(Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)

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Jessica Warner
Asarienne, 2e Génération
MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Sam 13 Fév - 17:46






Le baiser … Mon baiser, je ne l’avais pas voulu amoureux, je ne l’étais pas de Gabriel Laymann. C’était une marque d’affection poussée, un geste tendre, mais qui n’avait aucune ambiguïté pour moi. C’était un bel homme et je n’aurai pas hésité un instant à l’inviter entre mes cuisses si les conjonctures étaient différentes. J’étais éperdument amoureuse d’un Loup que je commençais à deviner comme un dominant, un Alpha derrière le regard parfois enfantin et délicat de son avatar humain. J’avais beaucoup lu durant ces derniers jours. J’avais entassé et récupéré tout ce que je pouvais trouver et glaner sur les Loups et leurs meutes parce que cela me donnait l’impression d’être près d’Aaron, de l’atteindre, de le toucher par le cœur, de garder ce lien unique entre nous. J’avais appris beaucoup de choses qui venaient se superposer et compléter tout ce qu’il m’avait raconté durant notre escapade en forêt.  Aaron n’était pas un soumis. Il me l’avait démontré l’après-midi avant notre balade dans mon appartement. Il avait muselé ses forces et ses instincts de mâle dominant pour devenir un solitaire au fil des années. Les récits que j’avais explorés, contaient qu’un Loup dominant devenait le maître de sa meute dès lors qu’il trouvait une compagne. Et j’étais cette louve. A force de compulser les vieux livres que j’avais trouvés à la grande bibliothèque et tous les sites sur le net, j’en étais arrivée à la déduction que je n’étais pas une louve dominante ni une louve soumise. Je n’aimais pas la violence ni les ordres et je ne courbais pas l’échine facilement. Que pouvais-je bien être ? Une vieille légende avait pris le dessus de mes réflexions et elle m’avait éclairée sur une voie. Il existait qu’un cas particulier dans une meute. Un loup ou une louve totalement à part, qui ne se pliait à aucun ordre et que la puissance de l’Alpha ne pouvait contraindre. Ce loup apaisait les esprits, tous les mâles en puissance autour de lui. Il offrait la paix de l’âme et du cœur, la quiétude aussi bien parmi les siens que chez les autres créatures, humaines ou pas. On appelait cela, un Oméga. J’en étais peut-être une … Je ne supportais pas la violence ni physique ni verbale et je protégeais ceux que j’aimais ou que j’estimais. Je ressentais cette sérénité dans mon salon et mon invité, bien qu’extrêmement épuisé par tout ce qu’il avait dû déployer comme pouvoir, était détendu. Il n’avait plus rien de la star qui avait franchi les portes du Diamond, quelques heures plus tôt.

Ce baiser était porteur d’espoir et de tendresse. Je savais feindre. Je savais séduire et ensorceler, mais pas manipuler les gens, pas quand des émotions pures étaient en jeu. Ma main caressa sa joue au moment où je me reculais de lui, à l’instant où je murmurais mes mots contre ses lèvres. Sa réponse fut immédiate et je lui souris en retour.  Son mal était si profond, il y avait tant de ramifications qui prenaient naissance en son cœur que Gabriel Laymann était un mystère et qu’il ne donnait pas facilement accès à l’homme qu’il était.  Son pouvoir était puissant et il en perdait le contrôle. Cela l’affaiblissait et le consumait. Et au bout de ce chemin laborieux, il y avait sa mort. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, peut-être était-ce ma louve qui s’attristait devant l’histoire de celui que j’avais embrassé. Elle ne s’était pas offusquée de mon comportement. Elle aurait pu voir là une trahison à son Loup, mais elle me connaissait pour savoir que ce n’était pas le cas et comme moi, elle s’attachait à cet Asarien. Il était si fataliste alors que moi j’étais devenue une nature plus optimiste. Il y avait cette douleur, cette envie de finir dans ses mots qui me touchèrent. Et si c’était là mon devoir de Louve, ma vocation d’Oméga : protéger et sécuriser ceux qui me sont chers ou qui le sont devenus ?

Tout au long de ses explications, j’avais gardé le silence de nouveau pour éviter de l’interrompre dans le fil de ses pensées.  Mon mur, face à nous, s’anima sous les pouvoirs de Gabriel. J’assistai à une scène horrible et je compris instinctivement que c’était Lui … plus jeune. Je portai ma main à ma bouche devant le hoquet de tristesse qui tentait de me submerger. On lui avait tiré dessus, on avait fait croire à sa mort et un homme l’avait sauvé pour lui permettre de renaître. Ma louve poussait des gémissements plaintifs que j’étais seule à entendre et elle se liait un peu plus à Gabriel. D’autres images apparurent et ce fut la course majestueuse d’un cerf qui concentra mon intérêt. Mes iris noisette laissèrent la place, à celles plus ambrées de ma louve qui observait elle aussi, tapi en moi. Je hochai la tête en réponse à sa question et je me laissai transporter par le décor presque réel qui se jouait devant moi. Ces belles images avaient une morale qui rejoignait ce qu’il était, un résumé de sa vie, un écho à son passé. Je clignai des yeux et je suivis son mouvement quand il se leva du divan pour aller se poster devant la baie vitrée. Je fis de même et j’allai le rejoindre dans une démarche légère et féline lorsqu’il aborda le sujet d’Aaron. Je baissai les yeux sur la moquette tandis que Gabriel me parlait du sacrifice de l’homme que j’aimais, qu’il avait une cause et un but à suivre et que rien ne pourrait l’en détourner. Je serrai mes poings et ma louve grogna parce qu’elle aussi ne pouvait pas admettre de l’avoir perdu. L’histoire qu’il me décrivait prenait racine dans l’ancêtre même d’Aaron. Je ne connaissais pas ses origines et je ne comprenais pas pourquoi il faisait un tel lien avec ceux de la fondation d’Asaria. Pourtant, je percevais une vérité qui se tenait au bout de mes doigts. Et quelque chose commença à se former dans mon esprit … Je relevai la tête et je détaillai l’homme qui me renseignait et qui essayait de m’aider. Mais avant de prendre la parole, j’allais le laisser poursuivre.

Il dessina une arabesque sur la vitre de la baie grâce à la buée de la chaleur que nous formions. De petits éclats dorés se posèrent sur mon bras alors qu’elle prenait vie et s’envola. C’était un lien qui nous unissait sans savoir véritablement pourquoi il m’avait marqué. Un symbole celui du Phoenix. Encore une fois, je l’écoutais me dire qu’Aaron pouvait être sauvé parce qu’il était entouré des siens et qu’il était aimé. Et là aussi, ce sentiment étrange que j’avais commencé à développer et à déduire s’animait de plus en plus en moi. Ma louve me murmurait des grognements d’approbation parce que j’étais sur la bonne voie … Je pris la main qu’il me présentait et je le rejoignis, plongeant mes prunelles dans les siennes. Ce n’était plus tellement les miennes, mais celle de la Louve qui décryptait l’homme qui se tenait face à nous. Son dernier aveu nous heurta toutes les deux et je serrai un peu plus sa main …

- Je suis restée silencieuse, acceptez mes excuses, mais je ne désirai pas vous interrompre. Vous lui ressemblez tellement que cela en est troublant. Ce même éclat doré dans vos cheveux, cette même force qui vous pousse tous les deux à vous dépasser, à vous sacrifier. Aaron ne me l’a jamais dit ouvertement, mais j’ai compris très vite dès notre rencontre qu’il s’était fait à l’idée de vivre seul, sans jamais personne à aimer ou se faire aimer. Il adore ses parents et ils lui rendent à merveille, mais je vous parle de l’amour d’une compagne. Il se pensait Loup solitaire. Il ne l’est pas et il a encore beaucoup de mal à l’admettre … Je ne connais pas ses origines et quoi qu’elles puissent révéler, je serai à ses côtés.

Ma main de libre s’élança doucement vers le visage de mon interlocuteur et j’affleurai du bout de mes doigts sa joue. Je venais à peine de remarquer une tâche, une cicatrice sur sa joue qui n’était pas là auparavant … ou alors l’avait-il trop bien dissimulée à mes yeux durant tout ce temps.

- Vous êtes un Pacificateur comme lui. Vous protégez une même Cause, chacun à votre façon. Vous êtes bien plus qu’un homme de l’ombre. Vous êtes probablement le fondateur de ce groupe ou quelque chose qui s’y rapporte. Le sacrifice d’une vie pour toute une nation parce qu’il pense que c’est le mieux qu’il a offrir ? Il ne sait pas à quel point s’il est un Loup Alpha, je suis son Oméga et je ne suis pas en mesure de le laisser dans cette cellule simplement pour qu’il mette à profit son sens du devoir.

Je m’approchai de Gabriel et ma joue caressa la sienne. Ma main qui tenait la sienne se posa sur son bras puis sur sa hanche.

- Comme lui, vous avez peur d’être aimé et vous pensez qu’il est bien mieux de ne pas vous attacher à des personnes. Aaron se voulait seul et intrépide, il a croisé ma route et il sait au plus profond de lui que je ne laisserais pas. Je ne connais pas les ordres et je ne les subis pas. C’est le tempérament de ma louve. Vous n’êtes pas seul … et même si vous vous entêtez à le croire, je ne fléchis pas si facilement.

