Deux est alliance... (Jessica Warner)

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MessageSujet: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Dim 9 Aoû - 16:53

Mike avait passé une journée plutôt bonne. Les prototypes qui lui avaient été présentés formaient la nouvelle génération de matériaux qui serait capable de défier, une fois de plus, les merveilles technologiques de la Wright Corps ou d'autres entreprises. Mike menait des projets à bien, il avait des contrats qui arrivaient, et la KA Corps poursuivait sa lancée vers la société numéro un en terme d'évolution technologique. La soirée approchait et pour une fois, Mike l'attendait impatiemment. Il avait en effet rendez-vous avec un PDG d'une grande marque de téléphonie, et bien sûr, s'ils devaient travailler étroitement, Mike faisait parti de l'un des fournisseurs "officiel" en terme de composant technologique. Et les grandes marques de téléphones ne pouvaient pas se passer de ses composants si elles voulaient progresser. La société était basé sur cet échange, sur des services, payants, des avantages accordés à certains en échanges de leurs bons et loyaux services, et Mike faisait tout pour placer la KA Corps avec les meilleurs avantages. Les multiples combats qu'il menait jour et nuit était pour certains gagnés d'avances, mais d'autres étaient, et seraient toujours plus difficile à remporter. finalement, il décida, après avoir rangé un peu son bureau, de partir. Il avait rendez-vous avec le PDG dans une demi-heure au Light of Diamond, un night club. Pourquoi un tel endroit? Parce que parfois pour ce genre de discussions, pour ce genre de finalisations, il fallait éviter d'être repéré.

Mike sortit de son bureau à dix-huit heures. Il était à l'heure. Il avait son téléphone, ses clés usb et s'était assuré de tout éteindre, son bureau fermé à double tours, personne ne pouvait rentrer, c'était l'un des seuls endroits, l'une des seules pièces à laquelle les employés ne pouvaient pas accéder. Pourquoi? Déjà pour éviter de se faire voler certaines données, même si la plupart n'était plus ou pas sur son ordinateur, et d'autre part, pour éviter que certains employés mal intentionnés ne viennent fouiller dans ses papiers. Mike choisit de descendre par les escaliers, qui, il fallait bien l'avouer, étaient très peu empruntés. Surtout à cette heure. Mais cela lui permettait de passer par tous les niveaux de son entreprise, de passer voir quelques petites choses, et de montrer à ses employés qu'il était présent. Finalement, il ne tarda pas à arriver aux garages. Il avait une place qui lui était réservé, et à cette heure, les employés avaient déjà presque tous quittés le parking souterrain. L'Audi A5 de Mike luisait de milles feux. Propre, mais surtout neuve, il venait d'en faire l'acquisition récemment. Il ouvrit la portière, grimpa dans le bolide, et s'assit confortablement sur le siège.

Ah, quelle joie d'être ici, dans ce délicieux fauteuil de cuir au confort presque inégalé, et d'avoir devant soi le magnifique tableau de bord d'une voiture de luxe aux performances épatantes. Finalement, il mit la clé au contact. Les lumières du tableau de bord s'allumèrent, les veilleuses aussi, éclairant quelque peu le parking plongé dans le noir. Il démarra finalement, prenant soin de bien embrayer. Il passa la vitesse, enleva le frein à main, et il sortit. La voiture fila à toute vitesse. Mike était l'un de ces types qui aimaient rouler dans les belles voitures, qui aimaient rouler vite et qui n'avaient pas peur de la vitesse. Bien habillé dans son costume noir, prêt à faire affaire, Mike avait tout de l'homme d'affaire dur et intransigeant. Ceux qui le connaissait savaient qu'il ne faisait pas parti de la classe de ceux qui restaient toujours sur leurs positions, non, lui, il était toujours prêt à négocier, re-négocier, et re-négocier encore. C'était quelqu'un qui pouvait marchander, mais le résultat était toujours le même: Il arrivait à ses fins. Le centre-ville, à cette heure était un peu bouché. Mike préféra éviter les bouchons et prit la périphérie. Ce fut une bonne chose car il gagna un précieux temps. il n'y avait pas grand monde sur la périphérie ce qui lui permit d'arriver rapidement. Finalement, il se gara devant le night club, et sortit de sa voiture qu'il prit soin de fermer. Il poussa les portes du night club, paya son entrée et rentra enfin dans un lieu de plaisir et de vices... Juste pour un contrat.

Il ne tarda pas à trouver le PDG. Assis à une table situé dans un coin tranquille, il attendait patiemment. Mike salua quelques employés et vint auprès du PDG qui lui tournait le dos.

- Monsieur Hilan, c'est un plaisir de vous rencontrer. j'espère que je ne vous ai pas trop fait patienter.

L'homme, plutôt imposant de par une carrure large d'épaule, mais surtout sa bedaine un peu gênante, se leva. il avait un visage rond et jovial, mais sous ce facies et mike le devinait aisément, se cacher un être doué dans l'art du commerce, dans l'art de tromper, et surtout, dans l'art de la négociation... Dommage qu'il soit tombé sur un adversaire de taille comme Monsieur Hawkins.

- Non monsieur Hawkins, vous n'êtes guère en retard. J'ai commandé un petit rafraîchissement, j’espère que vous ne m'ne voudrez pas d'avoir commandé à votre place.
- Non, vous avez bien fait, je bois de tout de toute manière.
- Parfait alors.


Mike prit position sur la chaise qui faisait face à monsieur Hilan, de l'autre côté de la table. L'homme bedonnant sortit alors un carton, sans doute celui qui contenait le contrat. Il le posa sur la table et le fit glisser vers Mike. Il déclara alors en prenant son verre:

- J'ai pris soin de le faire rédiger comme vous l'aviez demandé. Tous ce que vous désiriez voir figurer est dans ce contrat.
- Et je pense que certaines closes ont été rajoutes, non?


L'homme ne répondit pas, et Mike se permit de boire un coup. Ensuite, il sortit son téléphone, et se tint prés à l'utiliser. Sur sa machine, il disposait de toutes les informations nécessaires pour signer le contrat correctement, que ce soit des notes, des chiffres, ou encore des graphiques ou des tableaux, il avait de tout. L'homme lui tendit un stylo en lui indiquant qu'il n'avait qu'à signer. Mike prit le stylo qu'il posa et précisa qu'il voulait voir, et lire les dernières closes. C'était les seules en fait qui avait été rajoutés, car le contrat avait été rédigé en parallèle par les deux entreprises, on avait du changer de nombreuses modalités, de nombreuses closes pour enfin arriver à quelque chose de correct pour les deux partis. Finalement, Mike arriva aux dernières pages. Il scrutait chaque ligne, à la recherche d'une erreur, d'un désavantage quelconque, d'une phrase à doute, bref, tout ce qui pouvait l'empêcher de vaincre. Il prit son temps. L'heure tournait. Il ne tarda aps à poser quelques questions. Par exemple, pourquoi l tarif des composants devraient êtres réduits de vingt pour cent après la demande d'une certaine quantité, ce à quoi Hilan répondait avec empressement. Le PDG de la KA Corps était bien positionné, il le savait, mais cela ne voulait pas dire qu'il pouvait se permettre de laisser passer un contrat comme celui-ci sans l'avoir lu. D'autres questions fusèrent entre les quelques gorgées du rafraîchissement, une serveuse vint même pour leur en proposer d'autres, mais Mike refusa d'un geste, on avait besoin d'avoir l'esprit lucide lorsque l'on maniait les verbes. Finalement, Au bout de presque une heure, Mike ouvrit le stylo à encre noir et signa.

- tout me semble en ordre, déclara-t-il alors qu'il signait, et je pense que notre entente ne pourra être que bonne. Monsieur Hilan, j’espère que notre coopération continuera longtemps. Nous officialiseront cela devant les médias après demain, chez vous ou chez moi peu m'importe. Dans tous les cas, c'est un réel plaisir que de travailler avec des gens compétents.
- je vous remercie de vos compliments Monsieur Hawkins, je prendrais son de vous recontacter demain. Pour l'heure, je vais donc rentrer chez moi. Je vous souhaite une agréable soirée.
- Je vous remercie.


Mike le regarda s'éloigner, content de s'en être enfin débarrassé. Pour l'heure, il avait besoin de penser à autre chose, alors autant profiter d'avoir payer l'entrée pour rester ici. Mike appela une serveuse de la main qui s'empressa de venir. Le PDG finit par demander:

- Serait-il possible que l'on m'apporte un Whisky-coca? Bien frais?

Elle s'éloigna après avoir annoncé qu'elle lui faisait préparer cela. Finalement, il se laissa aller à ses pensées, c'est à dire à tout et à rien... en attendant son rafraîchissement.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Jeu 13 Aoû - 22:49

Le Diamond est mon antre, celui de la tigresse de feu aux origines latines. Un héritage que mon défunt père et ministre nous a légué à moi et à mon demi-frère, Casey. Je suis la tête pensante de cette affaire familiale que je dirige d’une main de maitre dans un gant de velours. Tous les contrats, les bénéfices, le personnel, les travaux et les organisations passent par moi. Bien évidemment, Casey a aussi son droit de regard, mais comme il se plait à le dire et le répéter depuis des années : il préfère jouer au barman derrière le comptoir et concocter de savoureux cocktails pour les jeunes beautés qu’il compte bien mettre dans son lit. Mon frère est ainsi, le jeune Asarien riche, brillant et très séduisant qui fait tomber toutes les femmes à ses pieds. Cela me fait sourire quand je le vois ainsi, car j’étais comme lui, une véritable prédatrice qui attirait les hommes dans ses filets. Ce temps est terminé aujourd’hui pour moi. Physiquement, on ne se ressemble pas beaucoup. Il a les traits de notre père, tandis que moi j’ai ceux de ma mère. Vous l’aurez peut-être compris : nous avons le même géniteur. James Warner était ministre à l’époque où il tomba amoureux de ma mère bien qu’il était l’époux d’une ravissante femme qui lui avait donné un fils. Je n’ai connu que la véritable identité de mon père à mes quinze ans. C’est une très longue histoire que je ne raconte pas très souvent. Je ne sais même plus si j’en ai déjà parlé à Aaron. Ma mère travaillait au Centre de recherches, exactement là où le Loup exerce son métier à présent. C’est assez étrange comme les hasards se trouvent des liens là où on ne les attendait pas.

Comme tous les soirs, dès l’ouverture du Diamond, je laisse les premiers clients arriver et s’installer. Il y a deux sortes de clientèle au night-club : la première arrive dès le début et ce sont quasiment des hommes d’affaires et autres PDG qui se retrouvent autour d’un verre pour parler contrat ou pour arroser un nouveau partenariat. Il n’y a pas encore cette ambiance électrique et sensuelle. Ils ont tout le loisir de discuter tranquillement. Mais dès que 22 heures, arrivent ceux qui mettent le feu sur le danse floor. Le climat change et se charge d’effluves capiteux et de corps lascifs. Il était tout juste vingt heures, la musique commençait à s’échauffer pour donner le ton et la ligne de conduite du Diamond. J’étais encore assise à mon bureau et je pouvais apercevoir tout ce qui se passait grace au miroir sans tain qui composait tout une partie du mur de la pièce. Je pouvais m’imprégner de l’atmosphère, observer la réaction de mes clients et ressentir le rythme qui les conduirait jusqu’à la fin de la nuit. J’apposai la dernière signature au bas de la feuille et je refermai la pochette délicatement. Mon travail de gestionnaire du club était fini pour aujourd’hui. Il était temps que la maitresse des lieux fasse son apparition dans les règles de l’art. Les miennes.


Je me levais de mon fauteuil, remettant en place les voiles de ma robe de soirée. Devant mon miroir, mes boucles flamboyantes retombaient en harmonie sur mes épaules. J’étais prête à me fondre dans la masse de mes clients. J’enclenchai la poignée et je goutai subitement à cet environnement qui était le mien : les voix, les murmures, le déplacement des corps, les serveurs entre les tables, les rires au comptoir. J’inspirai tout doucement et j’ouvris les yeux. Mon chef du personnel se trouvait derrière le bar et il me fit signe de m’approcher.

- Mlle Warner, bonsoir à vous, j’ai besoin de votre signature sur le récépissé de la commande des bouteilles de champagnes qui viennent d’être livrées très tardivement.

- Bien sûr, je le signe. Savez-vous où est mon frère ?

- Je n’ai pas encore vu Monsieur Warner.

- Très bien, merci. Je suis là si vous avez besoin de moi. Je vais faire un tour de tables des clients.

