes mortes, et il y en avait combien?

En écoutant ses paroles, le cœur de l'humaine manqua plusieurs battements. Elle eut un frisson de terreur. L'impression que des doigts lui serraient la gorge. Evangéline n'aimait pas la lueur qui brillait dans les yeux de son interlocuteur. Les mots lui semblaient des éclats de verre qui s'enfonçaient dans son crâne. Les serres s'ouvraient, et se fermaient en claquant, prenant l'aspect de doigts immondes. Evangéline cilla mais ouvrit la bouche, sans parvenir à émettre un son. Sa gorge était bloquée, l'air lui manquait. Il lui expliquait que ce n'était pas la première fois qu'il l'observait, et que ce n'était pas un simple hasard qu'elle se trouvait dans sa limousine avec lui. Entre ses mains. Sa liberté, son ancienne vie, s'arrêtaient ici, et tout ça, à cause d'un Asarien qui se croit tout permis. Le visage de l'humaine changea d'expression, impassible, et le corps ne trembla plus, tandis que son regard s'assombrit. Elle le regardait, comme si elle souhaitait l'étrangler, avant de reprendre une expression hautaine. La petite humaine vulnérable avait donné sa place à une femme, prête à se défendre bec et ongle. Toutes les façons possibles et inimaginables? Que voulait-il dire par là? Elle avait l'impression de marcher sur une pente glissante. Elle lui envoya un regard noir au moment où il lui demanda si elle avait besoin d'autres détails. La limousine roulait toujours tranquillement et le chauffeur était silencieux, sans se préoccupait ce qui se passait derrière l'habitacle. Il devait surement avoir l'habitude du comportement de son patron. Il est vrai qu'elle l'avait vu cet Asarien plusieurs fois au Diamond, flirtant sans arrêt avec les autres serveuses mais il n'avait jamais tenté de s'approcher d'elle. Elle ne s'était pas tellement préoccupé de lui, car il y avait pleins d'autres clients qui l'emmerdaient avec leurs avances. Mais ce soir, elle n'avait pas pu ignorer le regard intense et insistant de cet Asarien. Si elle avait su, elle aurait quitté le club sans demande son reste. Le corps rigide, droite comme un «i» contre le dossier du siège, elle l'observait tandis qu'il s'installait sans gêne et il se buvait son verre de whisky. Il était tranquille alors qu'elle était sur des feux ardents. Les mains posées sur ses genoux, elle serra les doigts fermement, plantant ses ongles dans l'intérieur de ses paumes alors qu'il lui révéla qu'il prenait ce qu'il voulait et qu'elle allait devoir s'y faire. Elle s'écarquilla des yeux, un peu surprise sur le coup au moment il l'appela par son prénom. Elle se reprit bien vite, reprenant une expression impassible, le regard hautain. Il connaissait son prénom et quoi d'autres? Qu'est ce qu'il aurait appris sur elle? Même ses collègues ne la connaissaient pas vraiment, elle était tellement mystérieuse sur sa vie et ne se laissait jamais vraiment approcher par quiconque. Elle ne savait pas ce qu'il savait d'autre sur elle, et cela ne l'a rassuré pas le moins du monde. Seuls ses yeux luisaient dans la faible obscurité à l'intérieur de la limousine, d'une lueur diffuse, ensorcelante et calculatrice. Des yeux de prédateur. Un frisson lui parcourut l'échine. Il parlait très sérieusement. Evangéline était partagée entre l'envie de rire et celle de pleurer, et même de l'envoyer en enfer, sans oublier un bon coup de genoux à l'entre-jambe. Cela lui fera les pieds. Ses mots firent leur chemin dans l'esprit de l'humaine. Elle gardait le silence tout le long, maîtrisant sa rage. La limousine semblait freiner lentement avant de s’arrêter complètement. Sur le qui-vive, elle observa l'Asarien qui posa son verre sur la tablette, ouvrit la porte et sortit avec élégance.