Je me déplaçai pour croiser son regard indéchiffrable. Mon souffle chaud frôla ses lèvres sensuelles.

- Vous vous dites que ce qui se passe entre-nous est entaché de ce contrat tacite : vous m’aidez à sauver Aaron et vous m’utilisez comme bon vous semble … Je ne suis pas aussi aimable, ni tendre avec mes associés quand il s’agit d’affaires importantes.  Ma louve vous apprécie et ce n’est ni de la compassion, ni de la pitié. Nos chemins se seraient certainement mêlés à un moment donné ou à un autre. Vous êtes devenu fataliste, une manière sans doute de vous murer de tous sentiments. Je peux vous dire que vous êtes aimé. Il existe tant de façon d’aimer une personne. Je ne suis pas amoureuse de vous, mais vous comptez pour moi.

Ma main remonta sur son ventre nu, chatouilla sa peau chaude pour se poser sur son cœur marqué d’une cicatrice également.

- Écoutez comme il bat. Il ne se meurt pas, il vit et survit. Vos pouvoirs sont puissants et ils vous ravagent et ils vous freinent. Un homme qui a la marque du Phoenix quelque part en lui ne peut disparaitre. L’Évolution est en vous et elle peut être maitrisée, mais tant que vous ne voudrez pas de l’aide et de l’amour des autres, vous érigerez votre propre tombe. Ce n’est  pas contre vos dons que vous vous battez, c’est contre votre cœur. Vous vous êtes rendu à la plus aberrante conclusion que vous ne comptiez pour personne … Je vous en apporte le contraire.

Je lui donnai un autre baiser, mais plus léger, plus délicat que le premier. Mon tatouage étincela encore bien plus à ce nouveau contact, comme si quelque chose venait de fusionner entre nous deux, une sincérité qui ne pouvait être rompue.

- Le Maître des forêts a disparu il y a des siècles parce qu’il était seul et qu’il n’a reçu aucune aide pour évoluer dans son environnement. Il était chassé et il a préféré se sacrifier. Le Maître des Illusions a été éliminé, mais il s’est relevé avec la présence de quelqu’un.  Aujourd’hui, il  n’est plus seul et on trouvera comment adapter son évolution au monde qui vient.

Je lui souris et dans le creux de ma paume se forma, grâce à ma pyrokinésie, un oiseau de feu magnifique et puissant.

- Je connais les Pacificateurs. Je sais comment les joindre. Ils m’aideront si je leur demande. Je ne suis pas affiliée directement à ce groupe. Je suis une Louve qui doit retrouver et sauver son Alpha. C’est la nature d’Aaron. Une nature qu’il a cachée derrière la timidité du scientifique, une nature qu’il a endiguée pour des raisons que lui seul sait. Je le sauverai et je ne vous laisserai pas dans les méandres de vos ténèbres. Vous avez le feu sacré du Phoenix. Il ne tient qu’à vous de le réveiller … Vous avez mon appui, ma sincérité, ma reconnaissance et plus encore mon amitié …Notre lien est immuable … Ma louve saura si vous êtes en danger par cette marque que je possède désormais.

Le contact de nos deux corps avait bien trop duré et je fis quelques pas en arrière pour le laisser souffler et réfléchir à tout ce que je venais de lui dire. L’émotion grondait autour de nous, palpable et impressionnante. Je devais, malgré le sérieux de la réalité, apporter une touche d’humour, comme il aurait pu le faire, à sa manière.

- A moins que vous ayez de quoi transformer le plaisir en fluide puissant et indestructible pour le lancer sur nos ennemis. Je pourrai alors vous céder un ou deux orgasmes, si cela peut aider … Ce n’est bien évidemment qu’une simple hypothèse …

Je me détournais de lui non sans lui lancer un clin d’œil mutin et je revins près de la table basse où je servis son verre de la vodka et le mien de vin.

- Un autre verre ? Ou bien hésitez- vous à perdre la tête en ma compagnie ? Parlez-moi un peu plus de l’ancêtre d’Aaron, qui est-il ? S’il est lié à la fondation d’Asaria, serait-il  … le Prophète ?

Il n’avait pas bougé près de la baie vitrée et je lui offris le verre sans attendre sa réponse au sujet de l’alcool qui le rendait vulnérable.




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Gabriel Laymann
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MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Jeu 18 Fév - 17:31



Je me tenais presque nu devant cette femme qui était la tentation incarnée, et je me sentais envahi par un tourbillon d'émotions qui n'avaient rien de charnel. J'étais sur le seuil. Le premier pas vers l'aveu. Le premier partage. Devais-je lui dire ce que je portais en moi et ce qui était derrière l'homme déjà complexe qu'elle peinait à cerner ? Ce qu'elle vivait elle-même avec cet homme pouvait-il avoir ouvert suffisamment son esprit pour qu'elle accepte de m'écouter sans se détourner sous l'effet de la peur ou rire et me traiter de pauvre fou ? Chaque homme porte ses secrets, mais certains sont voués à en accumuler plus que d'autres, non par choix mais parce qu'ils perçoivent ce que d'autres ne verront jamais et ne pourront accepter. Ces "témoins" sont alors contraints de taire et de garder pour eux ce qu'ils voient, chaque jour de leurs yeux, ce qu'ils vivent, à côté des êtres inconscients de ce qui se joue, parmi les autres, qui n'ayant pas accès à ces connaissances, trouvent le comportement de ces êtres très étrange.

Le lien qu'elle entretenait avec Williams pouvait l'aider à comprendre ce que je vivais, ou peut-être la rendre plus indulgente à mon égard. Je l'espérais, je me surprenais à le souhaiter au plus profond de mon âme, car contre toute attente, alors que je venais pour apporter mon aide, j'en recevais à mon tour. Je n'étais pas habitué, j'avais oublié, depuis Jeko. Je l'avais laissé parler et s'approcher de moi, si près que je pouvais sentir la chaleur de son corps. Ses doigts avaient effleuré ma cicatrice, mon visage qui apparaissait à présent sans artifice. J'avais frémis, dans une douloureuse réminiscence de la blessure. Puis ses gestes s'étaient faits plus intimes encore, elle avait posé sa main sur ma hanche, l'avait promenée sur mon ventre, tout en frôlant mes lèvres des siennes. Son regard ambré s'était rivé au mien et j'avais baissé les yeux, comme un enfant pris en faute. Le trouble que je ressentais n'avait rien de trivial ou de sexuel. Mais pourtant une attirance se tissait entre elle et moi. Lorsque sa main remonta sur mon torse et se posa sur mon cœur, je ressentis une véritable douleur, comme un déchirement, un éveil. Un autre baiser, que je n'espérais pas, caressa mes lèvres et je souris, comprenant ce qui était en train d'opérer.

Dans sa paume, je vis naître le symbole de mon ancien combat, le symbole que j'incarnais désormais. Puis elle s'éloigna, sans doute bouleversée par ce qui était à l’œuvre entre nous et sur un plan plus général, même si elle n'en comprenait pas encore la signification profonde. Son déplacement vers la table du salon, sa parenthèse suggestive et fort tentante, m'accordèrent un répit et me tirèrent un sourire qui s'estompa trop vite. Je me tenais dos à la baie, face à elle. La lumière tamisée ne lui permettait pas de distinguer mon visage dans la pénombre, et si elle pouvait voir les flammes qui dansaient dans mon regard, elle ignorait les larmes qui sillonnaient à présent mes joues. Lorsque ma voix s'éleva, elle la surprit sans doute par le timbre grave et différent. La lumière vacilla et s'éteignit totalement tandis que je parlais.

- N'ayez pas peur Jessica ... Tout va bien ... Pour votre frère et la Cité. Il n'y a eu aucune coupure de courant... La vie continue  en Asaria ... Vos yeux vont s'habituer et vous allez voir dans l'obscurité, même totale. Posez votre verre et revenez vers moi, lentement ... Prenez ma main ... Je dois savoir ... Si vous êtes prête à entendre les dernières réponses à vos questions... C'est la seule façon ..

Je me tournai alors vers la baie. Tout était plongé dans l'obscurité dehors... Mais nos yeux pouvaient distinguer le vide au dessus de nos têtes, l'absence du Dôme... Il avait disparu. L'extérieur n'était qu'encre insondable.

- Vous êtes dans une des fenêtres que j'ai franchis d'innombrables fois lors de mes déplacements. Une dimension entre ce qui est et ce qui sera. Voyez, dehors, rien n'existe, tout est à écrire ... à construire ... Jessica, voulez-vous voir  ? Avez -vous le courage de voir ...  ce qu'il adviendra si je ne fais rien ... Si Aaron n'avait pas essayé de faire quelque chose ? Aurez-vous la force d'affronter l'Enfer que je traverse chaque fois que j'arpente l'espace ... J'avais le don de désintégration moléculaire, mais cela a muté en ce que les physiciens que j'ai consulté appellent "Superluminal Transfer High Velocity" . Je me déplace plus vite que la lumière, ce qui perturbe ma perception temporelle et me permet de voir des choses qui n’appartiennent pas à notre dimension... Et de vous y transporter apparemment... Je n'étais pas certain que cela fonctionne mais instinctivement je savais qu'en vous marquant je vous ouvrais une porte. Le déplacement superluminique n'est normalement pas possible pour une forme de vie de notre type. Pas encore, du moins. Pas sans appareillage technologique. C'est ce qui ... me sera fatal... Jessica.