Les serveurs et les serveuses s’activaient autour des tables  et les clients assis levèrent les yeux vers moi dès que je me rapprochais d’une première table. J’aimais discuter avec eux. C’était pour la plus part des habitués, et quelques échanges étaient signes du respect et de diplomatie. Mon night-club pouvait concentrer dans un petit périmètre des gens de toutes catégories : des stars de cinéma, de la musique, des arts, des hommes et des femmes d’affaires, des membres du gouvernement, des médecins, des scientifiques et aussi des Asariens de classe lambda qui venaient ici pour passer une bonne soirée. La règle d’or était de ne déranger personnes. Il était toujours très excitant  d’apercevoir une célébrité et de vouloir lui demander un autographe ou une photo, un selfie. Mais ici cela ne se passait pas de cette manière. Chacun respecté la tranquillité de l’autre sans engendrer une hilarité de fans.  Passant de table en table, je serrai la main de tous ceux et celles qui me faisaient l’honneur de venir au Diamond. J’acceptais parfois un verre pour partager quelques instants avec eux puis je retournai à mes salutations. Je connais leurs noms même ceux qui venaient rarement. Casey me demandait comment je faisais pour mémoriser tous ces visages et ces noms. Je n’avais jamais eu de réponse à lui donner, cela était presque inné pour moi, comme le soir où j’avais séduit Aaron Williams. Je savais qui il était, ce qu’il faisait bien avant qu’il se présente à moi.

Je pris alors un instant pour détailler la grande salle du Diamond et mes yeux se posèrent sur un homme très séduisant, vêtu d’un costume noir. Il paraissait se détendre. Je l’avais vu discuter un peu avant ma sortie de mon bureau avec un autre homme, mais celui-ci était déjà parti. La serveuse arriva et lui présenta sa boisson. Son visage m’était familier même s’il venait peu ici. Un employé passa à mes côtés, et je pris une coupe de champagne entre mes doigts. Je décidai de m’approcher dans un mouvement gracieux jusqu’à sa table.

- Monsieur Hawkins, bonsoir et bienvenue au Diamond. J’espère que vous trouvez la vue à votre gout ? Il est rare de vous voir parmi nous. C’est bien dommage, je dois l’avouer.
Acceptez-vous ma personne pour compagnie ?




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Ven 14 Aoû - 16:06

Michael était tranquillement installé, et c'était le moins que l'on puisse dire. Il n'avait pas toujours le temps de se poser, pas toujours le temps de rester tranquillement installer sur une chaise, les fesses posés à ne rien faire, les bras ballants. Il avait beau être bien habillé, en homme d'affaires comme il se le devait, il était loin d'être dans le costume ce soir-là. Son esprit vagabondait ailleurs, il était loin d'asaria, il était plutôt à planer au dessus des plaines sauvages, plutôt loin d'ici, pas loin de l'océan, pas loin du Phoenix. La boisson qu'il avait commandé ne tarda guère à arriver, et il s'en réjouit. Le whisky coca était servi bien frais, et la maison servait bien, le dosage était presque parfait, presque car on avait le goût du coca qui était trop fort, trop puissant, on ne sentait pas assez le goût du whisky, il était trop effacé, mais après, tout dépendait du goût des gens. Mike les préférait avec un Whisky puissant, certains les voulaient avec un coca très au deca des dosages normaux. Il en but trois gorgées et reposa le verre sur la table. Il tourna la tête vers le mur. il ne savait pas quoi faire. Il était seul en cet instant, et il hésitait à faire plusieurs choses. Passer la soirée à faire un peu la fête? Rentrer chez lui et rester tranquille devant un bon film? Ou alors inviter Héléna avec qui il s'entendait très bien? Pourquoi pas? Mais il ne savait pas quoi décider. Un petit monde commençait à arriver ici, et il se disait que la soirée pouvait aussi devenir intéressante, et son instinct naturel... celui du félin qui était en lui, lui disait d'attendre encore un peu. Soudain, quelqu'un l'interpella. Perdu dans ses pensées, il ne se tourna pas immédiatement vers la personne qui lui parlait. Lorsqu'il leva le regard vers elle, il en fut éblouie. Il se leva subitement. S'inclina à demie et prit délicatement la main de la jeune femme pour lui faire du baise-main. Il la lâcha et détailla la jeune femme.

habillée d'une splendide robe, elle rayonnait, et il n'y avait rien à redire, on ne voyait qu'elle. Elle était franchement splendide, et son sourire rayonnant éclairait son visage brun aux sourcils effilés. Ses cheveux aux reflets roux lui donnait l'impression d'avoir une crinière lustrée. Rien à dire, cette femme avait du charme et une certaine classe. Mike finit par répondre, pour ne pas la laisser planter là comme une idiote, et pour ne pas passer comme un invité désagréable, car ici c'est ce qu'il était, un simple invité. Il déclara donc:

- Mademoiselle, c'est un plaisir que de vous rencontrer, et vous éclairez un peu ma soirée, je dois bien l'avouer. Mais je vous en prie, asseyez-vous.

Il se rassit après qu'elle se fut assise. Il se tint droit et fier. La personne qu'il avait en face de lui, il la connaissait de nom, mais pas de vue, pourtant, il s'en doutait, il devait s'agir de la gestionnaire du night-club, Jessica Warner. Il n'était sûr de rien, mais alors absolument sûr de rien. Finalement, il reprit:

- il est vrai que je viens très peu ici, tout comme je brille par mon absence dans d'autre boîte, mais voyez-vous, ce ne sont pas le genre de lieux qui m'attire. De temps en temps peut-être, mais certainement pas tous les soirs. Mais dîtes-moi plutôt, il y a une chose dont je voudrais être sûr... Vous êtes bien Mademoiselle Warner?

Il reprit son verre et en but quelques gorgées. Ah, décidément, il aimait cette maudite boisson, enfin maudite... Non, bénite plutôt!! Il contempla la jeune femme qui lui fausait face. Elle avait tous les traits pour plaire, elle avait les qualités nécessaires à une femme pour se faire un nom et une réputation, et il fallait dire, que si Mike avait entendu parler d'elle par certains de ses employés, il avait toujours cru que ce genre de racontars étaient exagérés, mais là, surprise, ce n'était pas le cas. Agréable autant dans sa façon de parler que dans son physique, bien habillé, elle méritait bien le titre de propriétaire de la boîte. Ouais, rien à redire sur cela. Ce n'est pas Mike qui allait dire l'inverse, et de toute manière, cela ne le regardait pas que le patron convienne ou non à la boîte sauf si ça le concernait directement, mais c'était loin d'être le cas. Finalement, après avoir bu un peu de son verre, il reprit:

- On m'a parlé de vous, mes employés surtout qui ont côtoyés et continue à côtoyés votre boîte. On m'a fait pas mal de description de vous vous savez, tout comme on doit en faire pas mal sur moi, mais de vous, je dois admettre que j'ai été surpris puisque tous avaient les mêmes conclusions. Une femme belle, mais agréable, et qui sait recevoir ses clients. Je dois admettre que vous n'avez pas usurpé votre réputation, et vous avez tout mon respect pour cette réputation, surtout quand les gens tiennent tous à peu près le même discours sur vous.

Il s'arrêta, sinon, elle risquait de penser qu'il voulait la flatter. Il ne flattait jamais, non, mais cela pouvait arriver dans certains cas. Finalement, il continua en déclarant rapidement:

- Puis-je vous demander tout de même ce qui vous amène auprès de ma personne? J’espère que vous ne pensiez pas que j'étais maltraité, car c'était et c'est toujours loin d'être le cas.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Mar 25 Aoû - 19:26

J’aimais mon rôle de maitresse des lieux, discuter avec les clients, découvrir de nouvelles têtes, m’enrichir e leur quotidien auprès d’eux même si je me tenais informée de la vie de tous les peoples et de toutes ces personnes hautement influençables de notre chère cité. Je dédiais mon début de soirée à la rencontre de toutes les tables, serrer les mains des uns et des autres, échanger quelques mots agréables. Posséder un établissement ne consistait pas seulement à engendrer de l’argent, à faire des bénéfices. C’était aussi fidéliser la clientèle, lui donner un petit bout de rêve durant quelques heures au Diamond. Mon frère Casey disait de moi que j’alliais le professionnalisme de la femme d’affaires au charme d’une sirène. Cela me faisait toujours sourire, mais il avait raison. C’était un peu comme cela que je me considérai : ne pas être totalement froide ou intouchable, ni trop avenante. Donner un peu de ma personne. Un mélange qu’il fallait doser.

J’avais accueilli mes clients, je leur avais offert du temps et je ne perdais jamais de vue ce monde qui arrivait au fur et à mesure. J’observais les tables, les alcôves privés, les gens aux bars, les allées et venues des consommateurs, de ceux qui se trémoussaient sur la piste de danse. J’avais remarqué un homme accompagné d’un autre. Beaucoup d’hommes d’affaires venaient ci pour discuter de contrats juteux, mettre la dernière signature au bas d’un partenariat qui serait bénéfique aux deux parties. Je l’avais rarement vu ici, pourtant son visage m’était familier : Michael Hawkins. Il faisait assez les pages des magazines spécialisés tout comme les pages des peoples pour que je puisse mette un nom sur cet Asarien. Son invité l’avait quitté depuis un moment et il semblait être perdu dans ses pensées. Je m’excusai auprès des personnes avec lesquelles je discutais, avançant l’argument de m’occuper de mes autres clients et je m’avançai vers lui, une coupe de champagne à la main que je venais de récupérer sur le plateau d’un de mes serveurs. Comme dans mes habitudes, je m’enquérais de sa soirée et si tout se passait bien pour lui.

Il ne s’attendait pas à me voir. L’expression de son visage qui se tourna vers moi me démontra son étonnement et le plaisir qu’il avait à me dévisager. J’avais déjà vu ce regard chez les hommes, certains étaient primaires, prédateurs, d’autres plus charmeurs ou bien discret. Je l’avais découvert chez Aaron la toute première fois, surpris que je puisse m’intéresser à lui, étonné que je sache qui il était avant même de se présenter. Mal à l’aise face à moi, il m’avait questionnée sur ma présence, lui qui se définissait comme un Asarien lambda alors que tout autour de nous des hommes m’avaient abordée et séduite depuis le début de la soirée. Je connaissais toutes les règles du jeu de la séduction. Je connaissais le comportement des hommes, leurs gestes, leurs postures, leurs mots pour charmer la femme que j’étais. Lorsque l’homme m’intriguait et éveillait en moi une envie personnelle et un désir charnel, je jouais son jeu. Aujourd’hui, je me comportais différemment. Si j’avais gardé toute ma sensualité et que je distillais une forme de séduction, je ne donnais aucune chance aux hommes qui se mettaient en tête de me mettre dans leur lit pour une nuit. Cela m’avait valu un questionnement en bonnes et dues formes par mon frère qui me connaissait comme une mangeuse d’hommes.  Je restais discrète sur mon histoire d’amour avec Aaron Williams même si lorsqu’il venait le soir au Diamond, je n’avais d’yeux que pour lui et que je passais tout mon temps en sa présence, ce qui avait pour effet de dissuader des prédateurs en mal de chair fraiche sur ma personne. Je ne me cachais pas, mais je ne répondais à aucune question concernant ma vie privée.

Un bref petit silence régna entre nous deux et mon sourire s’agrandit sur mes lèvres. Je n’étais pas gênée de ce moment retenu. Bien des femmes l’auraient mal pris et elles auraient tourné les talons. Je n’en étais pas offusquée. Au contraire, mes yeux ambrés observaient l’éclat de ses prunelles et ses mots résonnèrent alors à mes oreilles. Il se leva et m’offrit un délicat baise-main pour briser ce trouble. J’inclinais doucement ma tête. Les gentlemen se faisaient de plus en plus rares et c’était fâcheux. Mais je n’avais pas à me plaindre Aaron cachait derrière le loup, un gentleman exquis.

 - Je vous remercie. J’avais peur de vous avoir dérangé.

Je m’installai face à lui, posant ma coupe de champagne sur la table. Je croisai mes longues jambes et ma peau hâlée se dévoila  sous le tissu soyeux de ma robe de soirée. Il m’expliqua ce que je savais déjà, qu’il n’était pas un grand habitué du night-club.

 - Vous n’êtes pas le premier que j’entends dire qu’ils sont assez mal à l’aise dans un tel établissement. Le Diamond n’est pas un lieu de débauches, rassurez-vous Monsieur Hawkins. Je sais plus ou moins ce qui se fait ailleurs. Je ne m’enferme pas uniquement parmi ces murs. Vous ne trouverez pas de personnels bousculés ou que l’on maltraite, Asariens comme Humains. Il n’y a pas de gestes mal placés de la part de mes clients envers mes serveuses et mes danseuses. Je tiens au droit de toutes ces personnes. Je suis bien Jessica Warner.

Je goutai aux saveurs fruitées du champagne tout en continuant à écouter mon interlocuteur. Ainsi, ses employés lui avaient parlé du Diamond et de moi. Mon sourire se fit espiègle et mes eux pétillèrent de charme à ses interrogations me concernant.