Il était grand et mince, et de toute sa personne émanaient des ondes de force, de pouvoir. Un prédateur, songea la jeune femme. Elle considéra l'homme qui est désormais son maître. Il était très beau. Les cheveux qui retombaient sur son front étaient plus foncé. Le visage, d'une exquise symétrie atténuée par une touche de sauvagerie, était la quintessence même de la beauté masculine. Une force emplit la limousine, jusqu'à ce qu'elle ait l'impression de nager dedans. Elle se pressait contre sa peau, étourdissante, terrifiante et enivrante. "Sauve toi!" Lui ordonna la voix de la raison. "Sauve toi tout de suite!". Il lui tendit la main pour l'aider à descendre, et elle y posa le regard avant de se décider à sortir de la limousine en ignorant la main. Il n'était pas question qu'elle le touche et elle n'avait pas besoin d'aide. Elle sortit avec une féminité gracieuse. Elle lui envoya un regard froid, avant de repérer deux asariens qui s'approchaient d'eux. Elle comprit que c'était les gardiens de l'Asarien. Comment s'appelait-il déjà? Plongée dans ses réflexions, elle sentit soudain la main de ce dernier s'emparer de nouveau de son bras et fut obligée de le suivre. Ils traversèrent le jardin jusqu'à la porte d'entrée. La demeure était magnifique. Elle pénétra dans l'antre du lion sans le vouloir, et balaya du regard le seuil alors qu'il se retirait sa veste et l'accrochait au porte-manteau. Elle garda son blouson sur elle, et elle le suivit jusqu'au salon avec mauvaise grâce. Debout, plantée sur ses jambes, elle regarda autour d'elle discrètement sous le regard de l'Asarien. C'était charmant, dut-elle l'avouer mais elle ne se sentait pas à sa place.

Elle préférait garder le silence pour le moment. Immobile, prête à attaquer sans le montrer. Elle avait rejeté la tête en arrière pour mieux le voir et plongé son regard hautain dans le sien. Elle se trouvait prise au piège, comme un insecte dans la toile d'une araignée. Il pouvait faire ce qu'il voulait d'elle désormais, absolument tout. Elle n'appréciait pas cette mauvaise situation, loin de là, elle la détestait. Elle maudissait cet Asarien antérieurement.


« Vous semblez connaître mon prénom, mais je ne connais pas le vôtre. Pourrai je connaître l'identité de celui qui m'a dérobé ma liberté, s'il vous plait, ou est ce trop demandé? »


Elle resta figée, droite, tendue comme la corde d'un violon, et elle haussa un sourcil sarcastique.


« Que savez-vous d'autres sur moi? »


Elle croisa ses bras au-dessus de sa poitrine, sans le quitter du regard, un seul instant.

« Vous avez dit que je serai à votre service pour toutes les façons possibles et inimaginables. C'est à dire? »

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Damien A. Stark
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Mer 29 Jan - 21:55

Je ne possédais pas le pouvoir de la télépathie ni celui de l’empathie mais en ce moment précis, je n’en avais pas grand besoin. Le regard noir de la jeune humaine qu’elle me lançait, suffisait à répondre à cela. Elle n’était pas la première à tenter de s’opposer à moi, à un Asarien. C’était amusant de voir combien les humains avaient ces facultés de survivre et l’espoir dans toutes situations. Elle resta silencieuse durant tout le trajet jusqu’à ma demeure. Cela ne me gênait absolument pas et me convenait même très bien. Parfois, il était même préférable d’avoir du calme que d’entendre les jacassements de certaines femmes. Mon chauffeur arrêta la limousine au bout d’une vingtaine de minutes de trajet, juste devant l’entrée principale de ma villa. Je la conduisis à l’intérieur, me débarrant de mon pardessus et de la veste de mon costume que je plaçais sur le dossier d’une chaise. Je remontais les manches de ma chemise avec élégance, retirant aussi ma cravate. Elle avait tout le loisir de me poser les questions qui lui passerait par la tête. J’étais prêt à répondre. Je n’avais rien à cacher sur mes desseins pour elle et sa présence à mes côtés. Je me dirigeais vers mon bar, me servant un autre verre. L’organisme des Asariens avait ça de bon que l’alcool n’avait aucun effet sur nous. Il nous en fallait beaucoup pour arriver à un état d’ivresse que les humains pouvaient connaitre. Le liquide ambré coula lentement dans mon verre et un petit sourire naquit sur mes lèvres à l’écoute de sa première question.