A cet instant, ce qui nous environnait changea imperceptiblement d'abord, puis à la place du néant de l'extérieur un paysage apparut à travers la baie vitrée. La carcasse déchiquetée du Dôme se dessina, éclairée par les reflets dansants des flammes. Les arcs de verres n'existaient plus et les immeubles tout autour étaient pulvérisés, se consumant en brasiers ardents, d'épaisses colonnes de fumées montaient vers le ciel qui avait la teinte rouge du sang. La terre était calcinée à perte de vue. Les ponts du métro aérien, détruits.


Ma voix se brisa:

- C'est pareil en dehors du périmètre des Dômes... Jusqu'à l'océan...

Je contemplais ce spectacle de désolation que j'avais vu tant de fois. Les larmes ruisselaient sur mon visage. La colère montait en moi, malgré le nombre de fois incalculable où j'avais subi cette vision. L'arabesque s'illumina sur le bras de Jessica. La mienne se révéla lentement au regard. Plus grande, plus brûlante que jamais, elle s'étalait sur mes épaules.

- Voilà pourquoi nous devons nous battre Aaron et moi ... Mais lui survivra ... Je ferai tout pour qu'il s'en sorte... Vous avez raison, nous nous ressemblons sur certains points. Mais son idéalisme est moins entamé que le mien... Et nous ne portons pas le même héritage. Même si la révélation du sien peut aussi le faire sombrer dans la folie. Jessica, ne l'abandonnez pas , quand il apprendra ... Ne le laissez pas devenir ce que je suis devenu... Un être dévoré par la soif de vengeance. Ne le laissez pas sombrer... Il a de la chance de vous avoir trouvée ... Ne vous perdez pas l'un, l'autre ...
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Sam 20 Fév - 17:10





En me détournant de lui et en laissant Gabriel près de la baie vitrée, j’avais mis fin à ce lien particulier que j’avais ressenti dès que j’avais effleuré sa peau … dès que j’avais posé ma main sur son cœur. Je ne saurais dire ce qui s’était réellement passé à ce moment précis. Une sensation à la fois bouleversante et profonde que je devais analyser et tenter de comprendre pourquoi à ce contact, mon tatouage sur le bras s’était illuminé et pourquoi  je percevais autre chose de plus authentique. Tout ceci me troublait. Ce n’était pas une sensation de peur ou de crainte qui envahissait chaque pore de ma peau. C’était un je ne sais quoi de plus chaleureux et de plus émouvant. Pour éviter de nous plonger tous les deux dans un silence lourd et pesant, j’avais lancé une petite touche d’humour sur l’idée de transformer les orgasmes en onde de choc pour annihiler nos ennemis.

Je resservis nos verres et il n’y avait plus dans le salon que le bruit léger de l’alcool qui coulait lentement. Beaucoup de choses avaient été dites et certaines s’étaient faufilées entre nos échanges, perdues au milieu de toutes ces impressions et de ses explications. Je savais très bien que je n’avais pas encore le recul nécessaire pour analyser tout ce qu’il m’avait expliqué, ni sur lui, ni sur Aaron. Mes prunelles rencontrèrent le mur sur lequel il avait projeté un souvenir : sa propre mort. J’avais beau réfléchir, essayer de remonter le temps, je ne trouvais pas un évènement qui avait été relaté dans les médias au sujet d’un jeune homme tué en pleine journée.  Je secouai la tête et le visage de mon père me revint subitement. Je devais être âgée d’une vingtaine d’années. Ma mère était morte et mon père m’avait reconnue et recueillie depuis quelques années. J’étais devenue une Warner à part entière. Je me souvins de son visage froid, de ce regard vide et triste. Il n’avait pas dit un seul mot durant deux jours. Il s’était renfermé dans son bureau au Diamond et il avait interdit à quiconque de venir le voir. Je n’ai jamais su ce qui avait perturbé mon père à ce point, même Casey ne le savait pas. Etait-ce la mort de ce jeune homme ? De Gabriel ? Qui était-il véritablement ?

J’étais prête à lui tendre le verre que je lui avais servi quand la lumière clignota brièvement avant de nous plonger totalement dans le noir. Sa voix toute en émotion, grave et fort différente, me fit pivoter vers lui. Je posai nos deux verres sur la table basse et je m’approchai vers lui, comme il me l’avait demandé. Ma louve gémissait au creux de moi, une plainte presque agonisante. Par-delà l’homme qui se tenait debout devant la baie vitrée, je ne distinguais plus les lumières de la cité comme si tout s’était éteint … tout s’était dissipé. Mon cœur s’affola en écho avec le désordre qui provenait de ma louve. Je pris sa main qu’il me présentait et je sentis tout un remous d’agitation et d’angoisse me saisir le corps. Il se tourna vers le nouveau décor qui n’avait plus rien à voir avec les lumières magnifiques et les hautes tours de la cité. Un étau de frissons m’enserra fermement, incapable sur l’instant de prononcer un mot. Je découvrais une horreur apocalyptique …
Mes yeux se familiarisaient avec beaucoup de mal à cette scène monstrueuse et mon âme saignait de découvrir … l’Avenir.

Son pouvoir le rendait puissant et si fragile à la fois. Ce don qui avait muté et qui lui ôtait un fragment de sa propre vie à chaque fois qu’il l’utilisait. Je serrai un peu plus sa main dans la mienne, un geste de soutien et d’amitié. Gabriel voyait ce futur et Aaron se battait pour ne pas qu’il se transforme en une pure réalité. Le décor changea et les détails surgirent avec plus de finesse et plus d’atrocités. Mes larmes coulaient sur mes joues sans m’en rendre compte. Des spasmes agitaient perceptiblement tout mon corps devant le futur funeste. Tout n’était que flammes et destructions. Même de dôme avait été détruit … et ce paysage maudit s’étendait vers l’océan comme il me l’avouait. Les Humains et les Asariens n’existaient plus … et cette terre d’asile qui nous avait recueillis était morte elle aussi …

Je posai doucement, tremblante d’émotion, ma paume sur la vitre. Je ne savais plus où regarder tant la noirceur et les ténèbres avaient envahi Asaria. Mon tatouage scintilla et ses ailes s’étalaient sur ma peau. La même lumière étincelait sur la peau de Gabriel et je suivis alors le tracé de l’arabesque se déployer sur ses épaules nues.

- On ne peut pas laisser Asaria devenir … cet Enfer … On ne peut pas laisser Aaron ni vous, vous battre tous seuls face à nos ennemis. L’union fait la force Gabriel … J’en suis certaine. Vous avez besoin d’alliés. Je ne pourrai pas rester inactive quand je vois ce que notre futur peut devenir … Rien n’est immuable. Il suffit d’un tout petit élément, d’un grain de sable pour changer la configuration de l’avenir. Je veux croire qu’on peut faire changer le destin.

J’avais retrouvé un semblant de voix, rauque et pleine de tristesse. Je sentais toujours mes larmes glissaient sur ma peau et j’étais impuissante à freiner ce bouleversement qui s’agitait. Ma louve hurlait à la mort, un son que j’étais seule à entendre et qui résonnait à mes tempes. Gabriel continuait à m’énoncer et me convaincre pourquoi Aaron devait se battre, lui aussi, mais qu’un seul survivrait dans ce chaos … A ces derniers mots, la baie vitrée se mit à trembler comme en réponse à ce qu’il venait de me confesser. Je retirai ma main vivement devant cet effet étrange et la lumière de mon tatouage s’éleva tout doucement en un faisceau doré.  Des lettres et des mots se formèrent avec précision sur la vitre pour former une phrase sibylline :

la phrase:
 

Je cherchai le regard de Gabriel et une réponse à tout cela. L’’éclat merveilleux qui scintillait toujours devant nous me révélait que je n’étais pas la seule à avoir pleuré.

- Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Quelle Prophétie …

La phrase inscrite en lettres dorées sur la vitre tinta et fit vibrer le verre. Deux filaments en sortirent, l’un trouva le creux de mon poignet droit où un nouveau symbole se forma :

symbole de Jessica:
 

Le deuxième grava un tatouage au creux du poignet de Gabriel :

symbole de Gabriel:
 

Je lâchai la main de cet homme qui était passé en quelques heures, du statut de partenaire, d’allié, de confident et d’ami. Du bout de mes doigts j’effleurai ce dessin qui ressemblait à un chiffre et je le comparai à celui de Gabriel.

- Ce sont les chiffres 1 et 2 … La phrase !  La Prophétie des 7 … Serions-nous les deux premiers … et si c’est le cas qui sont donc les 5 autres ?

La phrase qui était inscrite s’effaça en petite poussière et une autre se forma. Quelque chose dont Gabriel n’était plus maître nous guidait sur une voie à suivre.

seconde phrase:
 

- Les Enfants … Humains et Asariens réunis. Vous en êtes un. Vous êtes le premier … C’était vous dans ce souvenir ? Celui que vous m’avez montré et qui défilait sur le mur ? Je ne me souviens de rien au niveau des médias relatant une histoire de meurtre d’un jeune homme. Mais je me souviens, par contre de mon père. James Warner état un ministre et je l’ai vu un soir revenir à la maison, la mine sombre, triste, ravagée entre la colère et la peine. Il s’est muré dans son bureau, au Diamond durant 48 heures. Il ne voulait voir ni parler à personne. Ni Casey ni moi nous n’avons jamais su ce qui s’était passé. Laymann n’est pas votre vrai nom … ? Quant à votre prénom …

Je me déplaçai dans son dos et du bout de mon index, j’épousai le tracé de son tatouage qui s’était modifié en deux magnifiques ailes.