 - C’est très agréable d'écouter de tels compliments d’un homme qui ne raffole pas de ce genre d’endroits. J’ai construit ma réputation non pas sur des illusions et mes mensonges, mais bien sur ma personnalité. Ne vous méprenez pas. Je suis une redoutable femme d’affaires.  L’organisation et la discipline sont essentielles. Pourtant il n’y a pas que cela. Vous devez le savoir, vous qui êtes à la tête d’une grande firme. L’esprit d’équipe est très important ainsi que la confiance que l’on y place. Vous voyez là-bas, à cette table ? Le serveur est un humain. S’il rencontre un souci avec un client je l’écouterai autant que mon chef du personnel qui est Asarien. Je vous étonne pour une Asarienne, n’est-ce pas ? Ce n’est pas dans la façon de faire de notre … peuple.

Me mettais-je trop en avant ? Pas vraiment. J’avais tous les droits sur mon établissement et sur la façon de disposer de mon personnel. Chaque propriétaire des établissements, des sociétés et autres appliquait leur façon de faire. La mienne pouvait peut-être critiquée, mais mes clients ne s’en étaient jamais plaints.

 - Si vous étiez maltraité Monsieur, je l’aurai remarqué rapidement. Je garde un œil sur toute la salle même en ce moment où je discute avec vous. Comme vous l’avez précisé plus tôt, vous n’êtes pas un habitué du Diamond et j’étais ravie et curieuse de vous avoir ici. Vous l’avez surement remarqué, je m‘intéresse à mes clients, je viens à leur rencontre.

Une serveuse s’approcha de notre table et je lui fis signe de resservir le verre de Michael Hawkins ainsi que ma coupe.

 - C’est la maison qui régale. Vous permettez que je vous pose une question à mon tour ? Que fait un homme comme vous après sa journée de travail s’il ne côtoie pas des établissements de ce style-là ?




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Mar 15 Sep - 18:54

Alors qu'il avait eu peur de l'avoir peut-être dérangé de ne pas l'avoir invité à s'asseoir plus tôt, elle le remercia pourtant et lui annonça qu'elle avait eu peur de le déranger, non, absolument pas. Surtout pas. Elle le rassura en lui annonçant que ce n'était guère un établissement de débauche ou l'on ne se livrait sans doute pas à la perversité ou aux "jeux" qui étaient présents dans d'autres endroits. Mike fut néanmoins surpris lorsqu'elle lui annonça que le personnel de son entreprise, en plus d'être composé d'asariens, comptait aussi des humains. Il haussa un sourcil pour montrer sa surprise. De plus, elle tenait à la sécurité de chacun d'eux. Grande surprise pour lui puisqu'il pensait être l'un des seuls à faire cela. Il ne pouvait que s'incliner devant une personne, une femme qui plus est, qui tenait ce genre de discours. S'il avait pu, il l'aurait applaudi, mais dans cet endroit et maintenant, elle l'aurait peut-être pris pour une moquerie aussi se tint-il. Il reprit son verre, avala trois gorgées délicieuses avant d'écouter ce qu'elle avait encore à dire, elle, Jessica Warner, gérante de l'une des boîtes de nuit les plus prisés de la ville, mais aussi, l'une des plus réputés, c'est pourquoi n'y avait accès qu'une certaine classe sociale. Vous aviez droit à tout le gratin d'Asaria qui souhaitait s'amuser, et bien sûr, aux riches hommes et femmes d'affaires, à de grands entrepreneurs, et parfois à des ministres.

Par la suite, elle le remercia pour ses compliments. Il baissa légèrement la tête pour faire signe que cela n'était rien, surtout lorsqu'on les méritait. Elle continua sur le fait que cette réputation était bâtie sur le travail, sur l'organisation, la discipline de son personnel et de son entreprise toute entière. Elle était une redoutable femme d'affaires, elle avait bâti sa réputation sur sa personnalité, c'est à dire elle-même, chose assez surprenante, mais qui en fin de compte, correspondait plutôt bien à la femme qu'il avait en face de lui. Elle argua qu'elle devait sa réussite à l'esprit d'équipe dans son milieu. Elle finit par lui désigner un serveur qui se penchait sur une table avant d'y laisser trois verres et de filer ailleurs avec aisance. Elle reprit en annonçant que si souci il lui arrivait, elle accorderait autant de crédits à lui qui était humain qu'à son chef du personnel, un asarien. Il la regarda peu sûre de lui. Mais qui était-elle? Bon sang, elle balançait tous les préceptes de la société en l'air tel des feuilles dans le vent d'automne, qu'est-ce qu'elle avait vécue elle? Lui avait voulue sauver les humains en quelques sortes depuis qu'il s'était rendu compte de sa supériorité, inégalitaire par rapport à des gens aux motivations identiques. Il ne reprit pas la parole, préférant la laisser terminer. Oui... il était étonné, mais pas déçu.

Elle continua ensuite sur le fait qu'elle avait bien vu qu'il n'était pas maltraîté mais qu'elle venait volontairement à la rencontre de ses clients. N'était-ce pas une bonne manière de leur donner bonne impression et de les inviter à revenir pour un autre soir et avoir ainsi l'assurance d'avoir gagné une entrée pour un soir au moins? Peut-être était-elle simplement curieuse, chose qui était bonne et qui lui permettrait de tout connaître des attentes que l'on plaçait en elle et en sa boite. Elle lui annonça aussi qu'elle était venue du fait qu'elle était surprise et ravie de le voir ici. Qui ne l'était pas? Un grand PDG quel qu'il soit, était souvent le bienvenue à ce genre d'événements, non? Quand même. Une serveuse s'approcha et la dame de la maison fit signe de servir un nouveau verre au PDG qui se vit obligé, à son grand plaisir, d'accepter, et de tendre son verre pour qu'elle lui en donne un autre, ce qu'elle fit. A croire qu'elle s'en était douté. Où c'était pour quelqu'un d'autre, peu importe. Finalement, alors que Mike appréciait le breuvage frais, un peu sucré, elle lui posa une question et il sourit. Un sourire sympathique mais qui n'était pas véritablement teinté d'humour. Il déclara finalement:

- Mademoiselle... Belle stratégie. Offrir quelque chose pour avoir autre chose en retour est utilisé depuis des siècles chez les humains, et les asariens. C'est peut-être l'un des fondements de notre diplomatie non? Cette fois il sourit pour de bon, et continua, mais rassurez-vous, je ne vous en veux pas. Oublions cette méchante pique voulez-vous? Quand à votre question, et à la réponse que vous attendez, c'est bien simple...

Il se permit de reprendre un verre, de regarder tous ceux qui arrivaient avant de la regarder en face, dans les yeux, comme il aimait le faire avec beaucoup. Mike avait toujours était un homme qui ne détournait pas le regard... Sauf quand il avait tôrt et que la personne en face de lui le savait pertinemment, mais c'était devenu rare ces-dernier temps. Il reprit donc:

- Il se trouve que l'un de mes foutus associés voulait signer un contrat. Mais j'ai fait une erreur: Lui laisser le choix du lieux pour signer sans que les journalistes nous envahissent. C'est pourquoi il a choisi votre établissement. Pourquoi? Parce qu'il est rare de signer un contrat dans ce genre de lieux, et notre contrat est suivi par des journalistes depuis des semaines, pour ne pas dire des mois, comprenait bien qu'il n'attendait que cela Voir la signature officielle. Il ne seront au courant de cela que dans quelques temps. Il lui sourit avant de continuer, ensuite, je devais profiter un peu de ma soirée, et je peux apprécier mon erreur en vous rencontrant mademoiselle. Des erreurs comme celle-ci, j'aimerais en faire plus souvent, croyez-moi.

Et il rigola de sa bonne blague. Il finit par s'arrêter et son regard s'accrocha sur le serveur qu'elle lui avait désigné tout à l'heure. Il se perdit à penser que cette femme avait peut-être un penchant pour les pacificateurs, mais du moment qu'il ne savait pas dans quel camp elle se plaçait, il ne pouvait rien lui dire. Le personnel ne semblait pourtant pas vraiment maltraité, et son discours ne sonnait pas faux. Mike restait pourtant sur ses gardes, dans la société dans laquelle il vivait, tous les coups étaient permis. Mike finit par reprendre:

- Je suis étonné oui... lâcha-t-il énigmatiquement avant de reprendre, étonné de voir que vous bouleversez les fondements de notre société mademoiselle Warner. Ne le prenez pas mal, mais mettre sur un pied d'égalité les hommes et les asariens...Pourquoi? N'est-ce pas un peu trop?

Il faisait de même, mais il n'en dit rien, il fallait qu'il ait une réponse, qu'il soit sûr, qu'il puisse se fier à elle. Il devait, comme lors de négociations, trouver les mots justes, les bons mots, et l'amener à lui révéler des choses qu'elle ne révélerait certainement pas à tout le monde. Il finit par reprendre:

- Vous pratiquez exactement ce que la société ne voudrait pas. Ce n'est pas notre manière de faire non. Les Asariens ont des principes, qui sont la bases de cette société, et il y a un principe fondamental pour eux: L'homme est inférieur à eux et doit le rester. Veuillez peut-être pardonner mon audace, mais laissez-moi vous demander une dernière chose: N'est-ce pas, dans votre manière de faire, un moyen de montrer que vous êtes d'accord avec les pacificateurs?

Groupe dont il faisait parti et qu'il menait avec Mara. il était l'un des co-Leaders du groupe, alors autant dire qu'il était mal placé pour parler, mais selon la réponse à sa question, il pourrait plus ou moins lui faire confiance. Cette femme était d'un naturel intriguant, mais elle éveillait en lui la confiance, et la curiosité de connaître une femme qui pour une fois, ne se pliait pas à tous ses principes stupides dans laquelle baignait la société asarienne. Mike par exemple, pratiquait la même chose qu'elle dans son entreprise, alors autant dire qu'il était le plus mal placé pour parler, mais si tout n'était que manipulation, il tomberait dans le piège, alors autant passer par un chemin plus long, mais plus sûr. Une logique souvent dur à accepter, mais qui fonctionnait. Il attendit donc sa réponse, un sourire en coin car il frappait fort mine de rien. Et la réponse de la jeune femme devrait être réfléchie et calculée, mais Mike lui avait donné quelques indices pour lui montrer qu'il ne se considérait pas dans cette société asarienne, si elle était maligne elle trouverait dans ses phrases ce qui le plaçait non pas comme une ennemi, mais comme un allié potentiel... Alors, serait-elle assez intelligente?

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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Jeu 8 Oct - 19:38


En offrant une consommation à Michael Hawkins, geste que je faisais avec mes clients chaque nuit, je ne pensais pas un instant qu’il serait vexé par mon attitude. J’étais la maitresse des lieux du Diamond et j’aimais que mes clients se sentent bien. Et puis c’était aussi une façon très commerciale : inciter les gens à boire et à dépenser. C’était quand même l’une de mes priorités pour mon établissement. Mais le PDG de la KA. Corp. venait de se méprendre sur mes intentions. Qu’avait-il bien pu penser à ce moment précis où la serveuse était arrivée à notre table pour resservir son verre vide ? Pourquoi était-il soudainement sur la défensive ?

- Excusez-moi Monsieur Hawkins, mais je ne comprends pas votre réaction. J’offre des consommations au fil de la nuit à mes clients. Il n’y a rien de vexant et ne croyez pas que j’échange quelques  verres d’alcool  pour vous soutirer des réponses. Je ne suis pas encore descendu aussi bas dans l’échelle de notre société. C’est vous qui êtes désobligeant à me juger aussi vite.  Pourquoi parce que je suis une femme et que toutes les femmes savent manipuler à la perfection et qu’elles n’ont aucune once de sincérité ? Vous vous trompez sur moi.

Il consentit tout de même à répondre à ma question sur sa présence au Diamond. L’histoire qu’il me décrivait était typique des hommes d’affaires qui venaient au Diamond. L’une des règles d’or de mon night-club était que personne ne dérangeait personne. Ici, on croisait des personnages de la politique, des stars, des héritiers, des PDG. Des hommes et des femmes qui cherchaient la tranquillité et à passer une bonne soirée. C’était pour cela que mon établissement était réputé.  Les journalistes et les paparazzis ne passaient pas la porte. Mes agents de la sécurité veillaient à cette ambiance.

- Je vois bien que vous n’êtes pas habitué aux façons dont procèdent une grande majorité des hommes et des femmes PDG de grandes sociétés. Au contraire, le Diamond est le lieu le plus adéquat pour signer des contrats, pour construire les bases de nouveaux partenariats. Certains me demandent de leur réserver des alcôves. D‘autres préfèrent les tables de la salle principale, un peu en retrait, mais qui leur permettent aussi de gouter à cet atmosphère ensorcelant que génère le Diamond. Je suis ravie de constater que votre erreur de jugement n’en est plus une.