« Je m’appelle Damien Anton Stark. Je suis le PDG de la Stark Entreprise. Pour te faciliter la tâche, je vais rajouter que je contrôle une grande partie des actions immobilière de la cité. J’achète de petites sociétés que je fais fusionner avec la mienne ou alors que je revends. Il m’arrive aussi de les démanteler pour en créer de nouvelles. Tout dépend de ce que je veux faire. »

Je lui en avais assez dit sur mon travail et mes occupations professionnelles. Je bus une gorgée laissant mon verre sur le comptoir avant de m’approcher d’elle, et de planter face à la jeune femme. Elle n’avait pas dénié retirer son blouson, préférant demeurer droite et immobile, une position de défense avec ses bras croisés contre elle.

« Je sais beaucoup sur toi. Pas tout, bien évidemment. Je ne me permettrai pas d’être aussi effronté. Tu vis dans les bidonvilles. Tous les soirs, tu fais la route entre le Night-club et ton appartement. Tu affrontes toutes les températures et encore plus le froid comme aujourd’hui. Je t’ai observée si souvent Evangéline. J’ai pu compter sur certaines langues pour en savoir davantage sur toi. Tu as horreur qu’on t’aborde. Tu as horreur de te faire séduire par les hommes. Tu ne supportes pas ce job mais tu as une paye, donc tu dois faire avec. J’ai détaillé ta silhouette : elle est ferme. Tu as peut-être subi des entrainements quelconques pour savoir te défendre. Tu as un caractère bien trempé, déterminée à survivre et te rebeller. Les Miens ont tendance à préférer de gentils petits toutous humains qui ne disent rien, qui obéissent. Je préfère largement avoir une telle énergie avec moi. Le quotidien en devient plus palpitant et plus intéressant. »

Du revers de ma main, je caressais sa joue lentement. Je pouvais me montrer doux et délicat, et je le lui prouvais. Mes doigts remontèrent dans ses cheveux soyeux, caressant sa nuque presque possessivement.

« Allons Evangéline, dois-je te faire une démonstration ? Tu m’appartiens dorénavant que tu le veuilles ou non. Je n’utilise pas la violence quand elle n’est pas nécessaire ou si on ne m’y pousse pas. Je ferai de toi mon amante, un corps pour mon plaisir. Je t’apprendrai les délices de la chair. Je n’ai pas l’intention non plus de te laisser constamment enfermer dans ma villa. Si je peux avoir confiance en toi, je te donnerai plus de liberté de mouvements. Tu m’accompagneras quand je l’exigerai à certaines réceptions, repas d’affaires, à des réunions. Tu t’occuperas aussi de tenir ma demeure impeccable. Tu auras ta chambre même si tu passeras la plus part de tes nuits dans mon lit … »

Ma main glissa le long de son bras, l’attrapant par sa taille délicieuse. Mon bras l’enserra tout contre moi.

« Soit, tu m’obéis et ta vie auprès de moi ne sera pas un enfer. Soit, tu t’opposes à moi, et je te briserai. L'un comme l'autre, tu ne m’échapperas pas. »
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MessageSujet: Re: Le destin est imprévisible [PV Damien]   Mar 11 Mar - 15:21

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Le destin est imprévisible [PV Damien]

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