- Gabriel… l’Ange. Comme le Phoenix, vous portez les ailes de la renaissance, la vôtre et celle de toute une civilisation.




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Gabriel Laymann
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MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Dim 21 Fév - 17:39



- Non, on ne peut pas ... Avais-je murmuré en écho aux mots de Jessica alors que sa main serrait la mienne, alors qu'elle prenait la mesure de la vision d'horreur que j'avais eu le soir où j'avais sauvé Héméra.

Ce soir-là ma destinée avait été scellée d'une autre façon encore que je n'aurais jamais pu soupçonner. L'être empli de haine et de soif de vengeance envers ceux qui avaient provoqué sa chute et sa damnation s'était ce soit-là mué en quelque chose d'autre. Quelque chose qui le dépassait et dont il ne comprenait pas encore toutes les implications. Une mutation s'était opérée dans mon esprit. Ma rage s'était décuplée quand j'avais vu ce que ma mère était capable de faire à une petite fille et puis quand, en voulant la sauver, j'avais ouvert cette faille dans le continuum espace temps et compris que ce que je voyais était l'avenir vers lequel l'aveuglement de nos dirigeants nous menait .

Je fermai les yeux et plaquai ma main sur la vitre. Instantanément le paysage nocturne d'Asaria réapparut en même temps que la lumière tamisée du salon de Jessica. J'appuyai mon front contre la baie. J'étais exténué.

- Je ne suis pas ... l'Ange que vous croyez ... Jessica ... Mon prénom est trompeur... Dans mes veines coule le sang des bourreaux, des monstres ... Ne croyez-vous pas, Jessica, que la Destinée, ou ce qui nous dépasse, puisse se tromper ? Je sais ce que vous venez de voir ... Mais ce doit être une erreur ...

J'avais assisté au même phénomène qu'elle et j'avais été le témoin ou le réceptacle de bien des manifestations inexplicables et effrayants depuis  que j'étais revenu à la vie, mais je n'arrivais pas à croire ce que les signes nous disaient ... La phrase, cette phrase ... La Prophétie  des Sept ... Je me souvenais avoir lu dans la Bibliothèque privée de Leroy de très anciens récits qui faisaient allusion à une légende...

- La Prophétie a pu faire erreur, égarée par le prénom que je porte. Cette Foi s'est éteinte de puis longtemps, elle perdure chez quelques humains qui ont besoin de s'accrocher à quelques illusions. Jessica, regardez la vie que je mène et vous verrez que c'est absolument impossible. Si j'emploie des termes comme Enfer ou damnation, c'est purement métaphorique, ce sont des mots qui sont passés dans notre langage courant. Je crois que chaque être a un destin mais certainement pas qu'il est guidé par un type là-haut assis sur un nuage. Je crois juste que je devais sauver cette gamine parce que ... c'était juste une petite fille, bon sang ! Comment aurais-je pu les laisser faire alors que je pouvais tenter quelque chose ?

Je ne comprenais rien de ce qui arrivait mais je savais que je n'avais rien d'un ange. Tout cela n'était que la manifestation de mon don ou de mes dons qui ne cessaient de muter. J'avais moi-même inconsciemment dû provoquer toutes ces manifestations bizarres comme ce qui marquait mon dos mais faisait plus que l'orner. Ça faisait un mal de chien et ça ne s'était jamais manifesté aussi douloureusement depuis le marquage.

- Ces ailes sont apparues le soir où ... j'étais au Centre de Recherches.


Je me tus, retenu par le souci que j'avais de la sécurité de Jessica. Moins elle en savait au sujet de mes projets et de mes actes passés, mieux cela était pour elle.
A cette époque j'y avais mes entrées, la plus haute accréditation, grâce à une fausse identité. Je travaillais sur l'ordinateur principal du Centre : O.C.C.R.S.E.A. C'est le plus puissant ordinateur de calcul et de compulsion de données d'Asaria. Même celui du Gouvernement et celui des Systèmes de Défense ne lui arrive pas à la cheville. J'avais travaillé pour ça durant plusieurs années. Et ce soir-là j'avais dû prendre une décision. Risquer de compromettre tout ce travail ou laisser une gamine se faire torturer. J'avais choisi de donner les mots de passe à ceux qui pouvaient venir l'aider. Cela avait été facile puisque j'avais copié tous les numéros appelés par Aaron de son second portable. Il n'utilisait ce portable que pour appeler les Pacificateurs. J'avais également neutralisé toutes les caméras du Centre et complètement perturbé les sas d'entrée du bâtiment en entrant et sortant à une fréquence tellement élevée qu'ils ne savaient plus où donner de la tête. Je ne pouvais pas les couper. Ils sont commandés par le Central du Ministère la Sécurité. Bien sûr j'aurais pu forcer ses pare feux, mais cela aurait pris trop de temps. Je n'avais pas prévu de le faire encore... Je ne devais pas éveiller les soupçons de Van Brënner. Comme dans l'affaire d'Aaron, j'avais dû agir à l'improviste, sans presque de préparation.

Je fronçai les sourcils et serrai le poing.

- Il faut que tout soit mieux planifié à présent. Mais cette nuit là j'ai fait avec ce que j'avais. C'est en faisant ces déplacements rapides pour créer une diversion que quelque chose s'est déchiré dans l'espace. Comme une brèche. Et j'ai vu ce que ... nous venons de voir ... là ... pour la première fois... J'ai même foulé ce ... paysage. Et quand je suis revenu à moi, il y avait un remue-ménage pas possible au Centre. Un vrai vent de panique. J'ai entendu des conversations et j'ai compris qu'ils avaient réussi à sortir la petite. En revanche je ne comprenais pas ce que je venais de vivre. Ça dépassait tout entendement. J'ai utilisé mes dernières forces pour me transporter jusqu' ma planque du moment et croyez-moi, elle n'avait rien de luxueux.


A l'époque je vivais officiellement avec Leana et Audrey mais j'avais aussi loué un appartement miteux qui me servait de cachette lorsque j'avais besoin de me faire oublier quelques temps et aussi pour cacher toute la logistique nécessaire à mes différentes identités. A l'époque, il était indispensable qu'aucun lien entre mes différentes "identités" ne soit possible. Ce n'est que lorsque le Centre avait été mis sous scellés que je n'avais pas eu le choix et que j'avais dû abandonner celle qui m'y donnait accès. Tout le personnel hautement accrédité était suspendu et interrogé. Or je ne peux pas maintenir une apparence plus de quelques heures. Si je tombais aux mains de la Milice, tôt ou tard je serais démasqué. Je pouvais me dématérialiser à loisirs, certes, mais je préférais disparaître avant de subir le désagrément de vivre un interrogatoire.

- Ce soir -là j'ai ressenti une vive douleur dans les épaules, comme si on me marquait au fer rouge. J'ai bien cru que ma dernière heure arrivait et que mon corps était en train de se désintégrer définitivement.  Puis j'ai découvert que je pouvais la transmettre ... Enfin ... C'est plus compliqué que cela ... Quand je veux protéger quelqu'un ... Le choisir ... C'est ce que j'ai fait avec vous en début de soirée... Mais pour ce qui est de cette nouvelle marque  ... Et si c'était le fruit de mutations spontanées ? J'ignore ce qui provoque ces phénomènes mais ces nombres sur nos poignets sont bien réels. Nous ne sommes pas en train de rêver ... Ou alors je devient fou... Ce qui n'est pas à exclure non plus ... Ajoutai-je en laissant fuser un petit rire qui provoqua une quinte de toux. Je me détournai et je constatai que j'avais du sang sur ma main. Encore une nuit qui aura mis mon bloodhealer à rude épreuve.

Mais ce qui était aussi mis à rude épreuve, bien que je m'en défendis devant Jessica, était mon scepticisme arrogant. A dire vrai, je ne savais plus que penser au sujet de ce qui était en train de m'arriver, de NOUS arriver. J'étais venu chercher une alliée et tenter de trouver une solution pour aider Williams, je n'excluais pas de signer un contrat pour Scarecrow, et ainsi m'assurer une autre base logistique pour faire mon tri parmi les Asariens. J'étais venu éventuellement pour m'envoyer en l'air, mais certainement pas pour ... devenir le réceptacle d'une prophétie à la noix de Katmandou de mes deux. Pourtant, oui, je devais bien admettre que la brûlure bien vivace qui me dévorait les épaules lui mettait une bonne claque dans la gueule à mon scepticisme; ça et tout le reste .

- J'ignore qui sont les autres ... Mais je suis prêt à parier qu'ils sont vu une marque apparaitre sur leur poignet, ou la verront prochainement. Il est même possible que certains aient eu cette révélation avant nous. Je crois pouvoir dire que je suis le plus grand sceptique que la Terre ait portée. Malgré toutes les illusions que je peux moi-même produire. Peut-être qu'il fallait aussi s'en montrer digne... Pour qu'elle se manifeste... Je ne sais pas ... Peut-être cette marque est-elle le pur produit de notre imagination ... Mais je ne suis pas ... je ne peux pas être un ange avec les pensées qui me traversent l'esprit en vous regardant. Et puis pensez-vous qu'un Archange porterait des chaussettes avec des kangourous ? Pourquoi pas un pantalon avec des ailes sur les cuisses pendant qu'on y est ? Plaisantai-je en essayant de masquer ma faiblesse.