Je lui avais expliqué comment se dérouler le travail ici et comment mes employés étaient protégés. Aucun de mes clients ne pouvait faire ce qu’il voulait avec mon personnel. Nous n’étions pas dans un lieu de débauche, mais dans un night-club. Michael Hawkins ne comprenait pas vraiment pourquoi cela me tenait à cœur de posséder un personnel sérieux et épanoui.

- Mes agents de la sécurité sont là, à tout moment, prêts à venir en aide et à calmer les fougues d’un consommateur un peu trop zélé à mon gout. Chaque personne qui constitue mon personnel a avant toute chose, a passé un entretient. Ce qui est ressorti de tout cela depuis que je remplace mon père à la tête du Diamond, c’était ces questions qui revenaient sans cesse et où le personnel demandait comment cela se passait avec un client qui serait grossier ou trop entrepreneur par des gestes mal placés ou par des mots. La protection de mon personnel est donc devenue très importante pour moi. C’est comme ça qu’un établissement, comme une société, peut marcher  et perdurer.

Je penchai alors ma tête délicatement sur le côté, comme si je tentais de deviner ce qui pouvait bien se dissimuler derrière ce regard. Les mots du PDG étaient bien choisis et il amenait la conversation sur un terrain que peu d’Asariens oseraient s’y aventurer de cette manière-là : les Pacificateurs.  Je ne pouvais me montrer ni surprise, ni anxieuse devant ce nom qu’il venait de prononcer pour ne pas compromettre ce que j’avais deviné depuis ma conversation avec Aaron.  Oh bien sûr, les traitres et les parias étaient souvent cités dans une conversation. J’entendais parfois des clients récrire le monde et ses lois, mais là, ce n’était même pas un avis politique qu’il me demandait. C’était toute autre chose.  Je ne pouvais me défiler à sa question, cela aurait pu éveiller ses soupçons. C’est avec toujours ce même ton posé et poli, que je lui répondis :


- Pourquoi mettez-vous subitement en avant les Pacificateurs ? Mon père était un ministre et il m’a toujours appris qu’il faut diriger sa société d’une même de fer dans un gant de velours. Si le personnel se sent menacé ou bien mal à l’aise, cela se répercute sur leur travail, sur leurs capacités et sur la bonne marche de tout l’ensemble. Je préfère donner à tout mon personnel cette sécurité pour qu’ils effectuent un travail parfait. Comme vous avez pu le voir, les clients ne sont pas des Asariens lambda. Ils attendent un service impeccable. Un personnel à l’aise donne des résultats soignés.  Il y a des lois qui stipulent que tout Asarien peut embaucher des humains qui n’ont pas le statut d’esclaves. C’est ce que je fais au Diamond. Est-ce que cela fait de moi une infidèle à notre race ?

Je portai à mes lèvres la coupe de champagne et je ne lâchai pas pour autant l’homme qui me faisait face. J’étais imperturbable et j’avais déployé ma connaissance dans le domaine des affaires.

- Habituellement, lorsque j’entends mes clients parler des traitres comme les Pacificateurs, le ton monte vite dans la conversation. Ils s’insurgent contre ces Asariens qui ont rejoints les humains. Ils ne cessent de les critiquer, d’espérer voir un jour leurs têtes au bout d’un piquet pour montrer l’exemple. Mais vous, votre réaction est différente.  Pourquoi cela ?

Je ne pouvais me risquer à me découvrir encore une fois sans être certaine de comprendre ce qu’il avait dans la tête. Je devais lui répondre avec une grande finesse, car si cet homme était un fervent e la race supérieure, je jouais ma réputation. Je regrettai à cet instant de ne pas être télépathe ou empathe.




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Lun 19 Oct - 18:03

Apparemment, elle fut troublée par la remarque de Mike qui n'avait rien de méchante. Non, il avait voulu plaisanter un peu. Elle l'avait mal pris, ou du moins, elle avait penser que lui l'avait mal pris, ce qui était loin d'être le cas, non, il devait se détendre après une journée comme celle qu'il avait passée, alors il était loin d'avoir mal pris ce geste bien au contraire. Non, il appréciait ce geste à la fois commercial et sympathique, il devait bien l'admettre. De plus, elle ne semblait pas être le genre de femme a amadouer les gens juste pour qu'ils reviennent dans son entreprise, enfin, dans son night-club, car il était déjà réputé. Elle n'avait nulle besoin de l'entrée particulière d'un PDG comme lui puisque des entrées comme lui, elle en avait des dizaines, il n'était pas le seul PDG de la soirée, il n'était pas le premier, et ne serait sans doute pas le dernier, ça c'était sûr. Il le savait, ce geste n'avait rien de méchant, rien de bien commercial, c'était plus une tradition, comme pour montrer que la réputation de la maison n'était pas usurpé, et cela il l'avait cru dés le début. On lui avait donné des avis sur le célèbre Light Diamond, et ils concordaient tous à dire que c'était un très bon night-club, de qualité. Mike finit donc par répondre avec un sourire:

- Mademoiselle Warner... Ne voyez surtout pas votre geste comme quelque chose qui m'a insulté. Non, je plaisantais. Voyez-vous, j'ai parfois besoin de me détendre l'esprit après de grosse journée comme celle-ci, aussi usais-je un peu d'humour, mais vous semblez l'avoir mal pris, aussi, je me permets de vous le dire: je ne me suis pas senti offensé ou vexé par votre geste, non, au contraire.

Il venait de régler un premier problème, autant partir sur de bonnes base c'était essentiel, sinon, où irait-on? Il tenait donc à ce que les choses soient claires. Elle finit par lui annoncer qu'il n'avait pas l'habitude de venir signer ses contrats dans un tel lieu, ce qui était vrai, mais que cela se faisait plus souvent que ce qu'il le pensait. Elle avait tort et raison. Beaucoup de personnes aimaient signer un contrat dans un lieu comme celui-ci premièrement parce qu'il n'était pas infesté de journalistes, ensuite parce qu'il y avait de quoi se détendre. Mais là où elle avait tort, c'était que beaucoup aimait signer des contrats dans ce genre de lieux... Non, mais non justement, on ne signait ici que ce qui n'était pas important, souvent, c'était des détails, les contrats, les gros, certains préféraient les signer lors de grandes expositions, dans des lieux où on les verrait, ou alors, comme Michael dans des lieux plus privés, mais pas des night-club. Pourquoi? Parce que selon le contrat, vous aviez besoin d'un endroit calme et silencieux, apte à recevoir une délégation complété de représentants commerciaux et de petits gratte-papiers. Les night clubs faisaient donc parti des derniers lieux où un type signait son contrat bon sang, oui, parfois on signait deux trois modalités, et hop, c'était fait, on profitait ensuite de la soirée. Il répondit finalement, et pour ne pas la vexer:

- Mon erreur de jugement saura en effet se souvenir de cela. Néanmoins, comme certains PDG assez soucieux de faire les choses correctement, dans le calme et la tranquillité, je préfère tout de même un bureau tranquille, une pièce silencieuse, même si cette solution, celle qui vient de m'être proposé ce soir, ne m'a pas déplu.

Il se tut en reprit quelques gorgées d'alcool alors qu'elle répondait à ses questions. une société, selon elle, pouvait perdurer et progresser seulement si le personnel était bien protéger et disposait de bonnes protections. C'était en parti vrai, bien que pour Mike, il y avait aussi d'autres aspects. Il préféra se taire néanmoins, elle avait raison sur ce point. Les questions de protection du personnel revenaient effectivement lors des entretiens, mais elles revenaient dans les débats en actualité. Le problème, c'est qu'un humain était, de base, bien moins protégé, que ce soit au niveau de la justice ou dans le travail. Mike la laissa continuer et ne déclara rien ensuite, se contentant de hocher la tête. Elle lui avait tout simplement exprimer son point de vue. Il ne contait pas le discuter puisqu'il se rangeait de son côté. penchant un peu la tête de côté, elle finit par demander pourquoi il mettait soudainement les pacificateurs en avant. Peut-être fallait-il qu'il répète... Mais pour ses manières de faire bon sang!! la plupart des asariens embauchaient d'autres asariens, qui avaient à leur service d'autres asariens et ainsi de suite, mais enfin, il fallait réfléchir, elles étaient bien peu les sociétés qui employaient des humains aujourd'hui, on pouvait sans doute les compter sur le bout des doigts. Elle se rangea sous la loi. Elle avait raison, la loi donnait ce droit, elle n'était donc pas hors-la-loi, bien au contraire, elle était dans ses droits. Par la suite, cela relevait aussi de son éducation, et de son point de vue. Forcément, des employés qui travaillaient à l'aise allaient produire un travail signé et correct, il n'y avait rien à redire. Michael finit pourtant par reprendre:

- Mademoiselle Warner, vous êtes-vous demandé pourquoi les lois que nous avons, pour certaines, existent? C'est parce qu'il a fallu les créer, c'est parce qu'elles étaient trop nécessaires, pour rendre heureux les contribuables, pour faire croire aux humains qu'ils ont les possibilités de réussir eux aussi. Cela ne veut pas dire néanmoins que les sociétés sont obligés d'engager des humains. Non, bien au contraire. Regardez autour de vous mademoiselle.

Lui-même effectua ce geste, regardant les gens qui arrivaient, qui partaient pour certains. Il reprit en la regardant droit dans les yeux:

- Tous ceux qui viennent ici sont Asariens. La plupart, pour ne pas dire tous, sont à la tête de la société, ou occupent des postes importants. Mais dîtes-moi lesquelles embauchent des humains? Aucun, et vous savez pourquoi? Parce que s'il existe une loi, pour nous, les humains sont inférieurs, et ils ne sont pas digne de confiance, pas capable d'avoir un travail parmi nous.

C'était des paroles durs. Mais il savait qu'elle ne les prendrait pas mal. Elle était assez intelligente pour voir que c'était la vérité. Si les humains, ici étaient bien traités, c'était aussi parce que personne ne voulait trop se frotter à la propriétaire des lieux et s'attirer ses foudres, voilà tout. Combien de regards brillaient de méchanceté en les voyant, combien d'asariens étaient-ils emplis de mépris en les voyant, comme s'ils étaient incapables de rien. C'est parce que cette société ne s'était jamais donné la peine de voir ce dont ils étaient capables et voyait en elle des êtres inférieurs qu'il n'avait jamais été intégrés. Mike croyait à un monde où les humains et les Asariens pouvaient vivre en paix. Mais cette femme, contre toute attente était curieuse. Pourquoi cette réaction qui était loin de celle des autres, pourquoi? Il y avait tant de questions. Mike la regarda finalement avec un pauvre sourire et déclara:

- Notre société, contrairement à ce que l'on croit, est en pleine décadence. Regardez vos employés Mademoiselle. Ils effectuent des tâches impressionnantes et valent un Asarien. Vous êtes l'une des seules à faire ressortir quelques choses de positif: les humains sont aussi capable que les Asariens, et en cela, beaucoup devrait prendre exemple sur vous. Ils ne verraient plus des têtes à planter sur des piques, mais des ouvriers capables qui pourraient contribuer à l'évolution de notre société.

Il se tût admirant pendant un instant un rêve qu'elle avait réussi à réaliser. Elle l'avait peut-être réaliser pour elle, mais pour lui aussi, ainsi certains asariens étaient assez intelligent pour voir les humains plus que comme des esclaves ou des êtres inférieurs. Il le savait au fond de lui, elle ne pensait pas vraiment que c'était des traîtres, non, il la sentait plutôt partagé... Il finit par répondre une fois de plus:

- En 1789, la France entrait en Révolution contre son roi pour obtenir la liberté et l'égalité, En 1944, en France, les femmes obtenaient l'égalité par la loi. En 1964, les noirs étaient considérés enfin comme des êtres humains aux Etats-Unis. Vous pensaient quoi de tout ça Mademoiselle Warner? Est-ce que ces combats menés pour l'égalité étaient bons? Mauvais? Heureusement qu'ils ont eu lieu ou aurait-on dût espérer que cela ne soit jamais?

Ces questions, il se les posait tous les jours, mais le fait de les poser à haute voix, c'était aussi mener à une conclusion logique à laquelle il répondit:

- Tous les combats en faveur de l'égalité se sont déroulés dans la violence sauf celui-là... Il a pourtant fallu se battre pour obtenir l'égalité. Mais les gens n'ont pas lâchés. Ils croyaient en leurs idées parce qu'ils savaient qu'elles étaient justes. Les pacificateurs n'aurait-il donc pas leurs places eux et leurs idées? Ne pensez-vous pas qu'ils se conforment à votre vision? demanda-t-il en désignant d'un geste large son établissement.

Il la laissa à ces pensées. Par des moyens détourner, elle savait maintenant ce qu'il pensait, ce qu'il lui avait laissé entendre. Mike la regarda de son regard calme, chaleureux, oui, il existait une possibilité, l'égalité pouvait être demandée, et accordée, cela ne ruinerait pas le monde dans lequel on vivait.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Mer 18 Nov - 17:49


J’avais mal déduis les propos de l’homme qui se tenait assis face à moi. Il n’avait pas été vexé par mon intention de lui offrir une consommation, c’était une sorte de trait d’humour qu’il avait voulu mettre en avant. J’acquiesçai en hochant de la tête. C’était une manière de lui dire que je saisissais mieux ses paroles. Il n’était pas le seul homme d’affaires à venir se détendre au Diamond après une longue journée harassante. D’ailleurs une de mes serveuses arriva à point nommé et posa un nouveau verre et une nouvelle coupe de champagne sur la table que je remerciai d’un sourire. J’étais la patronne comme aimait souligner mon frère, mais ce n’était pas pour cela que je devais prendre mon personnel pour mes esclaves. Casey, lui, avait plus l’habitude d’élever la voix, de se montrer autoritaire et d’être froid. Nous étions différents sur les méthodes à employer avec notre personnel. La conversation s’enchaina sur les exemples de nombreux contrats que j’ai pu voir de loin, signer entre deux parties. Le PDG de la KA CORP était quant à lui, plus à l’aise dans un endroit calme.

- Moi-même j’aime pouvoir réfléchir et me concentrer dans un endroit tranquille pour de futurs contrats, mais cela ne m’empêche pas d’inviter mes futurs partenaires à se détendre autour d’un verre. C’est toujours plus agréable. Et puis, il n’y a pas de règles à suivre, tant que nous arrivons à obtenir ce que nous voulons de notre interlocuteur, que les échanges se passent le mieux possibles, c’est ce qui est le plus important pour des personnes comme nous, à la tête d’une société et d’un établissement.  

Mes clients savaient qu’ici, ce n’était pas un établissement de débauches. Mon personnel était considéré et protégé. Mes agents de la sécurité veillaient tout autant à la sécurité des personnes qui venaient se détendre qu’à celle de mes employés et quelle que soit leur nature, ce qui avait éveillé une certaine curiosité et intérêt chez l’Asarien. Je sentais qu’il y avait autre chose derrière les mots de cet homme et qu’il essayait de sonder mes réactions. J’aurai aimé qu’Aaron soit présent, sa télépathie aurait pu me guider dans ma façon de me comporter. Alors, je fis la seule chose sur laquelle je pouvais avoir confiance : la louve qui se terrait au creux de mon ventre. Elle était le moteur de mes sentiments. Elle captait les mauvaises ondes qui pouvaient m’entourer et au contraire, elle pouvait me pousser vers des personnes dont elle semblait avoir confiance. Depuis le début de ma rencontre avec Michael Hawkins, elle était paisible et je ne percevais aucune peur, aucun grondement de sa part. Cet homme était différent, pouvait-il être comme … Aaron ? Un animal sauvage sait reconnaitre les dangers des pièges psychiques, mais devais-je vraiment me dévoiler à lui ? Et si c’était un piège ?  J’inspirai très lentement et un bref instant, je fermai mes yeux pour  capter l’essence de ma louve. Elle n’était pas sur la défensive et au contraire, elle était dans un état d’assurance comme avec Aaron. Lorsque mes prunelles ambrées se reposèrent sur le visage du PDG, je sus alors que je devais tout tenter pour lui faire comprendre que ma façon de penser était proche de la sienne. Lui aussi, il jouait beaucoup en me posant des questions qui auraient semblées intrigantes pour nombreux d’entre nous.  J’avais fait en sorte de dissimuler mes actes derrière les lois de notre cité. Personne ne pourrait me montrer du doigt ou dire que j’étais une traitresse. Peu d’Asariens embauchaient des humains et leur donné un salaire. Cela leur était inconcevable. Les humains étaient là pour servir pas pour vivre. Mes pensées firent écho aux paroles du PDG. Il disait tout haut ce que je pensais tout bas. Je suivis du regard son geste et j’observai les allées et venues de mes clients dans la grande salle principale. Ses mots étaient durs et implacables, mais c’était malheureusement la vérité sur notre société. C’était la première fois que j’avais ce genre de conversation avec un Asarien, qui se dévoilait ainsi à moi, à part Aaron, et encore que notre échange avait été mâtiné de sous-entendus, car il n’avait jamais voulu me voir en danger à cause de ses combats. Michael Hawkins avait sa façon plus personnelle de se mettre en avant, de me guider vers la voie qu’il voulait que j’emprunte pour mieux percevoir ce qui nous unissait secrètement.

- Les humains nous sont inférieurs depuis l’instant où le SEER a vu le jour. Je pense sincèrement que le créateur de ce sérum n’a jamais voulu que l’Humanité soit scindée en deux races bien distinctes : entre les Puissants et les Faibles. Son sérum devait servir à aider et à développer des projets et des technologies immenses, mais des âmes damnées ont détourné cette invention et elles ont vu cela comme une avancée prodigieuse pour leur intelligence. Et comme toujours, les plus riches ont pu se l’offrir, les plus démunis se sont vus réduire en esclavage.

Où serions-nous aujourd’hui si les Humains n’avaient pas déclenché l’apocalypse sur Terre pour se libérer du joug de leurs bourreaux ? L’ancienne Terre existerait-elle toujours comme nos ancêtres l’ont connue ?

- Notre société est en pleine déchéance, oui, mais personne ne la voit. Tous se complaisent dans cette effrayante domination et luxure. J’essaye de poursuivre l’œuvre de mon père comme je peux. Il était ministre et un soir son bureau a explosé. Qui peut savoir pourquoi on a voulu le faire taire …

Dis-je à en baissant ma voix et en me penchant vers lui. La musique et les conversations voisines couvraient notre échange et c’était bien mieux ainsi. Les Asariens possédaient une ouïe très développée et je ne tenais en aucun cas à éveiller les soupçons sur nous deux.

- Les combats pour l’égalité sont toujours bons, Monsieur Hawkins, mais ils sont très mal vu par les Dirigeants de toute société. Les Pacificateurs auraient leur place dans un tout autre contexte. Aujourd’hui se sont des traitres. Personne ne connait leur identité, mais vous pensez bien qui si l’un d’entre eux tombent entre les mains de la Milice, il mourra sous les tortures. Alors, ces Pacificateurs se cachent et ils essayent de faire avancer leur combat dans l’ombre. Ils ne peuvent pas se permettre de se mettre en avant, de se dévoiler, car ça serait la fin de leur l’idéal. Mais ils existent … Ils sont quelque part parmi nous … Ils observent et agissent de façon à entraver ceux qui nous gouvernement.

Je me levais de mon siège et je contournai avec la grace qui m’était donnée le PDG pour me placer derrière lui. Les clients penseraient à une sorte de jeu de séduction entre la maitresse des lieux et  cet homme. C’était en quelque sorte ce que je voulais donner comme image pour qu’on puisse discuter sans qu’on nous trahisse.  Je me baissai lentement pour lui murmurer ces mots à son oreille.

– Aurions-nous un combat en commun ? Peut-être même des amis en commun Monsieur Hawkins ?




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Mar 24 Nov - 18:32

La dirigeante des lieux était... Oui, plus qu'intelligente. Elle était une femme qui savait user de moyens pour obtenir ce qu'elle voulait. Elle était à la fois commerçante et grande PDG, elle savait mêler son affaire avec le plaisir, et elle savait comme détendre, calmer, apaiser, pour obtenir ce qu'elle désirait. De toute manière, Mike se doutait bien qu'elle n'était pas idiote et qu'elle savait user de ses charmes et des atouts de son entreprise pour obtenir quelque chose. On ne pouvait pas le lui reprocher, c'était une femme censée, qui tenait à merveille son rôle de meneuse du Light of Diamond. Mike devait admettre qu'elle avait réussie, la preuve était devant lui: Un établissement parfait, qui attirait à lui une clientèle de qualité, que reprocher à un tel établissement? En ce qui concernait les contrats, si Mike était vieux jeu, il concevait le fait que chacun pouvait avoir sa vision des choses. Il préférait les signer à la bonne vieille méthode, mais acceptait les nouveautés comme ce soir, par contre, il ne pouvait pas admettre que tous les contrats soient signés dans un te endroit. ça non. Il y a des contrats avec lesquels il était intraitable, et ses employés, tout comme les entreprises au service de la KA. Corps le savaient très bien. Mike avait une réputation d'un homme froid mais correct, inventif mais inflexible parfois, classe mais qui savait se détendre. Bref, autant de contradictions qui faisaient de lui un homme parfois difficile à cerner, mais qui n'en restait pas moins un homme réputé dans le monde des affaires.

Par la suite, elle parla de l’infériorité des humains. C'était un débat, chacun pouvait y avoir son avis, chacun pouvait défendre sa thèse bien que certaines conclusions soient logiques, comme par exemple la supériorité asarienne en ce qui concernaient les capacités physiques. Michael, qui connaissait la descendante du créateur de ce sérum était bien placé pour savoir que son créateur n'avait pas eu de mauvaise intentions, mais au fond, n'aurait-il pas dû s'en douter? En effet, c'était une chose qui devait arriver, il était obligé que les plus riches y aient accès à l'inverse des plus pauvres qui ne pourraient qu’espérer. Aujourd'hui, si Mike devait admettre que le sérum leur avait donné des capacités impressionnantes, il avait fait plus que coupé la société en deux groupes bien distincts. Non seulement il y avait deux groupes bien distincts, mais en plus, ces deux groupes allaient désormais s'offrir une lutte à mort sans compromis et ce serait le plus fort qui régnerait. C'était véritablement une lutte entre deux fauves dont l'un étaient désavantagés, mais pas moins capable que l'autre. Dans tout cela les pacificateurs prenaient place et tentaient de faire entendre les deux partis. Bien sûr, celui qui avait le pouvoir ne voulait pas le partager, celui qui le voulait ne voulait plus de l'ancien pouvoir. Véritable révolte, Mike avait peur que cela finisse en une véritable révolution et qui disait révolution disait aussi massacre. Chaque guerre était accompagné de ces morts, chaque massacre de ces carnages. parfois on se demandait si les hommes avaient sût faire autre chose que manier une arme pour détruire leurs semblables, mais il semblait que ce n'ai jamais été le cas. Certains disent que la première préoccupation de l'homme c'est manger, parfois on aurait pu penser que la première préoccupation ait été les moyens de faire la guerre. Mike n'allait pas s'éterniser dans ce débat et hocha la tête en accord avec ce qu'elle avait dit.

Par la suite, elle enchaîna sur le fait que personne ne voyait la déchéance de la société, que personne ne la voyait, cette société presque décadente en terme de moral. La luxure, le plaisir, la domination semblaient être les maîtres mots ici désormais en Asaria. Il ne pouvait admettre qu'elle avait en partie raison, mais pas totalement. Cette déchéance, cette luxure, c'est le gouvernement qui la mettait en place. ça n'avait eu toujours qu'un but, détourner le reste des asariens, leur donner un but, un objectif, un moyen de détourner leurs esprits afin que ce gouvernement puisse encore mieux agir. Car il était clair qu'il n'y avait ici ni république, ni quelconques libertés, non, l'on vivait sous une dictature imposé, véritable régime de tyrannie. Mais il fallait bien s'attirer les grâces du peuple, et cacher les parties obscurs de ce système politique derrière un masque de plaisir, de fausses libertés, c'était en fait la meilleure solution à appliquer. La déchéance, le gouvernement la voyait bien, mais il ne ferait rien pour la stopper. pourquoi la stopper d'ailleurs alors qu'elle était si utile à leur cause? Par la suite, d'autres personnes la voyait. Elle, puisqu'elle en parlait, lui, bien sûr, les pacificateurs, et d'autres asariens n'étaient pas stupide, mais comme elle le disait si bien avec l'exemple de son père... Ceux qui en savaient trop, on les faisait taire, alors autant fermer son clapet et ne pas trop réfléchir. C'était la solution que plusieurs avaient choisis au point qu'ils ne se posaient même plus de question. Mais si un jour les rôles s'inversaient... Le gouvernement aurait intérêt à prier pour que les hommes ne se lancent pas dans une véritable chasse à l'Asarien.