Je m'appuyai contre la paroi de verre et me laissai glisser lentement sur la moquette, laissant une longue trainée de sang sur la paroi vitrée. Malgré toutes les bonnes paroles de Jessica, ma renaissance personnelle s’annonçait plutôt mal barrée. Il fallait souhaiter que celle d'Asaria prenne une autre voie que la mienne.

A genoux, je continuai à plaisanter, tout en tendant mon bras pour maintenir Jessica à distance.

- Ne vous approchez pas. Je ne suis pas certain de ce qui va se produire ... D'ici qu'un armure flamboyante ne me tombe pas sur la gueule avec une épée de trois mètres de long ... Vous voyez le genre ? ... Restez à distances, je suis un peu ... instable ... Votre idée de fluide orgasmique là, c'était sérieux ? Parce que c'est pas si bête en y réfléchissant ... Mais quand je lisais dans certains ouvrages anciens de Leroy " aimez-vous les uns les autres", je pense pas qu'ils voulaient dire "aimer" de cette façon hein ... Si c'était le cas, je serais prêt à diffuser ... la bonne parole ...

Le visage de Jessica se penchant sur moi, donc me désobéissant, la vilaine, se brouilla et je sentis que je perdais pied. Mon corps bascula lentement sur la moquette. J'avais pourtant encore tellement de choses à lui révéler ... sur Aaron ...
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Jessica Warner
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MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Lun 22 Fév - 12:54



Cette vision apocalyptique de la cité d’Asaria, de notre monde, ces deux marques à nos poignets, celle plus fantastique qui s’était déployée sur ses épaules, ces inscriptions sur la vitre …Tout cela faisait que je ne rêvais pas. J’étais bien debout devant la baie vitrée avec lui. Je ne savais pas comment mon esprit arrivait encore à emmagasiner des informations de cette importance depuis le début de la soirée. Et dire qu’au départ cela ne devait être qu’une rencontre pour signer un contrat et faire jouer son groupe Scarecrow au Diamond. Jamais je n’aurai pu imaginer que cet homme allait m’apporter son aide pour sauver Aaron et qu’il allait m’ouvrir des portes sur notre avenir et sur le combat qu’il menait … Que Nous allions mener. Mais bien plus que cela, Gabriel Laymann avait délaissé son masque de séducteur teinté d’arrogance pour se dévoiler à moi. J’avais encore du mal à composer avec toutes ces données et à les imbriquer les unes avec les autres pour me donner un canevas complet. J’étais certaine de ne pas être loin de l’œuvre finale. Il me manquait un peu de recul pour faire murir toutes mes pensées, mais le temps nous manquait quand je voyais l’avenir monstrueux vers lequel on se dirigeait.

Des phrases mystérieuses s’étaient dessinées sur la baie vitrée. Quelqu’un ou quelque chose de bien plus puissant nous guidait. Les ailes de Gabriel s’étaient illuminées davantage sur sa peau et elles prenaient des proportions plus grandes. Je m’étais déplacée derrière lui et j’avais pu voir l’effet magique ? Divin ? Se produire. Subjuguée par ce que je voyais, j’en avais presque oublié le paysage ténébreux qu’il me montrait. Il le fit disparaitre aussi vite qu’il était apparu quand sa main toucha la vitre. Je clignai des yeux plusieurs fois pour m’habituer à un autre changement et lentement les lumières de la cité retrouvèrent leur place, ainsi que les tours, les bâtiments et le dôme au-dessus de nos têtes. Gabriel refusait d’être cet Ange. Il déclinait et rejetait cette affiliation que son prénom lui donnait et que cette Puissance lui rappelait.  Je n’étais pas croyante. Depuis la pluie de feu, les religions s’étaient tues en même temps que la Terre avait été détruite. Chacun croyait en ce qu’il voulait sans jamais se permettre de prononcer quoi que ce soit.

- Gabriel … Et si ce n’était pas une question de croyance, mais d’essence ? Si la cité d’Asaria avait sa propre conscience et qu’elle nous demandait de l’aide ? L’aide de ses enfants … Elle vous a choisi, mais vous refusez de voir, vous préférez vous obstiner à  cette éventualité que votre prénom vous ouvre une voie différente du destin que vous vous étiez tracé. Cette Puissance vous a reconnu comme un messager … Vous faites partie des Enfants de la cité.  Quel que soit l’homme que vous êtes devenu, vous gardez en vous l’empreinte de la lumière qui ne vous a jamais quittée. C’est un combat qui se joue entre votre cœur et votre conscience.

Il continua sur cette histoire d’une petite fille qu’il avait sauvée, un soir au Centre de recherches. Ses informations étaient très succinctes, il ne désirait pas m’en dire plus pour me protéger, comme Aaron l’avait fait lorsqu’il m’avait confié son combat. Mais là par contre, mon esprit venait de faire des concordances et de connecter certains points avec d’autres. La première fois que Gabriel avait perdu connaissance, bien avant d’aller sur le toit du Diamond, il avait prononcé les prénoms de Leana et Audrey. Il avait là aussi rejeté en bloc mes déductions. Pourtant, je venais d’apercevoir des éclaircissements et je pouvais replacer des bribes de sa vie. Il était bien le père Audrey et le mari de Leana. Il travaillait au Centre comme Aaron, voilà comment il le connaissait. Je ne l’affronterai plus sur ce terrain, ni je lui démontrerai que j’avais compris qu’il avait une autre identité : Anders. Sa femme que j’avais pu rencontrer au glacier avec Aaron et Audrey n’avait pas mentionné le prénom e son époux. Combien de masques, de personnalités se cachaient derrière le vrai Gabriel ? Pourquoi je n’arrivais pas à me rappeler de ce sujet triste et fâcheux qui avait peiné mon père, il y a une dizaine d’années ? La fatigue me jouait des tours et c’était dommage parce que j’étais convaincue de m’approcher du vrai Gabriel. Il me manquait juste un peu de concentration pour dénouer tous ces liens et trouver la bonne trame.

- En aidant cette petite fille, vous avez peut-être sauvée l’une des Enfant d’Asaria. La cité ou cette « chose » qui vient d’écrire ces phrases, qui vient de nous marquer d’un symbole, cette « entité », appelez-là comme vous le voulez, elle vous a reconnu comme un homme capable de faire changer la Destinée, de faire basculer l’horreur et de faire éclore la Lumière. Cessez de vous battre et acceptez ce que vous fuyez depuis toutes ces années. Gabriel, vous vous pensez  un monstre, indigne d’une telle Prophétie, mais ne dit-on pas que les monstres véritables ne ressemblent pas à des monstres, qu’ils n’en portent que le nom et qu’au contraire ils se dissimulent derrière cette apparence pour éviter de se montrer aux autres, de se protéger  ? Tant que vous n’accepterez pas ces ailes, la douleur s’intensifiera. Vous vous battez contre vous-même.

Sa quinte de toux provoqua un filet de sang sur sa main et au coin de ses lèvres. Son blood healer était affaibli et il ne le soignait pas convenablement. J’aurai voulu l’aider, lui tendre de nouveau la main, qu’il s’appuie sur moi, mais il avait besoin d’un peu d ‘espace. Je passais alors mes doigts sur cette marque à mon poignet.

- Ce n’est pas le fruit de mutations spontanées ou de vos pouvoirs incontrôlables ni celui d’une folie quelconque. Il n’y a pas de réponse à cela, parce que cela nous dépasse. Parfois, il vaut mieux ne pas chercher à comprendre.

La recherche des 5 autres Enfants d’Asaria ne sera pas une histoire facile à gérer et à mener. Si des personnes ont été les témoins d’une telle manifestation, pensaient-elles aussi être devenues folles ? La première réaction quand on ne comprenait pas une étrangeté, c’était de faire tout son possible pour ne pas en parler et de la cacher aux autres.

- Nous serions deux à voir exactement la même chose ? Non, Gabriel, tout cela existe bien. Ma mère possédait un livres qui contenait de vieux textes anciens et sacrés. Je l’ai gardé avec moi. Il faut que je le retrouve, cela nous aiderait. Je ne connais pas toutes les histoires sur les Anges, mais n’oubliez pas que vous êtes un homme avant tout. Alors, vous pouvez vous laisser tenter par vos pensées. Il n’y a rien de …

Sa faiblesse vint à bout de son corps trop épuisé par ses pouvoirs qu’il n’avait cessé d’utiliser depuis le début de la soirée. J’accourus vers lui alors qu’il se laissait glisser sur la moquette, mais il stoppa mon élan en redressant sa main pour que je me tienne éloignée de lui et de l’instabilité de ses dons.

- Cessez de dire des inepties. Je vais devoir mettre une certaine limite à vos bêtises et ce soir, vous en avez trop dites. Je ne vais pas vous laisser sur ma moquette, dans votre état.  Instable ou pas, je prends le risque d’aider un ami. Venez Gabriel, j’ai une chambre d’amis. Le canapé est certes confortable, mais un bon lit c’est mieux pour vous. Vous êtes exténué.