Michael rejoignait effectivement les dires de l'asarienne. Les pacificateurs protégeaient leur identité, et ce n'était pas pour rien. Si l'un d'entre eux était pris... Qui sait ce qu'il risquerait de lui arriver... La milice dispensait au traîtres les mêmes tortures qu'aux hommes ou aux esclaves qui se rebellaient. Inutile de le dire, ces tortures étaient la plupart du temps insoutenables et ceux qui y étaient soumis avaient deux choix: Dire ce qu'il savait, ou mourir. Certains préféraient la mort, d'autres disait tout, mais finissait tout de même par mourir que ce soit sur long terme ou court terme. Elle semblait en connaître un rayon sur les pacificateurs, oui ils se cachaient, oui ils combattaient dans l'ombre, mais comment pouvaient-elles le savoir si elle n'était pas une pacificatrice, car il était persuadé qu'elle n'en était pas une bien que son mode de pensée ne soit pas très différent. Mike ne savait pas encore s'il pouvait lui faire confiance, il hésitait à vrai dire. Pris entre cette envie de creuser plus loin, et cette envie de se tenir pour éviter les ennuis, il se renferma. Au fond de lui, il savait que quelque parts était tapis un fauve. Souvent, Mike se fiait à l'instinct de l'animal qui l'animait plus qu'à son propre instinct. Mais il était rare que l'homme aille jusqu'à se fier au félin puisqu'il prenait les décisions avant. Pourtant, aujourd'hui, il devait être sûr. Il lui semblait entendre un grondement amical. Mais comment être sûr. La sensation qu'il ressentit alors qu'il touchait ua plus profond de son être était positif. Pendant ce temps, elle s'était levée. Elle était à présent derrière lui et il ne bougea pas d'un pouce. Elle termina sur une question très claire et très nette. Mike se leva, et se tourna vers elle. Il déclara alors en inclinant légèrement la tête vers elle pour qu'elle soit la seule réceptrice de ce message:

- Un combat en commun, c'est fort probable mademoiselle, quand à ce qui est des amis... C'est là aussi fort possible.

Il s'arrêta, la regarda comme s'il la détaillait. Il savait quel jeu elle jouait, il devait jouer le même pour éviter tous soupçons, c'était mieux pour tous les deux. Il finit par s'approcher d'elle un peu plus au point de n'être plus qu'à un souffle au point de pouvoir la regarder droit dans les yeux et de voir jusqu'aux petites ombres qui jouaient dans ses cils. Il déclara alors d'une voix basse.

- Je serais ravi de continuer pareille conversation dans un lieu où les murs ont moins d’oreilles... Vous me semblez fort intelligente, et vous exprimez des opinions peu communes... Du moins pour une asarienne.

Il s'éloigna d'un pas comme pour la laisser réfléchir.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Dim 27 Déc - 19:50

Spoiler:
 


Mon destin devait être tout tracé, sans vraiment d’originalité. J’étais la fille d’un Ancien, d‘un ministre qui avait trouvé la mort dans l’explosion de son bureau. J’étais issue d’une grande famille dont le prestige n’était plus à faire. Mon frère Casey et moi-même, nous avions repris l’établissement familial pour le rendre encore plus majestueux. J’avais voulu suivre les traces de notre père, pas dans la politique, mais dans cette gestion bien spéciale et remarquable qu’il avait toujours eu par rapport à son personnel et à la prospérité du Diamond. Mon frère possédait le même était d’esprit que tous les mâles de sa génération. Il était très beau et il savait séduire et amadouer bien des femmes. Il ne supportait pas les humains qui n’étaient pour lui que des serviteurs et des esclaves qui devaient obéir aux plus Puissants.  Nous nous butions très souvent devant cet aspect des humains et cela depuis que j’avais eu dans ma vie passée un esclave du nom de Caleb. J’avais alors touché du doigt une autre vision, peut-être grâce à cet humain et si j’avais lutté contre cela, j’avais dû admettre que je n’étais pas faite pour asservir les autres. Je n’avais pas cela dans mes gênes, pas comme mon frère.

Peut-être était-ce cela qui m’avait fait croiser la route d’Aaron. Je savais qu’il n’y avait pas que les bonnes intentions. Notre animorphing nous avait largement aidé de son côté pour dessiner ce rapprochement qui était devenu inévitable. Si à cette époque-là, je ne connaissais rien de mon pouvoir, aujourd’hui, il était une partie entière de moi. Une partie que je ne pouvais pas occulter et avec laquelle je devais apprendre à vivre et à faire confiance aussi. Aaron m’avait appris tout cela, avec beaucoup de patience. J’avais dû m’ouvrir à ma part animale et à reconnaitre, ressentir ses vibrations en moi. Ce soir, ma louve était tapie tout près de moi, elle avait assisté à cet échange particulier entre le PGD de la KA CORP et moi. Tous mes sens étaient aux aguets et j’avais épié la moindre de ses réactions qui n’étaient jamais venues. Je comprenais que cet Asarien n’était pas un danger pour moi, qu’il pourrait devenir un allié. Ses sous-entendus n’étaient pas restés sourds à mon oreille. J’avais deviné ce qu’il était comme je l’avais deviné pour Aaron sans jamais qu’il ne me dise ouvertement son combat pour ne pas me mettre en danger. Il me disait toujours que mieux j’en saurai mieux je serai à l’abri. Mais tôt ou tard, j’allais devoir aller de l’avant et approcher ces autres personnes qui étaient comme lui.

Il était temps de savoir si ma louve m’avait conduite sur le bon chemin face à Michael Hawkins. Pour en être certaine, nous devions nous retrouver en tête à tête, dans une pièce où personne ne pourrait nous surveiller. Où nous serions libres de nos paroles et de nos gestes. Je devais redevenir la maitresse du Diamond, la Jessica Warner charmeuse qui savait attirer les hommes par sa silhouette aux formes généreuses et par son jeu de séduction. Quelques mots à l’oreille de Michael Hawkins. Des paroles susurrées que beaucoup penseraient à une invitation au plaisir pour une nuit d’ivresse entre mes draps, mais ce n’était pas le cas. Ce n’était qu’une illusion à donner à mes clients et aux plus curieux. Mon invité joua le jeu et se redressa de la banquette pour me fixer de son regard magnifique. Il s’était rapproché de moi en jouant le jeu du désir que je venais d’inventer entre nous deux.  Je glissai mon bras sous le sien et je lui offris mon plus beau sourire.

- Suivez-moi. Mon bureau est l’endroit le plus sûr que je peux vous proposer avec  mon appartement. Mais je ne reçois que des personnes intimes. C’est mon jardin secret. Un lieu qui n’a plus rien à voir avec la propriétaire du Diamond. Pour le moment, mon bureau suffira Monsieur Hawkins.

Je l’entrainai avec moi en direction de mon bureau. Il se trouvait au fond de la salle principale. Je pouvais donc y avoir accès quand je le désirai et plus encore, comme il allait le remarquer. Je le fis entrer et je refermai la porte. J’avais depuis plusieurs mois refait toute la décoration du sol au plafond en passant par les meubles. Mon agression par Damien Stark restait encore bien vive en moi et je ne supportais plus de revoir la scène se jouer sous mes yeux tous les jours.

- Je vous en prie prenez place dans un des fauteuils ou sur le canapé. Je ne vais tout de même pas vous inviter à prendre place à mon bureau. Nous ne sommes pas là pour affaires.

Je nous servis les mêmes verres que nous buvions déjà au Diamond et je les déposai sur la table base. Je m’installai près de lui, sur le divan tout en croisant mes longues jambes qui se dévoilaient grâce au jeu de voilages de ma robe de soirée. Je repris la conversation là où nous nous étions arrêtés.

- J’exprime des pensées peu communes, mais rarement aussi ouvertement. Vous avez pris un gros risque Monsieur Hawkins de me conduire sur cette voie sans savoir ce que je pensais réellement. Je possède le don animorphisme. Je peux me transformer en Louve. Cette louve est une partie intégrante de ma personnalité. Il n’y a pas de limite entre la femme et la Louve. Chacune exprime ce qu’elle ressent de manière différente, certes. Il n’y a pas de dualité entre elle et moi. Elle me guide. Elle me protège et me montre mes amis et mes ennemis. Vous ne faites pas partie de mes ennemis … Elle a confiance en vous et je vais faire de même.

J’avais beaucoup de questions à lui poser et j’espérais que maintenant à l’abri dans mon bureau, Michael Hawkins me montrerait son vrai visage.

- J’ai un ami qui est comme vous. Il m’a révélé son combat sans vous trahir. Ses mots étaient bien mesurés pour que je puisse me faire une idée sans qu’il ne mette en avant un nom. Vous êtes un Pacificateur comme lui, n’est-ce pas ?




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Sam 9 Jan - 15:10

Finalement, après une petite réflexion, elle prit son bras et l'entraîna. Elle s'était décidée à lui accorder ce qu'il demander, un endroit calme et tranquille pour discuter en paix, sans oreilles indiscrètes autour d'eux, ce que Michael préférait largement à la salle où traînaient toutes sortes d'individus plus ou moins liés au gouvernement. Il joua le jeu jusqu'au bout, nécessité obligatoire pour faire croire à tous les clients que la dame invitait cet invité un peu spécial à passer une bonne soirée... Ce qui n'allait pas être le cas, mais autant jouer ce jeu-là, insoupçonnable aux yeux de tous. Elle lui annonça que son bureau était un lieu secret où seules les personnes intimes étaient conviés, et il s'en doutait. Pour le moment argua-t-elle, le bureau suffirait, et il pensait la même chose. Le bureau serait amplement suffisant. Il se trouvait au fond de la salle de réception, et lorsqu'ils furent rentrés, elle referma délicatement la porte alors qu'il contemplait le mobilier qui respirait le neuf et la propreté. Il correspondait bien à la maîtresse des lieux de l'avis de Michael qui n'osa faire aucune critique. Premièrement parce qu'il n'avait aucune critique à faire, deuxièmement parce que cela lui importait peu et qu'il n'était pas chez lui de toute manière.

La belle dirigeante du club l'invita à s'asseoir arguant que les fauteuils ou le canapé seraient sans doute plus confortable que les chaises du bureau pour une conversation. Il s'assit donc dans le divan, constatant le confort évident qu'il dégageait et que Mike appréciait tant. Jessica resservit alors les deux coupes et en tendit une à Mike dont il se saisit délicatement, mais n'osa pas y toucher pour le moment. S'il aimait, et tenait bien l'alcool, il avait appris à ne pas en abuser, et dans ce genre de situations, avoir l'esprit clair, concentré allait être nécessaire, aussi préféra-t-il poser son verre un instant, laissant la maîtresse des lieux s'installer là où elle le désirait alors qu'il contemplait le bureau. Plus chic que le sien, évidemment, il gardait tout de même une notre très professionnelle mais restait effectivement, un lieu intime. Le PDG préféra garder la boucher fermée. Après tout c'était elle qui l'avait invitée, autant qu'elle commence donc l'échange, d'autant que comme elle l'avait précisée tout à l'heure, ils n'étaient pas là pour affaires. Si tel avait été le cas, Mike aurait peut-être été plus bavard, quoique même là, il savait tenir sa langue et attendre le bon moment. Jessica lui apparaissait comme une femme raffinée, certes, mais aussi mystérieuse, l'invitation n'était pas là pour le plaisir, ni pour affaires, il le savait bien. Il y avait un sujet qui travaillait la jeune femme, et elle savait que le pacificateur avait probablement des réponses à ses questions, quoiqu'il n'en mettrait pas sa main à couper. Si ils avaient jouer un jeu long, dangereux, se testant mutuellement l'un et l'autre tout à l'heure, ici, la situation changeait radicalement, fini les petites énigmes ou les mystères, ils allaient jouer à découvert carte sur table, et c'était le moment pour Mike de savoir si oui ou non il avait eu raison de jouer un jeu pareil. Non pas qu'il était mauvais joueur, mais plutôt parce que la défaite ne signifiait pas seulement l'échec mais un arrêt de mort certain.

Lissant sa robe, la jeune femme s'assit à ses côtés, délicate fleur qui n'en cachait pas moins une certaine force de caractère et qui était dotée d'épines assez... Piquantes, du moins, si Michael en croyait ce que l'on racontait sur la splendide brune. Elle ne tarda pas à commencer finalement, avouant à Mike qu'il avait pris de gros risques. "Qui ne tente rien n'a rien" pensa-t-il, bien qu'il était vrai qu'il avait pris de gros risques, et il l'admettait lui-même sans mal. Néanmoins il avait voulu savoir, et maintenant, il se doutait que si elle l'avait fait venir là, ce n'était pas pour le trahir. Le calme du félin qui dormait en lui le rassurait... Après tout, un tigre ne dormait pas s'il se savait menacer, alors Mike pouvait continuer. La gérante du Light of Diamond lui déclara alors qu'elle possédait le pouvoir d'animorphing. La louve était son animal. Ce qu'elle faisait là était déjà une certaine marque de confiance car révéler l'un de ses pouvoirs, c'était sortir une carte importante du jeu que l'adversaire pouvait connaître. Elle prit le temps de lui expliquer pourquoi elle lui faisait confiance... En fait, c'était justement à cause de cette louve et Mike n'en fût pas trop surpris quoique lui-même devait admettre que sa relation avec le tigre n'en était pas encore arrivé à ce stade bien qu'elle évoluait. Il y avait aussi le fait que Mike n'avait pas trop travaillé ce pouvoir là et s'était centré sur les deux autres. Mais lorsqu'il se sentait menacer où qu'il était pris d'une violente colère, il lui arrivait de laisser le tigre prendre le dessus, et alors là... Gare, car ce tigre n'était que haine et colère, du moins, c'était ce qu'il était le plus souvent. Mike n'avait pas poussé sa relation avec l'animal comme l'avait fait Jessica Warner quoiqu'il commençait à le faire de plus en plus sans pour autant en faire une priorité. Lorsqu'elle annonça que la louve avait confiance en lui et qu'elle allait faire de même, il préféra ne rien dire et laissa planer le silence.

Le silence ne fût pas bien long. Il fût vite brisé par la jeune femme qui alla droit au but en posant une question à laquelle Michael s'attendait plus ou moins. Elle lui demander s'il était un pacificateur. Question gênante à laquelle il pouvait avoir du mal à répondre, et à laquelle il pouvait répondre par un mensonge bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Pourtant, la jeune femme lui avait fait confiance, elle lui avait révélée l'un de ses dons, et il le sentait, il n'avait rien à craindre quoique lui révéler cela ne l'enchantait pas non plus. Pourtant, elle avait posé la question comme si elle savait la réponse, c'était une sorte de question dont elle avait la réponse, non, en fait tout ce qu'elle voulait, c'était la confirmation de ce qu'elle pensait de lui. Ce qui tracassait le plus le riche PDG, c'était cet homme dont elle parlait, ou plutôt cet ami. Qui cela pouvait-il être? Mike était curieux de le savoir. Il finit par laisser planer le silence avant de la regarder et déclara:

- Je fais effectivement parti des pacificateurs. Belle déduction.

Il se leva, prit son verre et en but une longue gorgée. Finalement, il risquait d'en avoir besoin ce soir. Il se retourna vers la jeune femme qui semblait en attendre plus de lui. Il avait pourtant répondu, il ne pouvait rien ajouter de plus. Répondre aux questions, ne pas s'étaler, et pour un homme qui était parfois froid, peu bavard, c'était ce qu'il faisait de mieux... Mais pas toujours il devait bien l'admettre. Il finit par dire:

- Vous comprendrez que lorsqu'une information pareille vous est révélée... Elle ne doit pas être transmise à tous. Cependant, j'ai moi aussi une question: Qui est cet ami qui aurait pu vous mettre sur la piste?

Elle hésita, il le vit clairement. Elle ne voulait pas tout dire. Si elle lui faisait confiance, elle n'était pas prête à tout révéler, et il le comprenait sans mal. Finalement, il fit tourner lentement le liquide aux douces saveurs dans son verre, reprit une gorgée et déclara devant cette hésitation et surtout son silence:

- Je comprends tout à fait ce que vous ressentez mademoiselle Warner, je me montre peut-être un peu indiscret, mais vous comprendrez que la sécurité du groupe passe avant tout, bien que je pense qu'il n'ait pas fait d'erreurs à votre sujet lorsqu'il vous à laissé entendre qu'il était pacificateur.

Mais comment lui annoncer bordel? Pour la première fois Mike hésitait. Il ne savait pas comme s'y prendre. Non, ce n'était pas la première fois, mais il savait que c'était rare. Que lui dire? Qu'il avait besoin de savoir qui c'était car un membre du groupe manquait à l'appel? Lui dire que son contact avait peut-être des informations pour le PDG. Non, autant ne pas lui dire comme cela. Il revint s'asseoir sur le divan, posa son verre, croisa ses mains et la fixa intensément avant de déclarer:

- Je sens que vous êtes curieuse et que vous avez beaucoup de questions. Je veux bien y répondre à la seule condition que vous me disiez qui est votre ami...

Il s'arrêta là de peur de trop en dire... Et il n'avait pas intérêt à en dire trop.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Ven 22 Jan - 11:36




J’aurais aimé qu’Aaron soit présent ce soir, mais peut-être que Michael Hawkins ne se serait pas présenté à moi aussi facilement. C’était peut-être tout simplement écrit que je rencontre le PDG de la KA. CORP dans ces conditions-là. Il était assez étrange pour moi de voir comment je pouvais réagir différemment quand je n’étais pas la Maîtresse du Diamond, quand le masque de la sulfureuse latine tombé pour laisser place à l’Asarienne dont la vie n’avait cessé de d’évoluer, de se transformer depuis cette dernière année. Puisque ma louve tapie au creux de moi ne montrait aucun signe de méfiance envers cet homme, je l’avais conduit dans mon bureau où nous serions plus à l’aise pour discuter d’un sujet délicat. A l’abri dans cette pièce, il n’y avait plus tous ces yeux indiscrets, nous étions plus libres pour échanger. L’invitant à prendre place dans le divan, je revins près de lui avec deux coupes de champagne. C’était à moi de briser ce silence, de continuer dans le même sens notre conversation qui avait débuté un peu plus tôt dans la soirée.

Avant cela, je devais lui faire comprendre pourquoi je n’étais pas inquiète à son sujet. Je lui dévoilai l’un de mes pouvoirs que j’apprenais lentement à maîtriser. Mon avatar canidé me guidait vers mes alliés et me donnait la force de m’opposer à  mes ennemis. Michael Hawkins  n’était pas une menace pour ma Louve et c’était tout ce qui m’importait. Les non-dits et les sous-entendus allaient devoir éclater pour en faire sortir la vérité. Je me lançai la première en lui faisant comprendre que j’avais deviné son appartenance au groupe des Pacificateurs. J’étudiai avec grand intérêt son regard. Mon souffle se fit plus court et j’étais suspendue à ses lèvres. J’espérai du fond du cœur ne pas me tromper, de ne pas avoir mis Aaron en danger. J’imaginai sans mal si tout ceci n’était qu’un leurre, la tristesse de mon Loup de l’avoir trahi si facilement en dévoilant son secret à un inconnu. Le silence devenait une véritable torture quand il affirma enfin ce que je venais de dire. Les battements de cœur s’accélérèrent à cet instant précis et mon sourire se forma sur mes lèvres, peignant une délivrance et un soulagement non feint.

Le PDG de redressa. Je ressentais sa nervosité. Il jouait terriblement gros et même si je n’avais pas pour le moment le bon recul pour analyser totalement ce qui se passait sous mes yeux, je devinais son malaise. Il dévoilait ce qu’il gardait secrètement, ce qu’il protégeait le plus pour permettre de composer avec ce double-jeu, cette double vie dans notre société. Je lui en étais reconnaissante de m’avoir donné cette marque de confiance. Il désirait connaitre l’identité d’Aaron. J’avais hésité et il l’avait perçu. Si cela ne tenait qu’à moi, je n’aurai pas été indécise. J’inspirai lentement pour me donner du courage et me laissait le temps de réfléchir à tout ce qu’il venait de me dire. Michael Hawkins se réinstalla près de moi et je sus que je lui devrai des éclaircissements sur tout cela.

- Je sais que vous venez de vous dévoiler à une inconnue, que cela comporte de nombreux risques de laisser tomber le masque. Un masque qui vous protège et vous permet d’errer au milieu de la société sans que personne ne puisse se douter de quoi que ce soit. Une forme d’illusion que vous donnez aux autres pour dissimuler et préserver votre combat et votre appartenance à ce groupe. J’ai bien saisi la portée de votre confession et je vous remercie de m’avoir accordé votre confiance.  

Je posai ma coupe de champagne sur la table basse tout en cherchant mes mots qui lui prouveraient que j’étais honnête avec lui. J’allais devoir m’expliquer à la place d’Aaron, et je n’étais peut-être pas certaine qu’il apprécie ce genre de liberté venant de ma part. C’était de toute manière un peu trop tard pour reculer.

- Vous  n’êtes pas indiscret. J’ai surtout du mal à parler à la place d’une autre personne absente. J’aurais préféré qu’il soit avec nous, mais il est de garde au Centre de Recherches. Cet ami se nomme … Aaron Williams.

J’attendis une réaction de sa part, une lueur dans ses yeux qui me prouveraient que ce nom lui était familier. L’attente devenait insoutenable.

- Si je suis la gardienne de votre secret, Monsieur Hawkins, pourriez-vous en faire autant de votre côté ? Je suis fille d’un Ancien et ministre qui a trouvé la mort dans l’explosion de son bureau. Mon éducation et ma situation sont certainement proches des vôtres. On doit donner le change dans ce monde pour ne pas être soupçonnés et avoir encore une certaine liberté d’agir à notre convenance.

La liberté d’agir ? Je doutais de mes propres paroles à cet instant. Je n’avais jamais plus eu la possibilité d’agir à ma guise dès l’instant où ma vie avait été chamboulée par la présence de mon seul et unique esclave : Caleb. J’avais dû cacher ma liaison et aujourd’hui, je cachais la Cause du combat que livrait Aaron. Je pouvais effectivement m’afficher aux bras du beau blond, mais la mascarade était toujours bien présente.

- Il s’était toujours montré très discret, encore aujourd’hui. Il veut me protéger et moins j’en saurai sur vous tous, mieux je serai en sécurité.  Pourtant j’aimerais en savoir davantage. Aaron prend beaucoup de risques et de plus en plus … J’ai ressenti un danger, une sensation étrange autour de lui. J’aimerais savoir si je peux compter sur vous, sur quelqu’un du groupe. Comment vous contacter s’il a besoin de vous et … moi … de vous ?

Je n’étais pas superstitieuse, loin de là, mais depuis cette après-midi dans mon appartement où nous devions partir en balade, quelque chose m’avait interpellé sans vraiment pouvoir analyser  ce phénomène qui s’était passé entre nous deux.

- Comment êtes-vous devenu Pacificateur, Monsieur Hawkins ?  Qu’est-ce qui vous a poussé à faire confiance en des Humains ? Si vous me permettez mon indiscrétion, bien sûr …




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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Jeu 28 Jan - 12:20

La jeune dirigeante du Diamond avait très bien compris que Mike prenait de gros risque. Il s'exposait clairement à une personne qu'il connaissait seulement depuis quelques minutes à peine, chose risquée, mais nécessaire. Si cela n'avait tenu qu'à Mike, il aurait peut-être évité que la conversation en arrive là, il aurait sans doute menti, ou alors, il aurait détourné ses propos. Mais la jeune femme qui lui faisait face avait clairement émis des opinions qui ne ressemblaient en rien à la société actuelle et il était désormais claire qu'elle ne supportait pas toutes les actions de la société asarienne. Mais ce qui avait poussé Michael à révéler son appartenance aux pacificateurs, c'était parce qu'elle semblait connaître un pacificateur. A l'heure actuelle, Mike était confronté à un problème de taille... L'un des pacificateurs ne répondait pas à l'appel. C'était une chose problématique, mais plus que problématique, c'était aussi un danger. D'autant que cette personne disparue avait une importance capitale puisqu'il s'agissait d'un scientifique important qui était plus qu'utile au groupe. Si Mike ne le connaissait pas personnellement, ce n'était pas le cas d'Amaria qui était venue se confier à lui dans son bureau. Depuis, le signalement du pacificateur en question avait disparu des écrans. C'était le silence radio le plus totale. Michael s'était évertué à pirater les systèmes de caméra de la ville, il n'avait pas hésité à aller mettre son nez dans des affaires qui ne le concernaient pas vraiment, pour découvrir ce qui avait bien pu arriver au pacificateur en question. Pour l'heure, il ne savait rien et la belle latine le remerciait de sa confiance. Il était vrai qu'il ôtait un masque qui le préservait de la persécution si l'on pouvait parler ainsi, et ôter un tel masque était dangereux. Pourtant, dans de telles circonstances, Mike était prêt à jouer la pari.

La jeune femme posa son verre sur la table, avant de finalement lui déclarer qu'il n'était pas indiscret. Elle avait tout simplement du mal a s'exprimer pour quelqu'un d'autre, ce qui était largement compréhensible. Même Mike avait parfois du mal à s'exprimer pour les autres, en particulier lorsqu'il était au phœnix et qu'il devait donner des ordres ou prendre des décisions dont il n'était jamais sûr qu'elles soient bonnes. Par chance, Mara assurait un très large partie du travail désormais, et elle avait repris son rôle de leader à plein temps ce qui avait permis à Mike de se libérer et de ne s'occuper que de petit détail quoique le rôle de co-leader soit parfois complexe et difficile. Lorsque la jeune femme déclara que son ami était de garde au centre de recherche, Mike en fût convaincu, il ne pouvait s'agir que d'Aaron... Et le nom qu'elle prononça fût bien celui-ci: Aaron Williams. Michael évita tout geste, tout regard, toute émotion qui le trahirait qu'il connaissait cet homme. Il ne pouvait pas laisser entendre à la jeune femme des choses dont il n'était pas encore sûr. Aaron avait, pour les pacificateurs, disparu des écrans radars, il ne restait plus qu'à espérer que tout cela soit normal. Il arrivait parfois que les pacificateurs ne se montrent pas, de peur d'être découvert et on avait plus trop de nouvelles, mais ils finissaient toujours par réapparaître. Aaron n'était pas réapparu lui...