Je passai mon bras autour de sa taille, et je soulevai son bras pour le poser sur mes épaules. Des gestes que j’avais répétés plusieurs fois cette nuit. Je forçai sur mes jambes pour nous redresser tous les deux et je vacillai avec lui en me retenant au dernier moment contre la baie vitrée. J’avais une autre option en tête : appelez mon chef de la sécurité pour m’aider à mettre au lit Gabriel, mais pour le moment, je ne voulais pas impliquer une tierce personne. Il était dans une semi-conscience et il m’entendait parce qu’il essayait de m’aider à rejoindre la chambre et à me soulager de son poids. Une fois à l’intérieur, je tirai la couette comme je le pouvais et je laissai retomber doucement son corps sur les draps. Je le recouvris et je plaçai un peu mieux les coussins sous sa nuque. L’histoire de l’eau qui le calmait et lui redonnait  des force me revint en mémoire. Je retournai dans le salon pour prendre la bassine et le gant que j’avais laissés et je revins près de lui. Je ne savais pas si cela l’aiderait de nouveau, mais je déposai un gant frais sur son front en lui murmurant une petite phrase pleine d’humour.

- Reposez-vous, je vais chercher le livre et ne réfléchissez pas trop à mon idée sur le fluide orgasmique, regardez dans quel état vous vous mettez !

J’enfilai un déshabillé noir et je nouai la ceinture à ma taille avant de rejoindre le coin bibliothèque de mon appartement.  Depuis la mort de ma mère, je n’avais jamais pu lire ce livre, cela me rappelait trop de souvenirs. Sur la pointe des pieds, je cherchais ce petit trésor sur la plus haute étagère et je le trouvai. Je retournai auprès de Gabriel. Il se reposait, mais je n’avais pas l’impression qu’il dormait. Je grimpai sur le lit et je m’installai près de lui.

-  Votre histoire de pantalon avec des ailes sur les cuisses, je suis assurée de votre sex appeal. Moi je vous verrai bien avec une redingote blanche … Hum non rouge, avec des épaulettes dorées.

J’ouvris le vieux livre. Il était toujours en très bon état et le papier avait son odeur à  Elle. Lorsque j’ouvris la première page, je reconnus l’écriture de ma mère. Elle y avait inscrit quelques mots que je récitai haute voix :

- Gabriel  était le messager de Dieu. Il était l’un des sept archanges qui sont les piliers de la création.

Je feuilletai le livre délicatement et je découvris une rose desséchée  entre deux pages. Mon index suivit les premières lignes.

- Gabriel agit et réside dans la sphère de Yesod qui est la 9ème Séphirah de l’Arbre de Vie. Yesod est situé au pied du pilier de l'équilibre et Gabriel en fait partie. Yesod est aussi la Séphirah de l'illusion et des émotions …
Vous êtes le Maitre de l’Illusion … Rien n’arrive par hasard …


Mes prunelles le considéraient avec tendresse et ma main effleure doucement sa joue. Le contact peau contre peau éveilla mon passé.

#############################Flash-Back #############################



- Je m’inquiétais pour toi, Papa. Je t’ai téléphoné plusieurs fois au Diamond, mais tu ne décrochais pas.

- Ne t’inquiète pas Jessica. J’avais besoin de me retrouver seul.

- Il s’est passé quelque chose de grave ? Je ne t’ai jamais vu aussi bouleversé.

- Un jeune homme a trouvé la mort, il y a deux jours, en pleine matinée. Mort sous les balles d’un mercenaire, peut-être. Son meurtre n’a été revendiqué par personne … Il était un peu plus âgé que toi, et cela m’a fait penser à mes deux enfants.

- Qui était-ce ?

- Gabriel Nicholson. Le fils de la Grande Conseillère.


#############################Fin du Flash-Back #############################





Mon corps sursauta quand je repris pied dans la réalité. Ma main caressait toujours sa joue et mes yeux s’ouvrirent en grand en découvrant la vérité …

- Gabriel … Gabriel Nicholson… J'ai encore tellement de choses à savoir sur Aaron ...




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Gabriel Laymann
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MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Mer 24 Fév - 3:49


Lyrics:
 


La soirée s'était étirée et dans ma demi inconscience j'entendais les bruits feutrés des derniers clients du Diamond qui partaient, discutant dans la rue ou les passages incessants des voitures qui sortaient du parking souterrain. La nuit était bien entamée tout comme ma résistance pourtant proverbiale. Le club allait fermer ses portes et l'aube ne tarderait pas à venir. Je peinais à rassembler mes esprits et une étincelle de force suffisante pour répondre encore à Jessica, à ses questionnements. Je sentais le contact d'un tissu soyeux sur ma peau. Où étais-je donc ? J'entendais sa voix qui me parvenait, j'avais senti le contact de quelque chose de frais et d'humide sur mon visage mais il aurait fallu un torrent pour apaiser la braise qui me consumait. La chaleur était si intense dans mon corps que je pouvais à peine bouger, je sentais la fièvre couver, mon cœur cogner. Toutes ses affirmations qui contredisaient les miennes tournaient dans ma tête comme de grands oiseaux noirs et je les voyais dans le ciel de ma conscience, obscurcir ma vision, brouiller ma volonté. Je résistais à ce qui était en train d'investir mon corps et mon esprit. Une aile me frôla la joue, douce et bienveillante, qui essayait de m'apaiser. Je voulais rester Gabriel Laymann, un saltimbanque dépravé qui tramait une obscure idée de vengeance et de coup d'état. Je n'étais rien d'autre et c'était déjà pas mal. C'était déjà beaucoup d'être revenu à la vie une fois. Que fallait-il encore pour qu'on me laisse faire ce que j'avais à faire et ensuite m'en aller ? Qui m'appelait ? Qui osait prononcer ce nom ? Mon nom, le nom du bâtard. Ce nom usurpé !

- L'aurore est là! Le soleil va se lever !
Je m'étais redressé comme un diable sur mon séant. Vous devez quitter la pièce Jessica, avant que l'aube vienne.

Je sentais que quelques chose n'allait pas. Peut-être n'aurais -je pas dû lui montrer ? Peut-être était-il encore trop tôt ? Pourtant j'y avais été obligé pour qu'elle comprenne que ce n'était pas un choix. Qu'Aaron Williams tout comme moi, était juste un révélateur des travers de notre temps, de la dérive de notre société. Mais lorsque j'avais usé de ce pouvoir en mutation en moi, les choses avaient pris une tournure inattendue et la situation m'avait totalement échappée... Du moins en apparence. Cette prophétie n'était pas ce que je voulais lui révéler. Je savais être d'une nature différente des asariens, anciens ou pas, des humains, je savais être une aberration. Le fruit d'une évolution trop rapide peut-être, indésirable et pourtant visionnaire, détenteur du futur qui attendait Asaria. Pour moi, les marques n'étaient que le fruit d'une mutation qui dévorait mon corps. Mais mon esprit, lui, demeurait lucide et endurait chacune des étapes de cette malédiction. Je lui disais que j'étais maudit et elle répondait c'est une prophétie. La seule récréation qu'elle daignait m'accorder était une pointe d'humour lubrique.

- Et j'ai tout entendu, vous savez ! Vous n'avez pas honte de torturer et de tenter mon âme pour ensuite lui reprocher de délirer. L'état dans lequel je suis n'est rien encore et si vous ne faites pas ce qu'il faut, vous aurez des travaux à envisager.


Je secouai la tête, en proie au plus grand trouble.

- Savez-vous que vous venez de décrire deux de mes prochaines tenues de scène pour la prochaine tournée ? Vous avez des visions du futur vous aussi ?

Je retombais sur les oreillers, les cheveux collés par la sueur.

- Le messager de Dieu ? Mais bien sûr et vous, vous êtes qui ? Jezabel ou Dalilah ? Certainement la tentation incarnée. Est ce que j'ai la tête d'un messager ? Si vous voulez me voir céder à la tentation avec vos procédés cryptiques, je crois que vous tombez mal. Comme vous le voyez, je ne suis pas au mieux de ma forme. Si nous nous envoyons en l'air vous risquez fort de ne plus redescendre ou alors sous la forme de petits atomes dispersés. Cela vous tente toujours ? Il faudrait que je remonte sur la terrasse. La-haut je ferais moins de dégâts.

Je fermai les yeux ... Aaron ... Elle voulait savoir ... Elle avait le droit. Et si cela pouvait la convaincre qu'il devait accomplir son destin.

- On nous a tous conté lorsque nous étions enfants, le grand exode, après la pluie de feu, l'arrivée des bateaux sur ce continent, le débarquement, l'installation des premiers colons. Puis on a vite glissé sur le temps où Humains et Asariens travaillaient ensemble aux fondations d'Asaria. A l'édification des Dômes. Leur vocation est de nous protéger du rayonnement solaire. C'est ce qu'on dit, et c'est pure vérité.


Je tendis ma main pour qu'elle la saisisse.


- Mais ce n'est qu'une des raisons. Les dômes sont aussi une forteresse pour nous protéger contre nos pires terreurs. Les Anciens ont vite passé sous silence la collaboration avec les Humains. Combien ont péri dans cette entreprise titanesque selon vous ? Des milliers Jessica. Mais ce n'était que des Humains après tout, et on pouvait avoir la reconnaissance courte. Ils n'avaient fait que ce pourquoi ils étaient fais en obéissant à leurs maîtres. Aucune reconnaissance n'était de mise.