Elle continua finalement et lui livra aussi quelque chose d'assez intime. Elle était la fille d'un ministre dont le bureau avait explosé. Aujourd'hui, comme elle le disait si bien, leurs situations étaient sans doute proche. Il était le fils d'un riche homme, brillant génie tout comme lui, et il devait admettre qu'aujourd'hui, il apparaissait clairement comme un asarien de la haute société, riche et puissant qui ne pensait qu'à sa propre personne et à son entreprise. Elle avait aussi la richesse, un certain pouvoir, et elle apparaissait elle aussi dans cette haute société asarienne où le luxe et le plaisir apparaissaient comme des maîtres mots. Leurs situations étaient sans doute proche, mais pas identiques. Comme elle le disait si bien, ils devaient donner le change en espérant de pouvoir garder cette liberté d'agir. Mike était d'accord, bien que le mot liberté soit peut-être un peu utopique, mais il était vrai qu'en cet instant, ils avaient sans doute plus de liberté que les humains. C'était clair et net. La belle brune continua en déclarant que le pacificateur ne lui avait pas révélé grand chose, que moins elle en saurait, mieux ce serait pour les deux, et Michael fût à deux doigt de remercier le ciel pour cette déclaration. Aaron n'avait nullement mis en danger le groupe, c'était plus qu'une bonne chose, et c'était la grande question qui trottait dans l'esprit du PDG qui était à présent rassuré. Il avait eu raison, moins elle en saurait, moins elle serait en danger, et lui aussi par la même occasion. Mais elle était curieuse, elle voulait en savoir plus, et d'après elle, Aaron prenait toujours plus de risques. Mike ne la contredirait pas sur ce point, au vue de l'échange qu'il avait eu avec Amaria. Le PDG fut néanmoins surpris lorsqu'elle lui demanda si elle pouvait compter sur un membre du groupe. Bien sûr qu'elle le pouvait, bien que Mike allait réduire le champ des possibles considérablement pour des mesures de sécurité. Elle demanda ensuite comment contacter le groupe, ou peut-être lui-même si elle avait besoin ou si... Aaron en avait besoin. De toute évidence, bien que ce ne soit pas les affaires de Mike, une relation très profonde s'était installé entre Aaron et Jessica pour que cette dernière en vienne presque à vouloir l'aider. Mike finit par répondre après avoir terminé son verre.

- Vous pourrez compter sur quelqu'un du groupe mademoiselle Warner, soyez en assuré. Si vous deviez à avoir besoin de mon aide, ou encore celle du groupe, ou que vous ayez des informations importantes, vous appellerez à mon numéro. J'aurais besoin d'un papier.


Elle se leva et ne tarda pas à ramener un papier. Il prit un stylo qu'il avait dans sa veste, et écrivit à l'encre noir sur le papier blanc son numéro personnel. Il finit par s'assurer de n'avoir fait aucune fautes, ce serait stupide si tel était le cas, et fit glisser le papier sous les yeux de la jeune femme. Il déclara finalement:

- C'est mon numéro personnel, quoiqu'il arrive, je vous répondrez et je ferais en sorte de vous apporter toute l'aide possible si vous en avez besoin. Pour l'heure, je serais votre contact. Si les choses venaient à se compliquer dans un futur proche, ou lointain, je ferais en sorte de vous mettre en relation avec des personnes adaptés qui pourront vous répondre sans mal et qui vous apporteront autant d'aide que moi-même.

Il s'arrêta là. Elle ne pouvait rêver mieux, elle avait, sans le savoir, un contact direct avec le co-leader, c'était mieux que rien tout de même. De toute manière, si les choses devenaient trop compliqué, Michael ferait en sorte de garder un oeil sur elle, et de placer un contact sûr qui pourrait aider la jeune femme où répondre à certaines de ses questions sans mettre en danger tout le groupe. Bien sûr, le PDG s'assurerait de suivre la progression de ces contacts et du cheminement de la jeune femme. Qui sait, peut-être deviendrait-elle une pacificatrice... Peut-être. Lorsqu'elle lui demanda soudain comment il était devenu pacificateur, il fût un peu surpris de la question. La vérité, que peu de monde connaissait, même Lydia l'ignorait, c'était que Mike avait été horrifié de sa personne, il avait voulu se racheter. Mais il ne racontait pas cet histoire qu'il n'aimait pas et qui faisait remonter en lui de vieux souvenir et une bête tapis au fond de lui. Il finit par répondre:

- Comme vous, j'ai grandi dans une famille asarienne assez riche, et puissante. Mon père m'a toujours éduqué à voir les humains comme des moins que rien, des êtres inférieurs qui n'étaient bon à être que des esclaves. J'ai grandi dans ce climat de supériorité. Plus tard, j'ai vu ce dont les humains étaient capables, et ma conduite envers eux, pouvant parfois se montrer violente, a changé.
Il regarda la jeune femme droit dans les yeux. Savez-vous ce que c'est de grandir avec des idées en tête, puis, lorsque vous commettez quelque chose qui vous semble juste à vous et à la société, de voir que ce n'était pas le cas? Avez-vous déjà ressenti ce sentiment d'humiliation qui vous pousse à croire que toute votre foutue vie on vous a menti? Il s'arrêta et finit par reprendre, plus calme. Peu importe ce que j'ai fait, mon comportement envers les humains à changer quand j'ai vu qu'il n'était pas différent de nous. J'ai voulu me racheter mademoiselle Warner. J'ai voulu faire quelque chose de... De bien. C'est pour ça que je suis rentré chez les pacificateurs... Je voulais me racheter, et aider ces hommes aussi capable que nous, tout simplement désavantagé par rapport à nous mais qui sont, tout comme nous, des êtres vivants dotés d'intelligence et d'émotions.

Il s'arrêta là. Pas sûr que le discours plaise aux dirigeants d'Asaria, mais au moins avait-il eu le mérite de dire la vérité, sans toutefois rentrer dans les détails. Il finit par la regarder et déclara:

- Le rachat de mes fautes, la culpabilité, appelez ça comme vous voulez, c'est ce qui m'a poussé à ouvrer chez les pacificateurs. Vous avez d'autres questions?


Demanda-t-il en levant un sourcil. Elle était curieuse, la soirée avançait, et s'ils avaient déjà bien parler, elle avait peut-être d'autres questions. Si elle en avait d'autres, il y répondrait, ou tenterait d'y répondre. Elle était curieuse, avait un esprit ouvert, c'était pour Mike un plaisir de lui expliquer tout ce dont il lui parlait, de l'éclairer un peu en espérant ne pas commettre de faux pas.
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: Deux est alliance... (Jessica Warner)   Mar 16 Fév - 19:11

Puisque nous étions à l’abri dans mon bureau pour discuter, il était grand temps d’abaisser nos masques. Mon interlocuteur avait besoin d’informations concernant l’identité du Pacificateur que je connaissais et qui me liait maintenant à eux. C’était une manière de s’assurer que je ne mentais pas et c’était tout à fait normal qu’il soit aussi méthodique. Je m’expliquai sans réticence à cet échange pour bien lui montrer ma sincérité. Le PDG de la KA Corp. m’écouta méticuleusement. Ce dont j’avais le plus besoin, c’était de savoir si je pouvais compter sur un membre du groupe si un jour j’avais besoin d’eux … Si un jour Aaron avait besoin de leur aide et de leur présence. Il me répondit sans détour qu’il serait présent s’il y avait un problème et nota sur une feuille son numéro de téléphone personnel qu’il me tendit. Je pris le temps de mémoriser les numéros avant de plier soigneusement le papier que je glissai dans mon corsage, comme pouvait le faire une femme sexy et glamour.

- Je comprends parfaitement Monsieur Hawkins. Je vous remercie pour votre confiance. Votre numéro de téléphone est en sécurité …

Un sourire mutin se dessina alors sur mes lèvres. Le papier était effectivement bien au chaud entre mes seins. L’image était assez amusante malgré le sérieux de la conversation. Une discussion qui avait pris un ton plus grave quand j’avais osé demander comment il en était venu à rejoindre les Pacificateurs. D’après ce que je savais de cet homme, qui se tenait près de moi, d’après les médias et les divers articles qu’on pouvait lire dans la presse, Michael Hawkins était l’héritier d’une famille puissante et extrêmement riche. Je n’avais jamais posé la question à Aaron, comment cette passion, ce combat étaient nés dans ses veines, et quel avait été l’élément déclencheur à tout cela ? Un jeune scientifique qui avait possédé l’avenir entre ses mains et qui avait, un jour décidé de suivre une voie autre que celle qu’on attendait peut-être de lui. C’était certainement la même chose qui avait dû se passer pour Monsieur Hawkins. Mais ma louve grogna et c’était bien la première fois qu’elle émettait un gémissement de la sorte en présence de l’Asarien. Je ne comprenais pas toujours sa façon de se comporter en moi et c’est en observant la mâchoire serrée du PDG et la froideur qui voilà ses yeux que je compris que je venais d’éveiller des fantômes de son passé. J’aurai voulu m’excuser, mais il commença à me parler de nouveau et je n’avais pas la force de l’interrompre aussi brutalement.

Son histoire défila dans mon bureau, succincte certes, mais il me donnait assez d’informations pour que je puisse comprendre ce qu’il avait vécu dans les grandes lignes. En cet instant précis, le visage de Caleb m’apparut quand il parla d’humains à réduire sous notre coupe. J’avais été ainsi quelques années plus tôt. Je ne me souciai guère des humains. Ils étaient simplement là pour me servir … et puis j’ai changé en achetant sur le marché aux esclaves cet humain qui ne payait pas de mine. Il était doté d’un caractère buté et déterminé et nos affrontements étaient explosifs à chaque fois. Je n’ai jamais su comment Caleb avait deviné sous l’arrogance de mon masque, la véritable nature de l’Asarienne que j’étais … C’est grâce à lui que je suis devenue celle qui se trouve maintenant avoir un lien avec des Pacificateurs …  La voix de l’Asarien me permit de me raccrocher à l’instant présent et à canaliser mon attention sur lui quand il me posa ses questions.

- Je connais ce sentiment Monsieur Hawkins. J’étais comme vous il y a encore deux ans. C’est un humain qui m’a ouvert les yeux et j’ai commencé à changer. Non … en fait, je pense qu’il savait que mon comportement était dû à mon éducation et que je me comportais comme on voulait que je sois. La digne fille d’un Ancien.  J’ai commencé à ouvrir les yeux et cela n’a pas été facile. Je suis très … revêche quand je mis mets et je ne pouvais admettre au début que ma vie n’était qu’un mensonge, qu’il y avait une autre voie ailleurs et meilleure.

Je le laissai reprendre ses précisions sur son passé. Il ne cessait de répéter que c’était le rachat de ses fautes qui l’avaient poussé à rejoindre le groupe. Même s’il n’insistait pas sur les détails, je devinais la noirceur de ce que cet Asarien avait pu vivre et faire subir aux plus faibles. Mais je n’étais pas là pour juger quelqu’un qui m’avait ressemblé à un moment donné de ma vie.

- Cet humain a été mon dernier esclave. Il était sauvage et indomptable. Il errait entre les larmes et le sourire, entre l’enfer et le paradis. Il avait un mal être qui brulait son âme. Pourtant, il m’a rendue meilleure. Lui, ses flammes le consumaient de trop pour le faire avancer. Il avait parfois l’envie d’une vie meilleure, mais il se résignait rapidement quand il posait un regard sur la société et la nature de nos peuples qui nous séparait tant. Je voulais le protéger, peut-être me racheter aussi de toutes ces horreurs que j’ai commises par le passé. Mais la fureur était bien trop puissante. J’ai fait en sorte de lui laisser sa liberté. Il n’était plus esclave, il était devenu employé au Diamond comme serveur. Je n’ai pas pu l’empêcher de retrouver les siens, surtout sa sœur. Il a été tué par des Miliciens …

Je me levai enfin du divan et je reposai doucement le verre que je tenais encore entre mes doigts.

- Monsieur Hawkins, je ne compte pas vous jugez, il serait fort impoli de ma part de la faire. J’ai peut-être besoin, au fond de moi, de rendre hommage à la mémoire de Caleb. Il m’a libéré de l’emprise de mon éducation et de ma nature asarienne. Aaron a vu en moi, la première fois que nous nous sommes rencontrés, une femme blessée et différente. Nous nous sommes apprivoisés lentement, douloureusement aussi. Nos sentiments étaient déjà forts et immuables bien avant qu’on s’en aperçoive.  Je vous remercie pour toutes vos paroles.

Je lui offris ma main en guise d’alliance et d’amis.  Si je pouvais compter sur lui, il pourrait dorénavant en faire autant avec moi.


[HRP : Merci pour ce beau RP Mike.  Ceci sera ma dernière réponse. Tu peux ajouter la tienne si tu veux pour conclure. On se retrouvera bientôt Wink ]




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Deux est alliance... (Jessica Warner)

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