Je songeai à Scarlett et la colère m'envahit, noire et rugissante des scories de l'Enfer. Des os broyés, entassés, abandonnés là où ils tombaient. Ce que j'avais vu dans le gouffre qui s'ouvrait parfois devant moi était si effroyable que je sentais encore l'odeur de cette gueule béante, la puanteur des charniers. C'est sur cela que tu as bâti ton Empire, Mère. Et je suis le fruit de tes entrailles. Amen!


- Jessica, je dois vous demander un service si je ne reviens pas, pouvez-vous vous assurer que celle qui était encore mon esclave va bien et veiller sur elle ? Elle vit dans ma suite et se nomme Scarlett Rose Clane ...


Je revins ensuite au fil de mon récit.

- Mais ce n'était pas encore assez ... Sacrifier un peuple qu'on juge inférieur, peut encore trouver une justification, amorale, dévoyée, effroyable. Mais cela ne suffisait pas à ces monstres que nous appelons fondateurs. Les Humains sont de faibles créatures. Elles meurent vite sous les coups et sous la charge de travail. Alors nos chers Anciens se tournèrent vers leurs propres rangs. Vous pensiez, Jessica, que toute mutation asarienne était un don, une chance, un privilège. Vous savez, maintenant que vous avez un nouvel ami, que ce n'est pas toujours le cas, que c'est parfois une abomination, une vie de souffrance. Pensez-vous que je sois un cas isolé ? Que je sois le premier ?


Je toussai mais le sang ne vint pas, vitrifié en moi par ce qui commençait à se matérialiser au plafond.

- Il existait une colonie asarienne dans une région nommée Caucase. Une région sauvage et montagneuse. Ils vivaient entre eux, avec leur colonie d'esclaves qu'ils traitaient plutôt mieux que la moyenne des asariens. Ils avaient tous la même particularité, Jessica ... S'il m'arrive quelque chose ... qui m'empêche de revenir ... Ce qui vous intéresse est dans le dossier Caïn sur le central d'A.U.R.I.S. Et cette clef...
Je lui montrai la clef  que je portais autour du cou. La plus grosse. Cette clef déverrouille le système et sa base de données... D'autres personnes qui me sont proches aurons les codes pour d'autres dossiers. Vous vous souviendrez... Caïn...

Je tirai sur la clef et la glissai dans sa main.

- Si je ne peux pas le faire... Alors, il devra le faire à ma place ... Lorsque la pluie de Feu s'est abattue cette colonie s'est aussi mise en mouvement pour migrer mais pour sortir de ces montagnes escarpées, elle a du emprunter une vallée qui avait subi un fort bombardement. Le niveau de radiation était si fort que les plus faibles succombèrent. Alors les chefs comprirent que sous leur forme humaine, aucun ne survivrait. Ils se transformèrent donc ... Vous devinez en quoi ... Mais les radiations eurent un effet délétère sur leur animorphisme. Ce n'était plus des loups... Mais des créatures monstrueuses. D'énormes loups atteints de gigantisme. Leur âme était la même mais ils étaient désormais prisonniers de cette forme animale pour la plupart. Ceux qui maitrisaient le mieux leur don parvenaient cependant à retrouver leur forme humaine. Et ce fut une étrange horde qui embarqua sur un cargo Indonésie pour rallier l'Antarctique. Des Humains, des asariens sous leur forme humanoïde et des loups immenses. Parmi tous ces asariens, certains étaient des Anciens, d'autres des enfants d'asariens, des seconde génération nés avant la pluie de feu. Si ces anciens pouvaient se transformer sans difficulté, pour leurs enfants, la situation était plus tragique, certains restant ces loups immenses, d'autres retrouvant partiellement forme humaine. Quand ils débarquèrent en Antarctique, les autres colonies les accueillirent avec mépris, mais certains Anciens très avisés firent remarquer qu'ils étaient forts et vigoureux. Qu'ils seraient donc très utiles pour les travaux les plus pénibles. Les Enfants des Loups devinrent des bêtes de somme.


Je m’interrompis car je sentais qu'elle souffrait. Je le sentais dans ma chair. De longs sillons de larmes ruisselaient sur ses joues. Je ne m'en étais pas rendu compte pris par le fil de ce récit qui me révoltait mais le maelstrom au dessus de ma tête s'était agrandit et assombri. Ma main serrait la sienne et la clef s'était incrustée dans ma paume. Je ne pleurais pas ... Je ne pouvais plus, à ce stade de colère. Je ne pouvais même pas la toucher, caresser sa joue tant la colère me dominait.

- Lorsque les travaux de fondation les plus pénibles furent achevés, et bien achevés On accepta que ces Anciens doté du don d'animorphisme prennent place dans la Cité comme tout un chacun. Mais il était hors de question d'envisager de laisser leur enfants monstrueux investir les rues de cette nouvelle Babylone. Parmi ces Anciens, l'un d'entre eux refusa d'abandonner ses enfants seuls dehors et les rejoignit, refusant l'abri des Dômes. Il fut suivi bientôt par l'ensemble des Anciens venus du Caucase. Plusieurs fois, la colonie des grands loups envoya des émissaires pour demander asile. Mais le grand  conseil refusa chaque fois. Ainsi après avoir pris la part la plus pénible à l'édification d'Asaria, cette communauté d'Asariens se vit rejeter simplement parce que sa mutation ne convenait pas la vision commune, parce qu'on jugeait leurs enfants monstrueux. On redoutait des "croisements" hasardeux.  Ils se révoltèrent bien entendu à force d'humiliations, mais aussi parce qu'ils devaient protéger leurs nouveaux nés. Des enfants continuaient à naître. Et cette nouvelle génération était normale, pouvait se transformer ... A cette époque les Terres Sauvages n'étaient pas aussi hospitalières. Le continent ne s'était pas encore peuplé en faune et le gibier se faisait rare. Les loups mourraient de faim et attaquaient les Humains puis les Asariens qui se risquaient hors des Dômes.


Je regardai par la fenêtre à travers les lattes des stores inclinées. L'horizon rosissait. Je fermai les yeux, sentant mes forces céder. Je devais résister sinon la colère prendrait le dessus et emporterait une partie de l'appartement...

- Le Grand Conseil vota alors secrètement une mesure. On ne pouvait plus laisser ces "asariens" mourir de faim, mais on ne pouvait pas non plus les accueillir dans la Cité. On décida de les "nourrir"... Avec de la viande empoisonnée... Lorsque les chasseurs arrivèrent dans les grottes où les loups avaient fait leurs tanières, neuf dixième de la colonie avait trépassé. Seuls les plus résistants des adultes et les nouveaux nés avaient survécu. Les premiers parce qu'ils s'étaient méfiés et n'avaient pas goûté à la viande, les seconds parce qu'ils ne mangeaient pas encore de viande. Les Loups furent abattus  sans aucune pitié. Il en resta deux qui s'étaient réfugiés, emportant un paquet, dans une caverne dont le boyau était trop étroit pour permettre le passage d'un homme. Les chasseurs murèrent donc le passage. Tout cela, je l'ai trouvé dans les archives du Ministre de la Sécurité. Il avait supervisé lui-même cette "battue". C'est ainsi qu'il nomme ... Ce génocide...

Je dus m'interrompre, lâcher sa main et saisir la bassine qu'elle avait posé sur le chevet. Je me détournai et vomis tout ce que j'avais dans les tripes.

- Je suis désolé ... Vraiment ... Je n'aurais pas du boire autant... Mentis-je.
On ne sait pas ce qui s'est passé ensuite dans cette caverne. Le récit du Milicien que j'ai lu fait des suppositions... Il s'agit d'un soldat qui a trouvé un enfant errant dans les Terres Sauvages ... environ trois ans après le massacre... L'enfant délirait de soif et ne cessait de répéter "maman est morte, papé est prisonnier". Le Milicien devait avoir plus de compassion que ses collègues, et surtout était en mal d'enfant. Celui-ci était beau, et bien formé et comme il faisait voler des cailloux, il en déduisit qu'il était asarien. Il l'adopta et le ramena sous les Dômes. L'enfant devint adulte mais manifesta rapidement un animorphisme envahissant bien que réversible. Il était hanté par ses souvenirs. Il était sauvage peu sociable ce qui générait bien des problèmes dans la vie du Milicien. Il mit notamment une fille asarienne enceinte puis disparut dans les Terres Sauvages. Le Milicien apprit que la fille était morte en couche et que l'enfant avait été mis à l'adoption mais lorsqu'il se présenta pour le recueillir, il apprit qu'un couple d'Asariens, dont l'homme travaillait dans la finance, l'avait accepté pour fils ... J'ignore pour l'instant si le Gouvernement a fait le rapprochement ... Il est probable que ces deux loups ... avaient protégé cet enfant.  La louve l'avait peut-être allaitée ... Dieu sait comment il avait réussi à sortir de la caverne, peut-être par un petit passage où seul un enfant pouvait passer ?

Je me remis à tousser et je lui fis signe de se reculer. Ce n'était plus vraiment une toux mais un râle rauque et je ne voulais pas qu'elle voie ce qui allait se passer.

- Aaron est comme son père ... Hanté par des visions que le poussent à se révolter mais à chercher aussi ... Ses origines... Vous aviez raison Jessica, nous avons cela en commun aussi. Notre vie est bâtie sur un mensonge. Mais lui il est aimé de ces braves gens ... et de vous... Il sera sauvé...N'oubliez pas Scarlett, et dites à Mara que je l'aime si vous croisez cette folle ...

Je tirai ma dernière révérence avant de prendre congé :
- Vous me devez toujours un contrat pour Scarecrow. Je souris et effleurai son menton. Savez-vous que le second Archange apporte l'aide de Dieu ... Mais je n'aurais jamais imaginé Raphaël si bandant ...

Le plafond se mouvait à présent en un entonnoir fait de magma incandescent...

- Vous pensez toujours que c'est le type sur le nuage qui m'envoie ? Imaginiez-vous un ange aussi noir et dévoré par la rage et la colère ? A bientôt ou à jamais ... Lançais-je à Jessica avant de me dématérialisé en des myriades de points lumineux et de disparaitre happé par le vortex
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Jessica Warner
Asarienne, 2e Génération
MessageSujet: Re: (Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)   Ven 22 Avr - 11:53






Je ne l’ai connu que quelques heures … et c’est comme si je l’avais côtoyé depuis longtemps. Est-ce qu’il faut croire aux vies antérieures ? À ces liens qui ne se défont jamais malgré ces mondes où nous vivons, à ces rencontres qui  n’ont pas lieu de hasard et qui sont bien écrites dans le marbre du destin ?
Je ne sais pas …

Je ne sais rien de lui sauf  ce qu’il a voulu me faire partager : un peu de son monde, de son combat, de ses passions, de son passé.

***********

Cette poussière d’étoiles qui s’élève lentement devant mes yeux va disparaitre et il ne restera plus aucune trace de lui.  Un homme qui est devenu mon allié cette nuit-là, qui est venu pour m’aider à sortir Aaron des griffes du gouvernement. Un Inconnu qui a retiré son masque pour me laisser le toucher. Un homme seul et torturé sur bien des plans. Et je ne peux rien faire. Impuissante face à sa dématérialisation. Sa main dans la mienne, je ne la sens plus. Elle était si puissante et pourtant, elle devient aussi légère qu’une plume. J’aimerai retenir mes larmes, mais je n’y arrive pas. J’aimerai être forte. J’en suis incapable. Sa désintégration ne fait qu’accroître ma tristesse et mes larmes coulent sur mes joues sans s’arrêter. Son corps s’illumine et se change en une myriade d’étoiles. Une symphonie magnifique qui tourbillonne dans un dernier chant d’espoir et d’adieu.

Et lorsque tout se termine et que je reste seule sur ce lit … je m’effondre. Mon sanglot est tel qu’il en devient intense. Pourquoi est-ce que ce monde me retire toutes les personnes que j’apprécie et que j’aime ? Pourquoi cet univers est si sombre ? J’agrippe les draps avec force et je tente d’étouffer mes cris et mes pleurs. Je n’arrive plus pour le moment à faire le tri de tout ce qu’il m’a dit sur Aaron. Mon esprit a cessé de penser et d’analyser. Il veut seulement se reposer tandis que mon corps est secoué de spasmes violents.

***********

Je ne suis pas sortie de cette chambre pendant presque quarante-huit heures, prétextant me reposer. Mon frère ne m’avait jamais vu aussi sombre et aussi triste. Il n’est pas parvenu à m’arracher un sourire et je ne désirai voir personne,  ni répondre à toutes ses questions.  J’étais comme ailleurs, déconnectée de tout. Un état d’abattement. Je refusais l’évidence. Je niais avec force toute cette situation. J’avais donné l’ordre qu’on me laisse tranquille et je l’avais répété presque martelé à mes employés du Diamond. J’avais dormi sur ce lit où il m’avait laissée seule et mes pensées trop embrumées n’avaient pas perçu tout de suite ce détail … La première nuit de sa disparition, je m’étais sentie tellement mal que je n’arrivais pas à me projeter vers cet avenir et cette prophétie. Mais la seconde nuit fut bien différente …

Assise contre la tête du lit, je me remémorai toutes les paroles de Gabriel au sujet du grand exode. Celui après la pluie de feu.  Je n’avais pas pu me concentrer la vieille sur tout cela, mais maintenant son histoire me revenait en tête. Un récit qui me faisait frissonner. Les Anciens, les fondateurs mêmes d’Asaria ne se seraient pas uniquement servis des Humains … Ils auraient manipulé les leurs … Une colonie. J’ouvris ma main et au creux de celle-ci se trouvait la clef qu’il m’avait remise. Elle déverrouillait un dossier nommé Caïn sur le central d'A.U.R.I.S. Et c’était quoi l’A.U.R.I.S , Il ne m’avait rien dit à ce sujet. Est-ce que je trouverai cela dans sa suite ? Avait-il un autre endroit à lui ? Tout musicien, chanteur, compositeur doit avoir un studio … Oui ! C’était peut-être par là que je devrai commencer ! J’entendis sa voix dans ma tête comme s’il était à côté de moi et il continua son histoire funeste sur cette colonie qui pour se protéger des retombées des radiations avaient dû se mettre en mouvement, d’une part, et aussi se transformer … sous leur forme …lupine …

Les loups … Des énormes loups qui n’avaient plus rien avoir avec la forme que je prenais quand je me transformais. Je faisais tournoyer entre mes doigts cette clef et je réfléchissais à cette colonie, a ces Asariens dont ont avaient effacé toutes traces par peur, par dégout.  On les avait utilisés parce qu’ils étaient forts et vigoureux. Ils étaient des monstres aux yeux des Leurs, des autres Anciens, mais ils avaient été asservis pour construire notre cité. Les enfants de ces Anciens ne pouvaient pas reprendre forme humaine et ils furent laissés dans les terres sauvages, hostiles au départ. Les Anciens de la colonie des grands loups refusèrent d’abandonner leurs enfants et ils partirent les rejoindre dans ces contrées vastes et inconnues. Le gouvernement entreprit un génocide, ne pouvant accepter la présence de ces bêtes dangereuses autour de la cité… sans aucun contrôle sur eux.

Aaron … avait été adopté … Il détenait l’héritage de ces Grands Loups du Caucase. Tout s’éclaircissait, au final. Son don plus développé que n’importe quel autre animorphe. Cette sensation qu’il ne trouvait que rarement sa place malgré un esprit terriblement aiguisé. Ce besoin de liberté, cette force en lui … ce côté animal qu’il m’avait dévoilé lors d’un moment intime …

Je me redressai d’un coup sec sur le lit … Il allait devenir fou entre les barreaux de cette cellule. Il allait devenir incontrôlable … Ils le pousseraient à bout. Et le gouvernement pourrait faire le lien sur son héritage … Non, non, non !! Il fallait le faire sortir de là … le ramener non pas auprès de ses parents adoptifs … mais loin d’ici … Mais seule … je n’y arriverai pas … Gabriel m’avait mis beaucoup trop d’espoir en moi … Je n’étais pas une combattante … ni un Archange …
Les pacificateurs  étaient mon unique option … Je savais comment les joindre ….

Je soupirai nerveusement et je m’allongeai complètement sur le lit, la tête calée sur l’oreiller. Je fixai ce plafond sans vraiment me rendre-compte que ma vision, améliorée encore bien plus par mon don animorphe, s’était focalisée sur un … dessin qui n’était pas là. Il n’y avait jamais eu de symbole sur ce plafond de la chambre. J’écarquillai grand les yeux pour être certaine de ne pas devenir folle et je me redressai sur le lit pour me mettre debout. Oui ! Il y avait bien quelque chose d’incrustée dans le plafond. Je descendis du lit et je courus vers le salon en récupérant un stylo et une feuille de papier. Je revins dans la chambre en redessinant avec précision ce que je voyais, mais je n’avais aucune idée de ce que cela représentait … C’était un assemblage de lignes qui représentaient une forme presque géométrique …

- Gabriel … il faut arrêter avec vos allusions et vos messages codés …

Dis-je à haute voix alors que j’étais toute seule dans cette chambre. Par où allais-je commencer pour découvrir à quoi correspondait cette forme ?

- Allez Jessica fait un effort !!

Je me souvins alors des histoires que mon père  me racontait. Des contes et des légendes de l’ancien monde ainsi que celles sur l’astronomie. Je cherchai et fouillai dans ma bibliothèque le livre adéquat et je revins m’installer sur la couette, en feuillant ce très vieux recueil qui détaillait les constellations et les légendes auxquelles certaines étaient attachées. Chaque constellation y était dessinée et je les comparai avec mon dessin. J’y ai passé ma nuit à détailler les schémas avant de tomber sur le bon … Le symbole dessinait sur mon plafond … formait la constellation du Phoenix. Je souris comme si j’avais trouvé le plus beau des cadeaux. Cette constellation avait un rapport avec Gabriel. De quelle façon et comment, je ne le savais pas encore, mais elle me donnait cette force de poursuivre. Le tatouage à mon poignet s’illumina comme s’il avait attendu tout ce temps que je reprenne confiance en moi pour scintiller à nouveau.

Demain, j’irai trouver Scarlett Rose Clane
Demain sera le commence d’une nouvelle ère …


le symbole:
 




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(Terminé) [Intrigue Deus ex Machina] In Quest for (pv Jessica Warner)

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